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jeudi 15 décembre 2016

La Gendarmerie sénégalaise dément assurer la protection d'Adama B

La Gendarmerie sénégalaise a démenti par la voix de son commandant supérieur avoir envoyé des éléments pour assurer la protection du président élu de la Gambie, Adama Barrow, soulignant que cette informant est «fallacieuse et insidieuse».
«Contrairement aux informations fallacieuses savamment et insidieusement distillées dans l’opinion et la presse nationale et internationale, aucun élément du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), en activité, n’est actuellement présent sur le territoire de la République Islamique de Gambie », indique le général de Division, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la justice militaire, Meïssa Niang, cité par le communiqué reçu jeudi à APA.
«Aucun militaire retraité du GIGN, ajoute le communiqué, n’opère actuellement sur le territoire gambien pour une quelconque mission de protection rapprochée au profit d’une autorité politique».
Une information fortement relayée par la presse soutenait qu’«une dizaine de gardes du corps sénégalais, habituellement affectés à la sécurité des hautes personnalités de la République » étaient commis à « la protection rapprochée » d’Adama Barrow, vainqueur du président sortant, Yahya Jammeh, à l’issue de la présidentielle du 1er décembre en Gambie.

mercredi 14 décembre 2016

Programme triennal d’investissements publics 2017-2019 : 772 projets et programmes d’un montant de 4685,787 milliards de F CFA

Le Président Macky Sall.
Les députés sénégalais ont voté, à l’unanimité, samedi dernier, une loi organique censée apporter “des ruptures profondes” dans la préparation, l’exécution et le contrôle du budget de l’Etat. Le texte voté modifie un autre qui datait de 2011. Il “transpose” dans le droit sénégalais une directive de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), a expliqué le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, dans un document remis à la presse.
Le projet de loi n°33/2016 portant approbation du Programme triennal d’investissements publics 2017-2019 d’un montant de 4791,787 milliards de F Cfa a été adopté samedi dernier sans débat par les députés de la 12e législature. A l’instar de deux des trois (3) (Ptip) précédents (2016-2018 ; 2015-2017; 2014-2016), il matérialise «l’ambition d’un Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire dans un Etat de droit», peut-on lire dans un document transmis à la presse.
Dans ledit document, il est fait mention que «le Ptip 2017-2019 est totalement aligné au nouvel agenda mondial pour le développement durable décliné en dix-sept (17) Objectifs de développement durable (Odd) dont la finalité est de mettre fin à toutes les formes de pauvreté, combattre les inégalités et s’attaquer aux changements climatiques. Ces Odd ont fait l’objet d’alignement sur les trois axes du Pse et regroupés en quatre (04) blocs homogènes», détaille la source.
INVESTISSEMENTS DESTINES AUX REGIONS
Le présent Ptip comporte «772 projets et programmes d’un montant, hors réserve de gestion, de 4685,787 milliards de F Cfa. De ces projets, 84 sont d’envergure nationale et interviennent dans toutes les régions pour un montant de 1880,598 milliards, soit 24% et 140 projets sont destinés aux services déconcentrés de l’administration et aux services centraux des ministères techniques pour un montant de 371,943 milliards de F Cfa…», mentionne le document transmis à la presse.
Les investissements destinés au développement des régions sont d’un montant de 2121,027 milliards de F Cfa et concernent 416 projets ainsi répartis :
Dakar 97 projets pour 634.122.200.000 F Cfa;
Thiès 21 projets pour 272.716.850.000 F Cfa;
Fatick 27 projets pour 96.313.600.000 F Cfa et
Kaolack 28 projets pour 101.022.350.000 F Cfa.
Diourbel compte 21 projets pour 85.194.000.000 F Cfa;
Kaffrine 19 projets pour 36.938.500.000 F Cfa;
Tambacounda 27 projets pour 222.071.650.000 F Cfa et
Ziguinchor 27 projets pour 90.551.910.000 F Cfa. Pour ce qui est des autres régions, Sédhiou hérite de 18 projets pour 58.331.160.000 F Cfa; Kolda 26 projets pour 65.377.410.000 F Cfa; Kédougou 18 projets pour 58.403.150.000 F Cfa; Matam 26 projets pour 107.359.150.000 F Cfa; Saint Louis 36 projets pour 188.289.100.000 F Cfa et Louga 25 projets pour 104.335.600.000 F Cfa.
FINANCES PUBLIQUES : LE SENEGAL ADOPTE UNE DISPOSITION DE L’UEMAO
Le ministre d’indiquer que «cette directive fait partie d’une série de huit devant garantir un cadre harmonisé des finances publiques au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa)». «Bien plus qu’une réforme budgétaire classique, la nouvelle loi introduit un changement de paradigme dans la gestion des finances publiques, avec des ruptures profondes dans la manière de préparer, d’exécuter et de contrôler le budget de l’Etat», a assuré Amadou Bâ. La loi votée samedi dernier par l’Assemblée nationale est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2016 au sein de l’organisation d’intégration économique et monétaire sous régionale, dont le Sénégal est l’un des

Programme triennal d’investissements publics 2017-2019 : 772 projets et programmes d’un montant de 4685,787 milliards de F CFA

Le Président Macky Sall.
Les députés sénégalais ont voté, à l’unanimité, samedi dernier, une loi organique censée apporter “des ruptures profondes” dans la préparation, l’exécution et le contrôle du budget de l’Etat. Le texte voté modifie un autre qui datait de 2011. Il “transpose” dans le droit sénégalais une directive de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), a expliqué le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, dans un document remis à la presse.
Le projet de loi n°33/2016 portant approbation du Programme triennal d’investissements publics 2017-2019 d’un montant de 4791,787 milliards de F Cfa a été adopté samedi dernier sans débat par les députés de la 12e législature. A l’instar de deux des trois (3) (Ptip) précédents (2016-2018 ; 2015-2017; 2014-2016), il matérialise «l’ambition d’un Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire dans un Etat de droit», peut-on lire dans un document transmis à la presse.
Dans ledit document, il est fait mention que «le Ptip 2017-2019 est totalement aligné au nouvel agenda mondial pour le développement durable décliné en dix-sept (17) Objectifs de développement durable (Odd) dont la finalité est de mettre fin à toutes les formes de pauvreté, combattre les inégalités et s’attaquer aux changements climatiques. Ces Odd ont fait l’objet d’alignement sur les trois axes du Pse et regroupés en quatre (04) blocs homogènes», détaille la source.
INVESTISSEMENTS DESTINES AUX REGIONS
Le présent Ptip comporte «772 projets et programmes d’un montant, hors réserve de gestion, de 4685,787 milliards de F Cfa. De ces projets, 84 sont d’envergure nationale et interviennent dans toutes les régions pour un montant de 1880,598 milliards, soit 24% et 140 projets sont destinés aux services déconcentrés de l’administration et aux services centraux des ministères techniques pour un montant de 371,943 milliards de F Cfa…», mentionne le document transmis à la presse.
Les investissements destinés au développement des régions sont d’un montant de 2121,027 milliards de F Cfa et concernent 416 projets ainsi répartis :
Dakar 97 projets pour 634.122.200.000 F Cfa;
Thiès 21 projets pour 272.716.850.000 F Cfa;
Fatick 27 projets pour 96.313.600.000 F Cfa et
Kaolack 28 projets pour 101.022.350.000 F Cfa.
Diourbel compte 21 projets pour 85.194.000.000 F Cfa;
Kaffrine 19 projets pour 36.938.500.000 F Cfa;
Tambacounda 27 projets pour 222.071.650.000 F Cfa et
Ziguinchor 27 projets pour 90.551.910.000 F Cfa. Pour ce qui est des autres régions, Sédhiou hérite de 18 projets pour 58.331.160.000 F Cfa; Kolda 26 projets pour 65.377.410.000 F Cfa; Kédougou 18 projets pour 58.403.150.000 F Cfa; Matam 26 projets pour 107.359.150.000 F Cfa; Saint Louis 36 projets pour 188.289.100.000 F Cfa et Louga 25 projets pour 104.335.600.000 F Cfa.
FINANCES PUBLIQUES : LE SENEGAL ADOPTE UNE DISPOSITION DE L’UEMAO
Le ministre d’indiquer que «cette directive fait partie d’une série de huit devant garantir un cadre harmonisé des finances publiques au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa)». «Bien plus qu’une réforme budgétaire classique, la nouvelle loi introduit un changement de paradigme dans la gestion des finances publiques, avec des ruptures profondes dans la manière de préparer, d’exécuter et de contrôler le budget de l’Etat», a assuré Amadou Bâ. La loi votée samedi dernier par l’Assemblée nationale est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2016 au sein de l’organisation d’intégration économique et monétaire sous régionale, dont le Sénégal est l’un des

mardi 13 décembre 2016

Sénégal: une rencontre entre parlementaires africains pour discuter de la CPI

Des parlementaires de 28 pays africains se sont retrouvés pendant deux jours à Dakar, au Sénégal, pour échanger sur l'importance du rôle de la Cour pénale internationale. Une rencontre d'actualité alors que quatre pays africains se sont retirés de la CPI et que les relations sont mauvaises entre l'Union africaine et la cour internationale.
Octobre 2016, le Parlement et le Sénat burundais votent pour la sortie de la Cour pénale internationale. Le même mois, l'Afrique du Sud annonce son retrait de la CPI. Quelques jours plus tard c'est au tour de la Gambie de se retirer du statut de Rome, qui fonde cette cour basée à La Haye.
Plus tard, la Namibie a menacé de quitter cet organe judiciaire. Mais pour Sébastian Kapuru, député namibien du parti au pouvoir, c'est encore loin d'être acté. « Je pense qu’il est très important qu’il existe une cour internationale et d’ailleurs, en tant que député je n’ai pas vu la demande de retrait de la CPI arrivée au Parlement. Or, pour que ce retrait soit acté, il faut qu’il soit adopté par le Parlement. »
Pour certains, le travail de lobbying en faveur de la CPI est plus compliqué. C'est le cas pour la député kényane de l'opposition Millie Odhiambo. « Ce n’est pas simple de défendre la CPI car nous, députés de l’opposition, sommes en minorité et parce que les président et vice-président kényans ont été mis en examen par la CPI. Mais on ne travaille pas ça uniquement contre eux. On le fait pour le pays et pour que la justice et la justice internationale soient meilleures. »
D'années en années, les relations se sont détériorées entre l'Union africaine, qui plaide pour un retrait des pays africains, et la cour internationale. La présidente de la cour, la juge argentine Silvia Fernández de Gurmendi, les appelle à rester. « C’est très important que les Etats ne partent pas. L’Afrique c’est en fait la région du monde qui a le plus de pays membres de la Cour pénale internationale. C’est donc une région très bien représentée à la cour. »

lundi 5 décembre 2016

Sénégal: troisième édition du Forum paix et sécurité en Afrique de Dakar

Dakar.
Il s'ouvre ce lundi dans la capitale sénégalaise. Ce forum informel sur la paix et la sécurité en Afrique se tient sous le haut patronage du président Macky Sall. Il réunira deux jours durant, experts, chercheurs, militaires, et responsables politiques ou membres de la société civile autour des thèmes de l'extrêmisme violent et de la gestion des espaces africains. Le Forum est co-financé par une vingtaine d'entreprises de défense et de sécurité françaises et européennes.
Le Forum de Dakar aura lieu cette année au centre de conférence Abdou Diouf avec la participation du centre sénégalais des Hautes études de défense et de sécurité. Il est avant tout un moment d'échange et de réflexion, il n'y aucune résolution ni déclaration politique à attendre. Le Forum n'est pas une instance de décision, comme l'est le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, rappelle-t-on avant le Forum.
D'ailleurs, le commissaire Smaïl Chergui sera là, comme à chacune des éditions. L'an dernier, le Forum s'était terminé sur un constat simple : « nos sécurités sont liées » n'avaient cessé de répéter les représentants africains et occidentaux. Quatre jours plus tard, Paris était frappée par des attentats, puis ce fut le tour de Bamako, Ouagadougou, Grand-Bassam. Sur le continent la menace jihadiste persiste en Afrique de l'Ouest, au Sahel, au Maghreb et dans la Corne.

jeudi 1 décembre 2016

Sénégal – France : tapis rouge pour Macky Sall

Le Président Macky Sall.
En visite d’État en France du 19 au 21 décembre (une première depuis Abdou Diouf, en 1992), Macky Sall aura droit à tous les honneurs.
Au menu : entretien avec François Hollande suivi d’un dîner d’État à l’Élysée le 20 décembre, déjeuner à Matignon avec Manuel Valls, le Premier ministre, le lendemain, réception avec les honneurs militaires à l’hôtel des Invalides… Macky Sall sera aussi reçu par Gérard Larcher, le président du Sénat, et Anne Hidalgo, la maire de Paris.
Outre la signature de différents accords de coopération économique, le président sénégalais visitera le musée du Quai Branly (avec lequel il signera un partenariat pour le futur Musée des civilisations noires de Dakar) et l’Académie des sciences d’outre-mer, dont il sera nommé membre associé.

mercredi 30 novembre 2016

Budget du ministère du travail, plus de 30% de hausse

Le ministre Mansour Sy.
Les députés ont adopté à l’unanimité le budget du ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions qui a connu une hausse de 33,54% en 2017.Il «s’élève à 3.008.704.240 FCFA 2017 contre 2.252.965.640 en 2016, soit une hausse de 755.738.600 en valeur absolue et 33,54 % en valeur relative», selon un document remis à la presse lors de son vote mardi à l’Assemblée nationale, en présence du ministre Mansour Sy.
Durant cette plénière plusieurs questions ont été débattues notamment la retraite minimale, la défiscalisation des pensions des retraités, le versement des cotisations sociales et travailleurs entre autres.

mardi 29 novembre 2016

Campagne pour la présidence de commission de l’UA : Mankeur Ndiaye en renfort pour Abdoulaye Bathily

Abdoulaye Bathily.
A vec ce déplacement du ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, au Mozambique et en Afrique du sud, le président Macky Sall espère jeter une pierre dans la fourmilière des pays d’Afrique australe et de l’est qui, contrairement au bloc de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO), n’ont toujours pas tranché définitivement en faveur d’un candidat. Début novembre, Simbarashe Mumbengegwi, ministre des Affaires étrangères du Zimbabwe, faisant une déclaration après la session inaugurale de la commission mixte entre le Zimbabwe et l'Afrique du Sud, avait lâché une bombe. Il avait révélé que son président Robert Mugabe et son homologue sud- africain, Jacob Zuma, allaient sou- tenir la candidate de la SADC, Pelonomi Venson-Moitoi, par ailleurs ministre des Affaires étrangères du Botswana.
Cette annonce a pris de court Amina Mohamed, la candidate du Kenya qui est l'actuelle secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères de son pays. En effet, quelques semaines plus tôt, la diplomate kényane annonçait pourtant avoir reçu le soutien de l'Afrique du Sud, du Rwanda et d'autres pays d'Afrique de l'Est. En attendant de savoir si la vérité se trouve à Harare ou à Mombassa, le flou autour des soutiens du Botswana et du Kenya est une preuve que rien n'est acquis et que tout va se jouer dans les salons présidentiels du continent jusqu'à la dernière minute.
C’est ce que semble avoir compris le Président Macky Sall en envoyant son ministre Mankeur Ndiaye battre campagne pour Abdoulaye Bathily en Afrique du Sud et au Mozambique. Le chef de l’Etat sénégalais et son équipe de diplomates n’ont raté aucune occasion, ces derniers temps, pour lancer leur opération de charme en faveur de Bathily. C’est ainsi que le sommet de la Francophonie tenu à Antananarivo, les 26 et 27 novembre, a été une autre étape dans sa campagne au poste de président de la Commission de l’Union africaine. Le Président Macky Sall a donné le ton, dès jeudi dernier. En route pour Antananarivo, il a fait une escale à l’aéroport international Maya-maya de Brazzaville où il a rencon- tré son homologue congolais Denis Sassou-N’Guesso. Les deux Chefs d’Etat ont abordé la candidature d’Abdoulaye Bathily. Qui était présent à la Cop 22, à Marrakech, mi-novembre, avant de se rendre ensuite à Addis-Abeba.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la candidature d’Abdoulaye Bathily a la cote jusqu’au Kenya, un pays qui a aussi un candidat à la tête de la commission de l’UA. Dans une tribune récemment publiée dans les grands quotidiens kényans, le professeur d'études et de sciences politiques afroaméricaines à l'Université de Syracuse à New York, Horace G. Campbell, souligne qu’Abdoulaye Bathily est le seul candidat, parmi les six en course, dont l'engagement à atteindre les objectifs du panafricanisme n'a jamais souffert d'un seul doute.
Et même s'il pense que les adversaires à la candidature de Bathily pourraient évoquer la proximité de la diplomatie sénégalaise avec certaines puissances occidentales comme la France, l'universitaire souligne qu'en tant qu'historien progressiste, Abdoulaye Bathily s'est distingué à plusieurs niveaux et à travers beaucoup d'actions comme l'une des figures clés d'une certaine génération d'intellectuels engagés pour la cause africaine.

lundi 31 octobre 2016

L’appel à la résistance de Me Wade face au régime de Macky Sall

L'ancien Président,Abdoulaye Wade.
Le fait d’être loin du pays n’empêche guère maître Abdoulaye Wade de s’imprégner dans la gestion des affaires du président Macky Sall. L‘ancien président du Sénégal estime que le régime actuel est entrain de poser des jalons d’une dictature qui excelle dans l’oppression.
Le secrétaire général national du Pds n’est pas du tout avec la façon de faire du régime de Maky Sall qui selon lui viole les lois et libertés individuelles, interdits les marches de l’opposition et de la société civile, emprisonne d’honnêtes citoyens etc. C’est à l’occasion d’une conférence de presse organisée par la fédération Pds/France que maître Wade a soutenu ces propos selon la Rfm. Une conférence animée par Mes Amadou Sall et Abdoulaye Tine, des bureaux de Dakar et de paris, et Mamadou Diop Decroix de L’Aj/Pads, et qui avait pour thème « l’état de droit et de la démocratie au Sénégal ».
Ainsi avec les propos de Me Wade, l’opposition regroupée dans le Mankoo wattu senegaal se voit plus déterminer pour faire face au président Macky Sall et son régime. Des contestations sont sans doute prévues dans les jours à venir sur l’esplanade politique sénégalaise.
En effet des leçons ont été certainement tirées du camp des camarades de Malick Gackou pour se remettre en selle, afin de contrecarrer les jets de grenades lacrymogènes qui avait dispersé dans la douleur leur marche du 14 octobre dernier.

mardi 25 octobre 2016

Sénégal : la plus grande centrale électrique solaire d’Afrique de l’Ouest entre en service

Une centrale solaire.
Samedi, la mise en service de la centrale solaire Senergy II de Bokhol (d'une capacité de 20 mégawatts), à 400 km au nord de Dakar dans la région de Saint-Louis, signe l’acte I de la politique de mix énergétique du gouvernement de Macky Sall — alors que les centrales déjà en activité fonctionnent largement au moyen d'hydrocarbures. L’infrastructure a coûté 17 milliards de F CFA (25,9 millions d'euros). Elle est, temporairement, la plus importante en Afrique de l'Ouest avant que d'autres, dont l'ouverture est prévue pour bientôt, ne la supplantent. Le Sénégal inaugure de manière concrète sa nouvelle politique de mix énergétique qui vise à introduire 20% d’énergies renouvelables dans les capacités nationales de production d’ici à 2017 — pour l’heure très tributaires des hydrocarbures.
La mise en service samedi 22 octobre dernier de la centrale solaire photovoltaïque (d’une capacité de 20 mégawatts) de Bokhol est un premier pas. Avec ses 77 000 panneaux solaires installés sur 50 hectares, elle est présentée par ses promoteurs comme étant la première du genre en activité en Afrique de l’ouest. Les travaux de construction avaient été engagées en mai. Elle doit alimenter 9 000 ménages en électricité.

lundi 24 octobre 2016

Le Sénégal inaugure la carte d'identité multifonctions valable dans la Cédéao

Dakar.
Le Sénégal sera le premier pays à débuter le processus d'obtention de la carte d'identité de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest. Un document à multiples usages : pièce d'identité nationale, carte d'électeur. Il devrait aussi permettre de circuler plus facilement dans la zone Cédéao.
Patiemment, Rougui Faye présente ses dix doigts à l'agent de la sous-préfecture de Dakar chargé de relever les empreintes. Grâce à sa première carte d'identité de la Cédéao, elle espère voyager plus facilement en Afrique de l'Ouest : « J'ai été à Lomé, j'ai été au Burkina, et je crois bien qu'avec cette carte-là, on n'aura plus ces problèmes d'identité. »
Une carte d'identité à la fois nationale et sous-régionale avec laquelle les Sénégalais pourront aussi voter. Djibi Diallo, sous-préfet de Dakar Plateau, est fier que le Sénégal soit le premier pays à la produire : « Précédemment, on avait une carte nationale d'identité et une carte d'électeur à part. Maintenant, on a une carte d'identité non seulement nationale, sous-régionale et en plus composée de la carte d'électeur. »
Les Sénégalais ont six mois pour en faire la demande gratuitement. Passé ce délai, la carte biométrique de la Cédéao leur coûtera 10 000 francs CFA. « C'est plus pratique, dit Valentine Touré. Au lieu de te promener avec deux cartes, tu as la possibilité de te promener avec une seule carte. »

mercredi 19 octobre 2016

Sénégal: fuites de gasoil après la rupture d'un pipeline à Thiaroye-sur-Mer

Le gasoil qui fuit du pipeline vient se mêler aux flaques d'eau croupies à Thiaroye-sur-Mer.Guillaume Thibault/RFI
Au Sénégal, les habitants de Thiaroye-sur-Mer, commune située dans la grande banlieue sud de Dakar, ont été réveillés dans la nuit de lundi à mardi par une forte odeur de gasoil suite à la rupture d'un pipeline qui traverse leur commune. Des habitants qui accusent la SAR, la Société africaine de raffinage et les autorités de ne pas bien gérer cette installation. Problème : ce sont souvent les populations qui sont responsables de ces fuites.
Les vapeurs d'hydrocarbures piquent les yeux, donnent mal à la tête. Les équipes de la Société africaine de raffinage (SAR) n'ont pas le choix, il faut creuser, trouver les zones ou les tuyaux ont cédé. Abdoulaye Sembène est chef du département sécurité : « C’est du gasoil actuellement. C’est pas souhaitable de respirer ces hydrocarbures. Ça c’est vrai », explique t-il à RFI.
Mohamed Niang, un habitant, arrive sur la zone, pourtant balisée et sur le papier, interdite le temps des travaux. Pour lui, la vétusté des tuyaux est en cause. « Ça m’inquiète, parce qu’il y a de la pollution, confie-t-il. Donc si les tuyaux sont vieux, on demande à l’Etat s’il peut passer son tour à la mairie pour la sécurité des populations. »
Au moment de l'installation des pipes en 1961, il était interdit de construire à moins de trois mètres des canalisations. Mais avec l'exode rural, cette norme n'a pas été respectée. Abdoulaye Sembène répond à cet habitant.
« Vous pensez qu’une ligne qui a été installée en 1961 n’a jamais été remplacée ? C’est pas possible, affirme le chef du département sécurité de la SAR. Nous sommes de tout cœur avec la population. Mais de grâce, avec une construction pareille, qui vient s’installer sur le pipeline, dites-moi comment faire pour réparer ? »

mardi 18 octobre 2016

Sénégal: publication d’un rapport sur la transparence des industries extractives

Depuis 2013, le Sénégal est candidat à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Une norme internationale qui oblige les 140 pays qui y ont adhéré à publier tous les contrats, les gains de ces activités. Pour y arriver, la règle est claire : Etat, entreprises et société civile doivent travailler ensemble. Au Sénégal, c’est dans un contexte de tensions au sein de la classe politique, de vives critiques de l’opposition dans la gestion des dossiers gaziers, de rumeurs et de fantasmes aussi que le deuxième rapport ITIE vient d’être publié.
Ce rapport couvre l’année 2014. Le Sénégal, qui a engrangé 117 milliards de francs CFA de recettes, est un pays « jeune » en matière d’industries extractives. Et pour le moment, ce n’est ni le gaz ni le pétrole, mais le secteur minier qui contribue à 90% de ces recettes, comme l’explique Ismaïla Madior Fall, président du comité national ITIE : « Le secteur minier reste encore le grand contributeur. On produit un peu de gaz, mais il n’y a pas encore de production pétrolière au Sénégal ».
En 2014, les industries extractives représentaient ainsi moins de 6% des recettes de l’Etat, 1,4% du PIB et 0,2% des emplois à l’échelle nationale. Une donne qui va sans doute évoluer avec la découverte d’immenses champs gaziers.
Seydi Gassama, d’Amnesty International, participe aux travaux sur la norme ITIE. Pour lui, cette recherche de transparence doit se jouer aussi à l’Assemblée nationale : « Le peuple sénégalais doit saisir le processus de réforme du code minier. Tous ces hommes d’affaires qui sont des spéculateurs – ce n’est pas seulement les hommes d’affaires étrangers, mais des Sénégalais – ne prennent pas des licences pour zéro franc et ensuite les revendent en bourse et encaissent des milliards sans payer des impôts à l’Etat du Sénégal. C’est ça le vrai débat aujourd’hui ».
Président du comité national ITIE, Ismaïla Madior Fall appelle les acteurs à se documenter sur les contrats notamment gaziers : « Si on veut qu’il y ait un débat sain sur les questions de pétrole et sur les questions de gaz, il faudrait qu’on fasse en sorte que les parties prenantes puissent avoir l’information. C’est pour ça que j’en appelle au renforcement des capacités ».

lundi 17 octobre 2016

Sénégal: la répression de la marche de l'opposition fait débat

Une marche de l'opposition.
Au Sénégal, premières réactions après la dispersion vendredi 14 octobre, par la police d'une marche de l'opposition. Cette manifestation de l'alliance du Front pour la défense du Sénégal visait, selon ses organisateurs, à défendre « les libertés » et à mettre sur la table la question de la gestion des ressources gazières et pétrolières. Des organisations comme Amnesty ont depuis condamné la réaction de la police. D'autres observateurs de la vie politique jugent au contraire que l'opposition aurait dû faire des concessions, notamment en acceptant de changer son itinéraire.
Vendredi, plusieurs centaines de personnes s'étaient réunies près du centre-ville de Dakar pour une marche autorisée par le préfet, mais dont l'itinéraire restait controversé. La police a finalement mis un terme au rassemblement, en faisant usage de gaz lacrymogène. Une réaction des forces de l'ordre jugée excessive par certaines organisations de défense des droits de l'homme.
« Nous n'approuvons pas la méthode qui a été utilisée, la répression, pour arrêter une liberté fondamentale. Le président est le garant du respect de la Constitution au Sénégal et la marche, comme liberté d'expression, est un droit fondamental qui a été conquis par les Sénégalais après de nombreux sacrifices. Lui-même a participé à cette lutte », rappelle Alioune Tine, directeur régional d'Amnesty international
Plusieurs personnes ont été arrêtées et blessées parmi les manifestants, selon la coalition de l'opposition et des témoins. Certaines sont toujours en détention. Samedi, les leaders de l'opposition ont exprimé leur colère par voie de communiqués et lors d'interventions dans les médias. Ils affirment qu'ils se réuniront lundi pour faire le point.

vendredi 14 octobre 2016

Administration de petro-tim senegal : Aliou Sall jette l’éponge

Aliou Sall.
‘’Après la salve d'allégations et d'accusations de collusion, Aliou Sall va-t-il quitter Petro-Tim, comme le lui demande son ami Pierre Goudiaby Atépa ? L'hypothèse n'est pas à écarter’’, écrivait EnQuête dans son édition d’hier. Votre canard n’avait pas si tort, car le frère du Président Macky Sall a démissionné de son poste d’administrateur de Pétro-Tim corporation Sénégal. Toutefois, Aliou Sall reste à Timis group où il occupe désormais le poste de Directeur marketing Afrique. En effet, la coupe semble pleine pour le maire de Guédiawaye qui en a assez de la volée de bois vert de l’opposition et d’une frange de la société civile qui l’accusent de s’être enrichi grâce au pétrole pour la simple raison qu’il est le frère du chef de l’Etat.
D’ailleurs, pour mettre un terme à ces allégations, le désormais ex-administrateur de Pétro-Tim corporation a demandé que le Sénégal soit exclu de son champ de compétence dans ses nouvelles fonctions au sein du groupe. En d’autres termes, ses activités vont se limiter aux autres pays africains. Cela calmera-t-il les ardeurs de l’opposition et de la société civile ? En tous les cas, l’édile de Guédiawaye est devenu la tête de turc de l’opposition qui l’accuse de prévarication sur fond de népotisme. Par ailleurs, en posant cet acte, Aliou Sall semble écouter les voix qui lui ont suggéré la démission. La plus audible a été celle de Pierre Goudiaby Atépa. L’architecte, cité comme témoin par Me El Hadji Diouf dans la plainte déposée pour le compte de Frank Timis, lui a clairement demandé de démissionner de Petro-Tim.
D’ailleurs, en 2014, dès les premières flammes ayant embrasé le contrat gazier et pétrolier qui lui vaut sa position privilégiée d'administrateur de Petro-Tim, Aliou Sall avait laissé entendre qu'il allait abandonner le navire en début 2015 puisque, selon lui, les investisseurs dans le secteur du pétrole n'aiment pas beaucoup le genre de critiques contre sa personne. Entre-temps, l'opposition au régime du Président Macky Sall avait trouvé plus de grain à moudre dans le combat pour la libération de Karim Wade, offrant un léger répit à Aliou Sall.
En effet, entre les premières révélations de l'ancien Président Abdoulaye Wade sur les connexions d'Aliou Sall dans Petro-Tim et le pic des attaques virulentes contre le frère du Président Macky Sall, le monde a appris que la compagnie de Frank Timis et ses associés ont découvert du gaz au large des côtes sénégalaises. De là à accuser Aliou Sall du délit d'initié, les opposants au régime de son frère n'ont pas hésité à franchir le Rubicon, sans jamais en apporter la preuve. Car leur argument selon lequel Macky Sall, arrivé au pouvoir, a positionné Aliou Sall sachant l'existence du gaz et du pétrole quand il était patron de Petrosen ne tient pas. Puisque tous les contrats publiés montrent qu'Aliou Sall a été positionné par Abdoulaye Wade et Karim Wade.
Pourtant, les opposants au régime de Macky Sall, à force de désigner Aliou Sall comme étant le visage d'un népotisme rampant du régime de son frère dans le secteur des hydrocarbures, ont réussi à placer la question de son rôle dans Petro-Tim au cœur du débat très touffu sur les ramifications des découvertes de pétrole et de gaz au Sénégal. Et sans une nouvelle fois avancer de preuve, leur argument est qu'Aliou Sall n'est pas qu'un simple employé de Frank Timis, mais plutôt un actionnaire de Pétro-Tim Sénégal, même si c'est une société anonyme unipersonnelle qui n’a qu’un seul actionnaire et c’est une personne morale : Pétro-Tim Limited!
La vérité est qu'Aliou Sall est devenu le maillon faible du régime de son grand frère qui a construit son ascension au pouvoir autour de la transparence dans la gestion des affaires publiques et la déconnection entre la famille et l'Etat. Or, les arguments sur l'existence d'un supposé régime "Faye Sall" ayant fait mouche, l'opposition a mis un coup d'accélérateur sur la question du pétrole et du gaz où Macky Sall et son système n'ont pas beaucoup brillé par une communication limpide et transparente. Et devant la complexité de la question du pétrole, il n'était plus très difficile pour l’opposition de mettre en difficulté Aliou Sall.
‘’J’ai démissionné pour mettre à l’aise le Président’’
En jetant l’éponge, l’édile de Guédiawaye dit avoir comme souci de mettre à l’aise son frère de Président, d’autant plus qu’il se dit victime d’une campagne de diabolisation. ‘’Je remercie tous les amis et parents qui me soutiennent dans cette campagne de diabolisation dont je suis victime. Pour mettre à l'aise le président de la République, j'ai démissionné de mon poste d'Administrateur de Timis Corporation Senegal’’, dit le maire de Guédiawaye dans un communiqué. Il tient aussi à remercier Frank Timis et le groupe Timis Corp de lui avoir renouvelé leur confiance en lui confiant le développement des projets d'avenir dans le continent. ‘’Je remercie surtout Monsieur le président de la République de m'avoir soutenu et compris durant ces moments tendus’’, conclut le nouveau Directeur marketing Afrique de Pétro-Tim group.

jeudi 13 octobre 2016

Gaz sénégalais: la réplique de l’opposition à la plainte de Sall et Timis

Une plate forme gazière.
Le Sénégal possède un trésor : son gaz. Selon nos informations, les dernières analyses des gisements découverts placeraient le pays au 7e rang mondial. Deux acteurs de la filière : Frank Timis qui possède 30% des contrats d’exploration et Aliou Sall, frère du président Macky Sall et salarié de Franck Timis, ont été accusés de s’être enrichis dans ce dossier. Ils ont déposé plainte en début de semaine pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles. Hier soir, l’opposition a tenu un point de presse pour répliquer à cette plainte.
Le Front pour la défense du Sénégal annonçait des révélations, le dépôt d’une plainte, il n’en a rien été. Mais les leaders de cette alliance politique persistent et signent. Ils accusent notamment Frank Timis d’avoir fait perdre à l’Etat du Sénégal 600 milliards de francs CFA. Mamadou Lamine Diallo s’est fait porte-parole : « Voilà quelqu’un qui se retrouve aujourd’hui avec 135 milliards de mètres cubes de gaz. Cela rapporte au moins 600 milliards de francs CFA. »
L’opposition considère que Frank Timis étant propriétaire de 30% des droits de prospection, il détient 30% des gisements de gaz découverts. « C’est totalement faux », a rappelé maître El Hadj Diouf, son avocat. La prospection et la production sont en effet deux contrats différents. Le Front de l’opposition attaque aussi Aliou Sall, qui est salarié de Frank Timis. « Monsieur le président Macky Sall, qu’est-ce votre frère Aliou Sall a à faire dans ce dossier ? Avez-vous au mieux défendu les intérêts du Sénégal dans ce dossier ? » Selon nos informations, Aliou Sall est uniquement salarié de Timis Corp.

lundi 10 octobre 2016

Lutte contre le terrorisme : les mèches de Cazeneuve

L'armée sénégalaise.
Le Sénégal et la France, à travers leurs deux ministres de l’Intérieur, ont signé hier une convention sur la sécurité intérieure et le terrorisme. Abdoulaye Daouda Diallo et Bernard Cazeneuve ont détaillé ces accords.
Lutte contre le terrorisme : La France et le Sénégal renforcent leur coopération
Le Sénégal est un îlot de paix dans une sous-région secouée par des attaques terroristes. Dans le souci de prévention du phénomène, les autorités sénégalaise et française ont signé hier une convention sur le plan de la sécurité intérieure et du terrorisme. Ce qui n’est rien d’autre qu’un prolongement des conventions qui ont été signées en 2013 entre les deux pays, partenaires de longue date. Selon Bernard Cazeneuve, il s’agit de «faire en sorte que nos polices et gendarmeries soient au meilleur standard et en situation d’intervenir dans des conditions optimales pour sauver des vies s’il devait y avoir des attaques massives». Avant de poursuivre : «Nous coopérons pour que nos forces spécialisées développent entre elles les meilleures pratiques pour qu’il y ait une parfaite continuité d’intervention entre la sécurité publique, les brigades anti-criminalité, les forces spécialisées de la Police nationale et de la gendarmerie, aussi pour maîtriser les frontières, permettre la déradicalisation dans les prisons.»
En écho, Abdoulaye Daouda Diallo renchérit : «Ce qui est nouveau dans cette signature, en dehors de ce qui a toujours existé, c’est-à-dire l’intensification de la coopération entre nos deux pays, est surtout la lutte contre le banditisme et le terrorisme. Aujourd’hui, nous venons de travailler à l’élargir, surtout au-delà de nos deux pays, autour des 14 pays de la sous-région qui sont essentiellement les pays de l’Uemoa, le Cameroun, le Ghana, le Togo, le Liberia, la Côte d’Ivoire pour une lutte commune.» Il a indiqué dans ce sillage qu’un comité de suivi est prévu afin de travailler à faire l’évaluation chaque année. Pour lui, la France et le Sénégal doivent «œuvrer ensemble pour consolider notre coopération sécuritaire à travers une collaboration plus étroite, une meilleure synergie dans nos actions et un partage d’information stratégique».
Par ailleurs, Abdoulaye Daouda Diallo n’a pas manqué de rappeler les dispositifs mis en place par l’Etat dans le cadre de la prévention. Il a cité la création du Cadre d’intervention et de coordination interministérielle des opérations de lutte anti-terroriste (Cico), la création d’un Parquet et d’un pool de juges anti-terroristes ainsi que l’augmentation des peines en matière d’infraction liée au terrorisme à travers les réformes apportées dans les Codes pénal et de procédure pénale. Le premier flic sénégalais n’a pas raté aussi l’occasion pour signaler à Bernard Cazeneuve que le Sénégal, à l’instar des autres pays, fait face à la criminalité transrégionale organisée, la cybercriminalité, la circulation des armes, le trafic de drogues, le problème de contrôle de ses frontières et la fraude documentaire.
Au camp Abdou Diassé, le Gmi et la Bip ont essayé de montrer leur savoir-faire en matière d’intervention en cas d’attaques terroristes.

vendredi 7 octobre 2016

Projet de réforme de la Magistrature : le président reste le grand juge du CSM

Le Conseil des ministres a adopté le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature.
Le dernier Conseil des ministres a adopté le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature. Même s’il conserve des avancées, l’Exécutif reste toujours maître du Csm, contrairement aux aspirations de l’Ums.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (Csm). Il s’agit d’une réponse à une doléance des magistrats qui attendaient depuis plusieurs années cette adoption. Le volet le plus important est la gestion de la carrière des magistrats dans la transparence.
Au-delà de ces observations premières, que cache cette réforme ? Que va-t-elle apporter à ce corps qui ne cesse de réclamer son indépendance ? En tout cas, elle prévoit l’augmentation du nombre de membres élus au sein du Csm qui passe de trois à quatre (4) magistrats, la fixation des modalités de désignation des membres élus du Csm. «Désormais les membres élus le seront pour un mandat de 3 ans, renouvelable une fois, et non plus pour un mandat de 4 ans sans limitation pour le renouvellement», indique-t-on à la Chancellerie.
Il faut par contre souligner l’introduction de certaines innovations qui sont presque révolutionnaires : Il s’agit de la consécration d’un droit de recours contre les sanctions disciplinaires prononcées par le Csm exercé devant la Cour suprême, l’instauration d’une majorité qualifiée (2/3) pour les décisions de révocation ou de mise à la retraite d’office prononcées par le Csm et l’encadrement des délibérations du Csm par l’exigence d’un quorum pour les délibérations du Csm (2/3) et aussi la consécration légale de la procédure de consultation à domicile. «Le projet de loi organique portant statut des magistrats sera présenté prochainement en Conseil des ministres pour adoption», explique le ministère de la Justice.
Comment cette annonce serait-elle accueillie par l’Union des magistrats sénégalais (Ums) qui a toujours réclamé des réformes en profondeur du Conseil supérieur de la magistrature pour plus d’indépendance de la justice ? Jusqu’ici, elle réclamait la sortie du président de la République du Csm pour qu’il soit dirigé exclusivement par des magistrats. Lors de sa dernière sortie, elle avait exigé «la sortie de l’Exécutif du Conseil supérieur de la magistrature» dont le chef de l’Etat est le président et le ministre de la Justice le vice-président. Et dans ce sens, l’association considère que «le renforcement de l’indépendance de la justice passe nécessairement par une réforme en profondeur du Conseil supérieur de la magistrature». Sur ce point, c’est le statu quo.

jeudi 25 août 2016

ALLIANCE POUR LA RÉPUBLIQUE (APR) : Le président Macky Sall écourte ses vacances et convoque le Secrétariat exécutif national

ALLIANCE POUR LA RÉPUBLIQUE (APR) : Le président Macky Sall écourte ses vacances et convoque le Secrétariat exécutif national
Qu'est ce qui se trame au sein de l'Alliance Pour la République? Selon des informations de Dakaractu, le président Macky Sall a décidé d'écourter ses vacances qu'il passait jusqu'à présent dans sa résidence de Popenguine, pour convoquer le Secrétariat exécutif national de son parti demain à 18 heures précises.
Se serait-il passé quelque chose dans le parti qui n'aurait pas plu au président Macky Sall ou serait-ce juste une réunion de motivation? Wait and see...

mercredi 24 août 2016

PROMULGATION DE LA LOI RELATIVE AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL : Macky Sall renforce les sept «sages»

Le Président Macky Sall a promulgué la loi organique n° 2016-23 du 14 juillet 2016 relative au Conseil constitutionnel. Ce point, inscrit dans le référendum du 22 mars 2016, renforce les pouvoirs et attributions des Sept «Sages ». En exclusivité pour ses lecteurs, Libération livre l’intégralité du décret présidentiel.

PROMULGATION DE LA LOI RELATIVE AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL : Macky Sall renforce les sept «sages»
EXPOSE DES MOTIFS

«La loi constitutionnelle n° 2016-10 du 5 avril 2016 a apporté des innovations importantes relatives à la justice constitutionnelle. C’est ainsi que le Conseil constitutionnel compte désormais sept membres. Le Président de la République nomme les membres du Conseil dont deux sur une liste de quatre personnalités proposées par le Président de l’Assemblée nationale. En outre, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de la République pour avis. Son champ de compétences est élargi au contrôle de constitutionnalité des lois organiques avant leur promulgation et à la connaissance des exceptions d’inconstitutionnalité pouvant être soulevées devant la Cour d’Appel ou la Cour suprême.
Ces changements importants induisent une adaptation des dispositions de la loi organique relative au Conseil constitutionnel. De même, pour répondre au besoin de modernisation du Conseil constitutionnel, il est introduit dans la loi organique des dispositions relatives à l’organisation et au fonctionnement interne de l’institution.
Pour l’exécution des missions qui lui sont confiées par la Constitution et la présente loi organique, le Conseil constitutionnel bénéficie, outre les trois magistrats des Cours et tribunaux désignés pour assister temporairement les membres, de l’appui d’assesseurs, reconnus pour leur compétence en matière constitutionnelle.
Au demeurant, il s’avère aussi opportun de réaliser l’harmonisation de la loi organique n° 92-23 du 30 mai 1992 sur le Conseil constitutionnel, adoptée sous l’empire de la Constitution du 7 mars 1963, avec la Constitution du 22 janvier 2001. En effet, de nombreuses dispositions de la loi organique avaient déjà été abrogées par la Constitution en vigueur ou sont tombées en désuétude. En outre, les renvois et références de la loi organique à la Constitution sont devenues obsolètes. Ces raisons justifient l’adoption d’une nouvelle loi organique relative au Conseil constitutionnel qui abroge et remplace la loi n° 92-23 du 30 mai 1992 sur le Conseil constitutionnel.
Le présent projet de loi organique, qui complète et précise les dispositions de la Constitution relatives au Conseil constitutionnel, est articulé ainsi qu’il suit :

TITRE I. - Des compétences du Conseil constitutionnel

TITRE II - De l’organisation du Conseil constitutionnel

TITRE III. - De la procédure devant le Conseil constitutionnel

TITRE IV. - Dispositions finales


L’Assemblée nationale a adopté, à la majorité absolue des membres la composant en sa séance du mardi 28 juin 2016, Le Conseil constitutionnel, saisi par le Président de la République a déclaré conforme à la Constitution, en sa séance du 8 juillet 2016. Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

TITRE I. - DES COMPETENCES DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Article premier. - Conformément aux dispositions des articles 74, 76, 78, 83, 92 et 97 de la Constitution, le Conseil constitutionnel se prononce sur la constitutionnalité des lois, sur le caractère réglementaire des dispositions de forme législative, sur la recevabilité des propositions de loi et amendements d’origine parlementaire, sur la constitutionnalité des engagements internationaux, sur les exceptions d’inconstitutionnalité soulevées devant la Cour d’Appel ou la Cour suprême, sur les conflits de compétence entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif.

Art. 2. - Conformément aux dispositions des articles 29, 30, 33, 34, 35, 36, 37, 41 de la Constitution, le Conseil constitutionnel reçoit les candidatures à la Présidence de la République, arrête la liste des candidats, statue sur les contestations relatives aux élections du Président de la République, des députés à l’Assemblée nationale et des hauts conseillers et en proclame les résultats. Il reçoit le serment du Président de la République et constate sa démission, son empêchement ou son décès ainsi que la démission, l’empêchement ou le décès des per- sonnes appelées à le suppléer dans ces cas. Il exerce les compétences qui lui sont dévolues par les articles 51 et 52 de la Constitution lorsque le Président de la République décide de soumettre un projet de loi au référendum ou prononce la dissolution de l’Assemblée nationale. Il se prononce sur les questions qui lui sont soumises par le Président de la République en application de l’article 92, alinéa 2 de la Constitution.

TITRE II. - DE L’ORGANISATION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Chapitre 1
. - Des membres du conseil constitutionnel

Art. 3. - Le Conseil constitutionnel com- prend sept membres nommés par décret pour six ans non renouvelables, dont un président et un vice-président. Art. 4. - Les membres du Conseil constitutionnel sont choisis parmi :

- les magistrats ayant exercé les fonctions de Premier président de la Cour suprême, de procureur général près la Cour suprême, de président de chambre à la Cour suprême, de premier avocat général près la Cour suprême, de président de Cour d’appel et de procureur général près une Cour d’appel ;

- les professeurs titulaires de droit ;

- les inspecteurs généraux d’Etat ;

- les avocats. Les personnalités visées, en activité ou à la retraite, doivent avoir au moins vingt ans d’ancienneté dans la fonction publique ou vingt ans d’exercice de leur profession.

Art. 5. - II ne peut être mis fin, avant l’expiration de leur mandat, aux fonctions des membres du Conseil constitutionnel que sur leur demande, ou pour incapacité physique, et sur l’avis conforme du Conseil. Dans tous les cas, l’intéressé est entendu par le Conseil et reçoit communication de son dossier.
L’empêchement temporaire d’un membre du Conseil est constaté par le Conseil. Si cet empêchement se prolonge au-delà d’une durée de soixante jours, il est mis fin aux fonctions de l’intéressé dans les conditions prévues au premier alinéa. Le membre du Conseil nommé pour remplacer un membre du Conseil dont le poste est devenu vacant achève le mandat de celui-ci. A l’expiration de ce mandat, il peut être nommé pour accomplir un mandat de six ans.

Art. 6. - Les fonctions de membre du Conseil constitutionnel sont incompatibles avec la qualité de membre du Gouvernement ou d’un cabinet ministériel, avec l’exercice d’un mandat électif, avec l’exercice des professions d’avocat, d’officier ministériel, d’auxiliaire de justice et toute activité professionnelle privée. L’exercice de toute autre activité publique doit être autorisé par le Conseil.

Art. 7. - Avant d’entrer en fonction, tout membre du Conseil constitutionnel prête serment en audience solennelle publique. Il jure de bien et fidèlement remplir ses fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique et de ne donner aucune consultation à titre privé sur les questions relevant de la compétence du Conseil constitutionnel et de se conduire en tout comme un digne et loyal magistrat. Acte est donné de la prestation de serment.

Art. 8. - Le traitement et les avantages des membres du Conseil constitutionnel sont fixés par décret.

Art. 9. - Trois (3) magistrats des Cours et Tribunaux choisis par le président du Conseil peuvent, en tant que de besoin, être désignés pour assister temporairement les membres du Conseil constitutionnel. Ils sont affectés au Conseil, dans les formes prévues par le statut des magistrats, pour une durée totale qui ne peut excéder trois ans. Sur proposition du Président du Conseil constitutionnel, peuvent être nommés par décret pour une durée de deux (2) ans renouvelable, sans que leur nombre puisse dépasser trois (3), des enseignants des facultés de droit reconnus pour leur compétence en matière constitutionnelle et totalisant une expérience professionnelle d’au moins cinq (5) ans.

Avant d’entrer en fonction, les magistrats et enseignants visés aux deux premiers alinéas du pré- sent article prêtent le serment prévu à l’article 7 de la présente loi. Ils ne prennent pas part aux délibérations du Conseil.

Chapitre II - De l’administration du Conseil constitutionnel

Art. 10
. - Le président est chargé de l’administration du Conseil constitutionnel. Il est ordonnateur du budget du Conseil. Il administre le personnel mis à la disposition du Conseil.

Art. 11. - Le Conseil constitutionnel jouit de l’autonomie financière. Le budget du Conseil constitutionnel est inscrit dans un chapitre spécial et fait l’objet d’un compte de dépôt au Trésor. Le règlement financier applicable au Conseil constitutionnel est déterminé par décret.

Art. 12. - Le Conseil constitutionnel dispose d’un règlement intérieur approuvé par décret.

Art. 13. - Le Conseil constitutionnel comprend :

- un secrétariat dirigé par un greffier en chef nommé par décret ;

- un service d’études et de documentation dirigé par un membre du Conseil nommé par ordonnance du Président du Conseil ;

- un service administratif et financier dirigé par un membre du personnel nommé par ordonnance du Président du Conseil. La composition, le fonctionnement et les attributions des
différents services prévus par le présent article sont fixés par le règlement intérieur prévu à l’article 12 de la présente loi organique.

TITRE III. - DE LA PROCEDURE DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Art. 14.
- La procédure devant le Conseil constitutionnel n’est pas contradictoire. Toutefois, le Conseil constitutionnel, saisi conformément à l’article 74 de la Constitution et en cas d’exception d’inconstitutionnalité, transmet pour information les recours au Président de la République, au Premier ministre, au Président de l’Assemblée nationale. Ces derniers peuvent produire, par un mémoire écrit, leurs observations devant le Conseil constitutionnel.
Tout document produit après le dépôt de la requête n’a pour le Conseil constitutionnel qu’une valeur de simple renseignement. En matière électorale et en matière référendaire, le recours ayant pour objet de contester la régularité des opérations est, selon le cas, communiqué, par le greffier en chef, aux autres candidats ou à l’autre courant qui ont quarante-huit heures pour déposer leur mémoire en réponse. Le président désigne un rapporteur. Le Conseil constitutionnel prescrit toutes les mesures d’instruction qui lui paraissent utiles et fixe les délais dans lesquels ces mesures devront être exécutées.

Art. 15. - Sous réserve des dispositions de l’article 37 de la Constitution et 7 de la pré- sente loi, les séances du Conseil constitutionnel ne sont pas publiques. Les intéressés ne peuvent demander à être entendus. Le Conseil constitutionnel entend le rapport de son rapporteur et statue par une décision signée du président, du vice-président, des autres membres et du greffier en chef du Conseil constitutionnel.
Elle est notifiée au Président de la République, au Président de l’Assemblée nationale et aux auteurs du recours.

Art. 16. - Le recours tendant à faire constater la non-conformité à la Constitution d’une loi ou d’un engagement international est présenté dans les conditions déterminées par les articles 74 et 97 de la Constitution, sous forme d’une requête adressée au président du Conseil constitutionnel.
La requête doit, à peine d’irrecevabilité :
1) être signée par le Président de la République ou par chacun des députés ;
2) contenir l’exposé des moyens invoqués. Elle est accompagnée de deux copies du texte de loi attaqué.

Art. 17. - Le recours visé à l’article 14, présenté sous forme de requête, est déposé au Greffe du Conseil constitutionnel contre récépissé. Lorsque le recours est exercé par le Président de la République, le greffier en chef du Conseil constitutionnel en donne avis sans délai au Président de l’Assemblée nationale. Si le Conseil constitutionnel relève dans la loi contestée ou dans l’engagement international soumis à son examen, une violation de la Constitution, qui n’a pas été invoquée, il doit la soulever d’office. Le Conseil constitutionnel se prononce dans le délai d’un mois à compter du dépôt du recours. Ce délai est ramené à huit jours francs quand le Gouvernement en déclare l’urgence.

Art.18. - La publication de la décision du Conseil constitutionnel constatant qu’une disposition n’est pas contraire à la Constitution met fin à la suspension du délai de promulgation de la loi et permet la ratification ou l’approbation de l’engagement international, le cas échéant après autorisation de l’Assemblée nationale, dans les conditions prévues par l’article 96 de la Constitution.

Art. 19. - Dans le cas où le Conseil constitutionnel déclare que la loi dont il est saisi contient une disposition contraire à la Constitution inséparable de l’ensemble de cette loi, celle-ci ne peut être promulguée.

Art. 20. - Dans le cas où le Conseil constitutionnel déclare que la loi dont il est saisi contient une disposition contraire à la Constitution sans constater en même temps qu’elle est inséparable de l’ensemble de cette loi, la loi peut être promulguée à l’exception de cette disposition, à moins qu’une nouvelle lecture n’en soit demandée.

Art. 21. - Dans les cas prévus à l’article 76, alinéa 2 de la Constitution, le Conseil constitutionnel, saisi par le Président de la République, se prononce dans le délai d’un mois. Ce délai est réduit à huit jours francs quand le Gouvernement déclare l’urgence.

Art. 22. - Lorsque la solution d’un litige porté devant la Cour d’Appel ou la Cour suprême est subordonnée à l’appréciation de la conformité des dispositions d’une loi ou des stipulations d’un accord international à la Constitution, la juridiction saisit obligatoirement le Conseil constitutionnel de l’exception d’inconstitutionnalité ainsi soulevée et sursoit à statuer jusqu’à ce que le Conseil constitutionnel se soit prononcé.
Le Conseil se prononce dans le délai d’un mois à compter de la date de sa saisine. Si le Conseil estime que la disposition dont il a été saisi n’est pas conforme à la Constitution, il ne peut plus en être fait application.

Art. 23. - Le Conseil constitutionnel ne peut délibérer qu’en présence de tous ses membres, sauf empêchement temporaire de trois d’entre eux au plus, dûment constaté par les autres membres. Si l’un des membres du Conseil, temporairement empêché, est le président, le vice-président assure son intérim. En cas de partage des voix, celle du président est prépondérante.

Art. 24. - Le Conseil constitutionnel rend, en toute matière, des décisions motivées.

Art. 25. - Les décisions du Conseil constitutionnel sont publiées au Journal officiel.

Art. 26. - Les contestations en matière électorale sont dispensées du ministère d’avocat et le Conseil constitutionnel statue sans frais. 

TITRE IV. - DISPOSITIONS FINALES

Art. 27. - Sont abrogées toutes dispositions contraires, notamment la loi organique n° 92-23 du 30 mai 1992 sur le Conseil constitutionnel. La présente loi organique sera exécutée comme loi de l’Etat. Fait à Dakar, le 14 juillet 2016.

Macky SALL. Président de la République :

Le Premier Ministre, Mahammed Boun Abdallah DIONNE ».
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