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jeudi 15 décembre 2016

Sahara occidental : nouveau déploiement de l’armée sahraouie près de la frontière avec la Mauritanie

L’armée sahraouie a établi plusieurs points fixes et mobiles face au mur marocain, dans la zone de Guelta Zemmour (proche de la Mauritanie) rapporte El Confidencial Saharaui. Selon le média, qui cite une source militaire sahraouie, cette opération vise à « empêcher les pillages ». L’objectif est d’éviter « l’acquisition illégale de métaux précieux et d’or qui auraient été découvert dans cette région ».
D’après la source citée par El Confidencial Saharaui, la mesure est permanente et inclue un « contingent d’effectifs des unités spéciales et de véhicules militaires type Toyota » afin de sécuriser la zone dans un contexte de tensions militaires croissantes.
À El Guerguerat, près de la frontière mauritanienne, la consolidation des positions du Front Polisario et la visite récente de son chef Ibrahim Ghali, fait craindre une « reprise des hostilités », s’inquiète l’ONU. Largement reprises par les médias marocains, les récentes opérations du Front Polisario sont considérées comme des provocations sans qu’il n’y ait pour autant de réactions officielles des autorités marocaines. Les médias marocains reprochent par ailleurs la Mauritanie de ne plus faire preuve de neutralité. Selon le site d’information le360.ma, la Mauritanie « tient manifestement à exprimer son inimitié envers le Maroc ». Le pays est accusé d’avoir laissé les responsables du Front Polisario « s’approcher de l’Atlantique et y prendre des photos ».

Guinée-Bissau: le gouvernement d'Umaro Sissoco Embalo face à sa première grève générale

La plus grande centrale syndicale de Guinée-Bissau a lancé mercredi une grève générale de 48 heures pour réclamer des arriérés de salaire, au lendemain de l'investiture du gouvernement d'Umaro Sissoco Embalo, mouvement suivi avec un succès mitigé, selon un journaliste de l'AFP et des témoins.
L'Union nationale des travailleurs de Guinée (UNTG), qui a lancé le mot d'ordre de grève pour mercredi et jeudi, réclame le paiement de plusieurs mois de salaire -entre neuf et onze-, non perçus depuis 2003 ainsi que l'harmonisation des grilles salariales avec les standards régionaux, selon un de ses responsables, Alberto Djata.
A Bissau, la capitale, la grève semblait peu suivie, a rapporté le journaliste de l'AFP, qui a vu notamment à leur poste de nombreux enseignants et transporteurs, généralement respectueux des mots d'ordre de leur syndicat.
Interrogés par l'AFP, certains fonctionnaires ont expliqué n'avoir pas observé l'arrêt de travail car le moment était jugé peu propice, le gouvernement n'ayant prêté serment que la veille.
Dans de grandes villes de l'intérieur du pays, la situation était contrastée, selon des témoins qui n'ont pas fait état de fortes perturbations.
Des responsables de l'UNTG - affirmant compter environ 8.000 membres, essentiellement dans la fonction publique - ont cependant assuré que le taux de grévistes était faible à Bissau mais très important à l'intérieur du pays.
De source syndicale, des négociations ont été engagées mercredi après-midi avec les syndicats à la demande d'Umaro Sissoco Embalo.
Nommé Premier ministre le 18 novembre par le président José Mario Maz, M. Sissoco Embalo a formé lundi son gouvernement, qui a prêté serment mardi.
La Guinée-Bissau a été la proie de turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), auquel tous deux appartiennent.
Le PAIGC a contesté la désignation de tous les Premiers ministres depuis août 2015. Ses députés ont refusé de siéger, empêchant le Parlement de fonctionner. Plusieurs médiations ont été menées pour tenter de lever le blocage.

Un ancien ministre des Mines guinéen arrêté aux Etats-Unis pour corruption

L’ancien ministre guinéen des Mines Mahmoud Thiam a été arrêté mardi 13 décembre à New York pour corruption et blanchiment d'argent. Il est accusé d'avoir perçu plus de 8 millions de dollars d'entreprises chinoises pour l'attribution de contrats. C'est le FBI qui a été chargé de cette enquête. En tant que citoyen américain, Mahmoud Thiam sera traduit devant un tribunal fédéral.
Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio
Les faits remontent à 2009, d'après le communiqué détaillé du ministère américain de la Justice. Mahmoud Thiam aurait reçu 8,5 millions de dollars (un peu plus de 8 millions d'euros) en pots-de-vin, utilisant sa position au sein du gouvernement guinéen afin d'accorder des contrats à des opérateurs chinois. Ces derniers ont ainsi obtenu « le contrôle quasi intégral du secteur minier guinéen ».
Mahmoud Thiam, 50 ans, détenteur d'un passeport américain, aurait ensuite transféré ces fonds à Hong Kong, avant de les rapatrier aux Etats-Unis, en mentant sur ses fonctions officielles.

Burkina 2016: grèves, incivisme, intolérance...le président Kaboré n'a pas bénéficié d'état de grâce

Roch Marc Christian Kaboré.
Grèves dans la quasi-totalité des secteurs publics et privés, revendications des acteurs de la société civile, et actes d'incivisme, ont marqué la gestion d'une année de pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré, arrivé à la tête du Burkina Faso en fin 2015, après la chute de Blaise Compaoré, par une insurrection populaire, et une transition pertubée par un coup d'Eta manqué.
Depuis le début de l'année, les autorités ont fait face à de nombreux mouvements sociaux à travers des grèves et des sit-in, tous revendiquent de meilleures conditions de vie et de travail.
De la grève des magistrats en passant par celle des boulangers, des médecins, des journalistes, des agents des impôts, de l'action sociale et des transporteurs..., l'année 2016 a été marquée par une montée sans précédent de la fronde sociale.
Pour Bertand Ilboudo, syndicaliste, ces revendications sociales sont liées à une soif de la justice et de l'égalité dans le partage des richesses, après plus de 25 années de pouvoir dominé par la corruption et l'injustice.
En outre, il a précisé que les autorités actuelles n'arrivent pas à gérer les problèmes des travailleurs qui réclament un traitement commun, faisant allusion aux avantages accordés aux magistrats, exacerbant les revendications sociales dans les autres secteurs.
Les députés de la majorité présidentielle accusent d'ailleurs le régime de la Transition d'avoir instauré un climat de revendications sociales au Burkina Faso en faisant preuve d'une grande "générosité".
Pas d'état de grâce
Dans une déclaration publiée à l'occasion du premier anniversaire des élections qui ont porté Roch Marc Christian Kaboré au pouvoir, trente formations politiques dont le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ont expliqué que les revendications sociales ont pour origine "le marasme économique et la situation sociale délétère".
Pour la majorité présidentielle, le nouveau pouvoir n'a pas bénéficié du moindre état de grâce, alors que "la Transition a fait preuve d'une grande générosité pour des revendications dont la mise en œuvre est coûteuse, sans avoir pris les dispositions budgétaires appropriées".
La déclaration souligne que malgré les efforts et la bonne volonté du gouvernement, la situation sociale a continué de se dégrader comme on peut le constater à travers les grèves et les autres formes de protestation.
"Notre conviction reste que le dialogue social doit être chaque fois privilégié, car il doit être la règle, et la grève l'exception. Toutes les parties prenantes doivent engager des dialogues de bonne foi, rechercher et accepter des solutions équilibrées".
Renouvelant leur soutien au président Roch Marc Christian Kaboré, les partis de la majorité présidentielle ont exprimé également leur solidarité avec le gouvernement.
Pour sa part, M. Kaboré a dénoncé "les violences inutiles perpétrées çà et là et le manque de tolérance" de certains Burkinabè.
"C'est le lieu pour moi de dénoncer et de condamner les violences inutiles perpétrées çà et là, la défiance vis-à-vis de la loi, ainsi que le manque de tolérance", a-t-il dit lors de la célébration du 56è anniversaire de l'indépendance de son pays.
Il a ajouté que "toutes ces pratiques sont aux antipodes des exigences de la démocratie et seront désormais combattues comme telles, et leurs auteurs punis conformément à la rigueur de la loi".
"Il est également à déplorer le fait que nombre de nos compatriotes ne reconnaissent que des droits dont ils doivent jouir et n'entendent pas se plier aux devoirs qui sont les leurs dans le cadre de l'Etat de droit", a regretté Roch Kaboré pour qui "ces comportements attentatoires à la loi et aux règlements, ainsi qu'aux droits et libertés des autres annihilent les efforts de consolidation de la paix et de la démocratie, afin de prendre à-bras-le-corps les tâches de développement économique, social et culturel du pays".
Appel à la consolidation de "l'unité nationale"
Le président Kaboré a rassuré que le gouvernement mettra tout en œuvre pour être à la hauteur de ses responsabilités, en recherchant les solutions appropriées aux préoccupations des Burkinabè.
M. Kaboré a réaffirmé sa "disponibilité et celle du gouvernement au dialogue et à la concertation avec tous les partenaires sociaux, sans démagogie, sans excès, ni faiblesse et dans le respect mutuel", les invitant "à s'inscrire dans cette dynamique pour préserver la paix qui reste un des biens les plus précieux".
"Chaque jour, nous devons nous battre, chacun à son poste de travail, pour mériter de la nation et offrir constamment à nos populations des raisons d'espérer à l'amélioration de leurs conditions", a-t-il dit.
C'est pourquoi, a-t-il poursuivi, il apparaît impérieux de "nous comporter de façon à consolider l'unité nationale".

Budget d’Etat 2017: Présidence de la République : 11 milliards de FCFA

Budget d’Etat 2017: Présidence de la République : 11 milliards de FCFA
Assemblée nationale : 15 milliards de FCFA
Armée : Plus de 330 milliards de FCFA
Accord d’Alger : Plus de 60 milliards de FCFA
Hier, mercredi 14 décembre 2016, l’adoption du projet de loi portant loi de Finances pour l’exercice 2017 était à l’ordre du jour de la séance plénière de l’Assemblée nationale du Mali. Ledit projet de loi, initié par le ministre de l’économie et des finances, a été adopté par le conseil des ministres en sa séance du 29 septembre 2016. Les prévisions budgétaires de la loi de finances initiale 2017 s’élèvent à 2 013 578 104 000 FCFA de recettes et 2 270 647 113 000 FCFA de dépenses, soit un montant de déficit prévisionnel de 257 069 009 000 FCFA.
L’augmentation du budget d’Etat 2017 s’explique par la poursuite de la mise en œuvre de la loi d’orientation et de programmation militaire (330,731 milliards de FCFA), de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (60, 424 milliards de FCFA). En outre, cette augmentation du budget est liée à l’opérationnalisation des régions de Taoudenit et de Ménaka (plus de 6 milliards de FCFA), à la ténue des élections régionales prévue en mars-avril 2017 (10 milliards de FCFA) et à l’amélioration des dotations des régions, faisant passer le budget des administrations déconcentrées des Régions de 285,564 milliards de FCFA en 2016 à 301,855 milliards de FCFA en 2017. Mais, il faut rappeler que le budget de la présidence de la République a régressé de 14 milliards à 11 milliards de FCFA. Celui de l’Assemblée nationale reste autour de 15 milliards de FCFA.
Selon le rapporteur de la Commission des finances, de l’économie, du plan et de la promotion du secteur privé, Yacouba Michel Koné a fait savoir que les dépenses du budget pour l’exercice 2017 sont alignées sur les orientations du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) 2016-2018. « Le CREDD intègre, en outre, les mesures prioritaires contenues dans les axes du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2013-2018, ainsi que les orientations issues de la Déclaration de Politique Générale du Gouvernement.
Ces mesures concernent la prise en charge de certains engagements du Gouvernement relatifs à la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire ; à l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali ; aux priorités des secteurs de l’agriculture, des infrastructures et des secteurs sociaux », a-t-il dit. Il ressort de ce projet de loi qu’une enveloppe de 19,938 milliards de FCFA sera conservée au niveau des départements comme une réserve de gestion. Le budget des administrations déconcentrées des régions est passé de 285,564 milliards de FCFA en 2016 à 301,855 milliards de FCFA en 2017, soit une augmentation de 16,291 milliards de FCFA ou un taux de 5,70%.
Au titre de l’Accord d’Alger, une provision budgétaire de 60,424 milliards de FCFA a été inscrite dans le budget 2017 contre 52,247 milliards de FCFA en 2016. Les dépenses prévues concernent entre autres : l’opérationnalisation des régions de Taoudéni et de Ménaka (plus de 6 milliards de FCFA), les élections régionales et communales pour 10 milliards de FCFA. En outre, il y a le budget annuel de la Présidence de la République qui a chuté de 14 milliards à 11 milliards de FCFA et celui de l’Assemblée nationale reste autour de 15 milliards de FCFA. « Les prévisions budgétaires de la loi de finances initiale 2017 s’élèvent à 2 013 578 104 000 FCFA de recettes et 2 270 647 113 000 FCFA de dépenses, soit un montant de déficit prévisionnel de 257 069 009 000 FCFA.
Les recettes budgétaires de l’exercice 2017 s’élèvent à 2013, 578 milliards de FCFA contre 1802,046 milliards de FCFA dans le budget rectifié de 2016, soit une augmentation de 211,532 milliards de FCFA ou un taux de 11,74% imputable à l’accroissement du Budget Général, des Budgets Annexes et des Comptes et Fonds Spéciaux », a précisé le rapporteur de la commission saisie au Fond, l’honorable Yacouba Michel Koné. A l’en croire, sur un total de prévisions de recettes budgétaires 2017 de 2013,578 milliards de FCFA du budget d’Etat, un montant de 1469,083 milliards de FCFA (soit 72,96%) est recouvré par les services d’assiette et de recouvrement.
Les 544,495 milliards de FCFA ou 27,04% restants proviennent du financement extérieur pour 14,13%, des budgets annexes, comptes et fonds spéciaux pour 4,70%, et autres ressources extérieures (Appuis Budgétaires, ressources issues de l’allègement de l’initiative des Pays Pauvres Très Endettés PPTE), a-t-il dit. Aux dires du rapporteur, l’article 4 du présent projet de loi traite du plafond des crédits inscrits en dépenses au budget de l’Etat pour 2017. A titre de rappel, ces dépenses du budget d’Etat 2017 sont prévues pour 2 270,647 milliards de FCFA contre 2 058,003 milliards de FCFA dans la loi de Finances rectificative (LFR) 2016, soit une augmentation de 212,644 milliards de FCFA ou un taux de 10,33%.
Plus de 5000 éléments seront recrutés dans l’armée en 2017
Aussi, ce budget prévoit non seulement la prise en charge de la césarienne pour 2,124 milliards de FCFA mais aussi des « recrutements réguliers de : Police Nationale (750 éléments) ; Protection Civile (350 éléments) ; Armée (5100 éléments) ; Enseignement (1 071 éléments dont 460 à l’Education de Base et 611 à l’Enseignement Supérieur) ; Santé (350 agents) ; Justice (225 agents dans le cadre du PRODEJ, dont 50 Auditeurs de Justice, 50 Greffiers, 50 Secrétaires de Greffes et de Parquets, 50 Surveillants de prisons et 25 personnels d’appui) ». Les dépenses liées aux déplacements et missions sont passées de 54,200 milliards de FCFA dans la LFR 2016 à 60,926 milliards de FCFA dans le PLF 2017, soit une augmentation de 6,726 milliards de FCFA ou un taux d’accroissement de 12,41%. « Les dépenses de la fonction Défense Nationale et Sécurité passent de 323,514 milliards de FCFA dans le budget rectifié de 2016 à 330,731 milliards de FCFA dans le projet de budget 2017, soit une augmentation de 7,217 milliards de FCFA ou un taux de 2,23%.
Ce secteur occupe la deuxième place après l’Agriculture avec un ratio de 14,57% des dépenses totales de l’année. Cette augmentation est destinée à la prise en charge de la politique de recrutement au niveau des Forces Armées et de Sécurité, des frais de transport, de déplacements et d’acquisition d’équipements majeurs pour les missions de sécurisation et de défense du territoire national dans le cadre de la LOPM … les dotations de la LFR de 2016 d’un montant de 13,593 milliards de FCFA passent à 7,541 milliards de FCFA dans le PLF 2017, soit une diminution de 6,052 milliards de FCFA ou un taux négatif de 44,52%.
Cette baisse est imputable aux mesures nouvelles négatives relatives à la non reconduction de dotations liées aux dépenses en investissement et celles relatives à la réhabilitation du Palais de Koulouba pour un montant de 6,000 milliards de FCFA », a indiqué Yacouba Michel Koné. Les objectifs d’allocation budgétaire 2017 s’inscrivent dans la mise en œuvre de la déclaration de politique générale du premier ministre qui vise trois axes à savoir : la sécurité des personnes et la protection de leurs biens dans un environnement de paix. Ensuite, l’amélioration des conditions de vie et d’existence des populations. Et enfin, la promotion de la justice et l’équité. Le budget du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a été renforcé et passe de 15,973 milliards de FCFA en 2016 à 21,647 milliards de FCFA en 2017.
Une provision de 27,920 milliards de FCFA a été constituée pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation et 2,066 milliards de FCFA pour le fonctionnement de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation. L’une des recommandations faites par la commission saisie au fond est la poursuite des efforts dans le sens de la maîtrise des exonérations. Les débats autour de ce projet de loi débutent ce jeudi matin à l’hémicycle. Mais d’ores et déjà, le ministre de l’économie et des finances, Dr Boubou Cissé peut être rassuré car, le projet de loi de finance 2017 passera comme lettre à la poste du fait qu’il dispose d’une majorité acquise à sa cause. Seul bémol, l’acquisition des voix du groupe Vigilance Républicaine et démocratique (VRD) qui anime l’opposition parlementaire reste à chercher.

La Gendarmerie sénégalaise dément assurer la protection d'Adama B

La Gendarmerie sénégalaise a démenti par la voix de son commandant supérieur avoir envoyé des éléments pour assurer la protection du président élu de la Gambie, Adama Barrow, soulignant que cette informant est «fallacieuse et insidieuse».
«Contrairement aux informations fallacieuses savamment et insidieusement distillées dans l’opinion et la presse nationale et internationale, aucun élément du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), en activité, n’est actuellement présent sur le territoire de la République Islamique de Gambie », indique le général de Division, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la justice militaire, Meïssa Niang, cité par le communiqué reçu jeudi à APA.
«Aucun militaire retraité du GIGN, ajoute le communiqué, n’opère actuellement sur le territoire gambien pour une quelconque mission de protection rapprochée au profit d’une autorité politique».
Une information fortement relayée par la presse soutenait qu’«une dizaine de gardes du corps sénégalais, habituellement affectés à la sécurité des hautes personnalités de la République » étaient commis à « la protection rapprochée » d’Adama Barrow, vainqueur du président sortant, Yahya Jammeh, à l’issue de la présidentielle du 1er décembre en Gambie.

Gambie: la communauté internationale maintient la pression sur Jammeh

Mohammed Ibn Chambas, le représentant des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest (g) avec des membres de la délégation de la Cédéao, le 13 décembre à Banjul. © REUTERS
La communauté internationale espère encore convaincre Yahya Jammeh de quitter le pouvoir en Gambie. Après avoir reconnu sa défaite à l'élection du 1er décembre, le président a finalement dénoncé les résultats. Il a saisi hier la Cour suprême pour demander l'annulation du scrutin, alors même qu'une délégation de la Cédéao était en visite à Banjul.
La diplomatie n'a pas donné grand-chose pour l'instant, mais la Cédéao va poursuivre ses efforts. « Cela ne peut pas aboutir en un seul jour, explique la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf, qui conduit la délégation ouest-africaine arrivée mardi à Banjul, il faut y travailler. » La question sera samedi au cœur d'un sommet de l'organisation ouest-africaine. En attendant, ce sont les Nations unies qui prennent le relais.
Le représentant de l'ONU en Afrique de l'Ouest a été très clair ce mercredi. « Yahya Jammeh doit être prêt à céder le pouvoir à la date prévue », c'est-à-dire le 18 janvier prochain, a insisté Mohamed Ibn Chambas, prévenant que le président sortant sera « sévèrement sanctionné » s'il ne respecte pas ce délai.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a insisté quelques heures plus tard en appelant à une transition dans les temps et dans les formes prévus par la loi. Il a également condamné l'intervention de la police mardi à Banjul. Au moment où les quatre chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest arrivaient à Banjul pour une visite officielle, Yahya Jammeh a fait boucler le siège de la Commission électorale.
Le casse-tête de la Cour suprême
Comme le président sortant l’avait annoncé, son parti a également saisi la Cour suprême pour demander l’annulation des résultats de la présidentielle, arguant que la Commission électorale n’avait « pas correctement compilé les résultats ». Mais la Cour n’est pas au complet, et la question de la nomination de ses membres fait débat. Car si la procédure embarrasse les diplomates, tous reconnaissent qu'elle est parfaitement légale : il revient bien au chef de l'Etat de désigner les membres de la Cour suprême.
Yahya Jammeh va donc choisir les juges chargés de décider de son avenir. Dès aujourd’hui, les avocats et l'opposition ont évoqué des risques concernant l'indépendance de la Cour et la transparence de la décision à venir. Mais une source aux Nations unies estime qu'il ne sera pas si facile pour le président sortant de trouver ces fameux juges, et encore moins de les amener à annuler l'élection présidentielle.
D'autant plus que le temps presse, car le mandat de Yahya Jammeh prend fin le 18 janvier. A partir de là, plusieurs solutions. Premier cas de figure, la Cour suprême demande de nouvelles élections. Auquel cas un nouveau scrutin pourrait être organisé sous supervision internationale, rien n'est établi pour l'instant. Deuxième option, la Cour confirme la victoire d'Adama Barrow. Troisième possibilité, elle n'a pas encore rendu sa décision et Yahya Jammeh sera quand même obligé de quitter le pouvoir.
Recours ou pas, tant que les résultats de la Commission électorale ne sont pas officiellement invalidés, Adama Barrow est élu président et est censé entrer en fonction le 18 janvier.

mercredi 14 décembre 2016

Guinée-Bissau: désignation du gouvernement d'Umaro Sissoco Embalo

Le Premier ministre bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo.
Le Premier ministre bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo a formé son gouvernement, qui devait prêter serment mardi, près d'un mois après sa nomination par le président José Mario Vaz pour sortir le pays d'une longue crise politique.
La nouvelle équipe gouvernementale est formée de 37 membres (24 ministres et 13 secrétaires d'Etat), dont quatre femmes, selon le décret présidentiel.
Elle devait prêter serment mardi à la mi-journée.
La Guinée-Bissau traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), auquel tous deux appartiennent.
La plupart des membres du gouvernement de Baciro Dja, limogé le 14 novembre et remplacé le 18 par Umaro Sissoco Embalo, ont été reconduits.
C'est le cas des ministres de l'Intérieur, Botché Candé, jugé proche du président Vaz, et de la Défense, Eduardo Costa Sanha.
Le ministre des Affaires étrangères, Jorge Malu, un responsable du Parti de la rénovation sociale (PRS), première formation de l'opposition, fait partie des nouveaux nommés.
Trois dissidents du PAIGC figurent également dans l'équipe. Deux petites formations ont reçu les portefeuilles du Commerce et du Tourisme.
Les Finances sont confiées à Joao Alage Mamadu Fadia, actuellement directeur du bureau local de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao).
Le PAIGC, qui contestait M. Dja depuis sa nomination en juin, a également rejeté en novembre le choix de M. Embalo pour lui succéder, accusant M. Vaz d'avoir "rendu nul et non avenu l'accord de Conakry et opté pour la poursuite de la crise".
L'accord signé le 14 octobre à Conakry sous l'égide du chef de l'Etat guinéen Alpha Condé, dans le cadre d'une médiation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), prévoyait une "procédure consensuelle" pour choisir un Premier ministre "ayant la confiance du président" devant rester en place jusqu'aux élections législatives de 2018.
Le président de l'Assemblée nationale, Cipriano Cassama, avait en revanche assuré que le Parlement fournirait l'appui nécessaire au nouveau gouvernement.
Selon la Constitution, le choix du Premier ministre revient au parti majoritaire.
Or, le PAIGC ayant perdu sa majorité absolue de 57 sièges sur 102 à la suite de la fronde de 15 députés, M. Vaz veut s'appuyer sur une majorité alternative, constituée des 41 députés du PRS, deuxième formation du pays, et des 15 frondeurs.

40,5 millions de dollars pour bâtir un pont entre le Sénégal et la Mauritanie

Le pont de Saint Louis.
Le 9 décembre 2016, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 31,3 millions de d’Euros à la République Islamique de Mauritanie et un prêt de 9,4 millions d’Euros à la République du Sénégal, en financement de la construction d’un pont à Rosso, entre les deux rives du fleuve Sénégal, frontière naturelle entre ce pays et la Mauritanie.
L’absence d’un ouvrage de franchissement permanent entre les deux rives du fleuve Sénégal, constitue un handicap majeur à la mise en œuvre des politiques de développement économique et d’intégration régionale et continentale.
Le projet favorisera le développement économique de la région, et plus largement l’essor des activités de transport routier entre l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest.
Ouvrage de près de 1500m, le pont de Rosso remplacera les services des bacs qui relient actuellement les deux rives du fleuve Sénégal, des embarcations à la capacité limitée et avec lesquelles la traversée pouvait s’avérer périlleuse en période de crue. L’absence de pont était source de retards, et représentait un coût conséquent pour les voyageurs et les transporteurs.
Outre la construction du pont, le passage de la frontière sera facilité par la construction et l’équipement de postes contrôle juxtaposés, permettant d’effectuer les formalités douanières des deux pays dans un seul et même lieu. Au total, le temps de traversée dédié aux formalités, devrait être ramené à moins de dix minutes, contre près d’une heure auparavant. Nouakchott – Dakar, le projet va accélérer le développement des activités de transport le long des corridors transafricains Tanger – Lagos et Alger – Dakar, et plus globalement entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne » a expliqué Ali Ismaël Mohamed, Economiste des Transports de la BAD, en charge du projet, qui estime, par ailleurs, que « le trafic de véhicules sur cet axe devrait plus que tripler d’ici 2025. »
L’ensemble de la région devrait connaître une forte croissance des activités commerciales, d’autant que la construction du pont sera complétée par l’aménagement de plus de 60km de pistes rurales, favorisant la desserte des zones agricoles. Pour les deux pays, ces régions sont les principales productrices de riz et les performances de leur secteur agricole constituent un important enjeu de sécurité alimentaire. Au Sénégal la BAD a récemment investi dans plusieurs projets de désenclavement de zones à fort potentiel agricole et de soutien aux producteurs. L’un des volets du présent projet consiste d’ailleurs en l’aménagement de périmètres maraichers et de plateformes de transformation de produits agricoles pour des coopératives féminines. Des marchés/gares routières seront aussi construits de chaque côté du pont.
L’amélioration des conditions de vie des populations sera enfin possible, grâce à une série d’aménagements connexes, telles que la réhabilitation de 7 écoles et de 3 postes de santé, la mise en place d’un réseau d’alimentation en eau potable dans les 2 villes jumelles de Rosso, la mise en place de réseaux d’assainissement côté mauritanien et enfin la construction et l’équipement d’un complexe social pour les jeunes en réinsertion, les femmes et les handicapés.
« Au-delà de son importante contribution à la dynamique d’intégration régionale, le projet répond à l’objectif fondamental que s’est fixée la BAD : la promotion d’une croissance inclusive et durable » a souligné Amadou Oumarou, Directeur du département transport, développement urbain et TIC à la BAD.
D’un montant total de 87,6 millions d’Euros, le projet est cofinancé par les gouvernements mauritaniens et sénégalais, ainsi que par la Banque européenne d’Investissement et l’Union européenne.

Mali-UE : un accord crée la polémique

Mali-UE : un accord crée la polémique
La société civile malienne et une partie de la presse dénonce un accord que le Mali a signé avec l'Union Européenne estimant qu'il s'agit d'un accord pour le rapatriement de migrants maliens irréguliers en Europe.
La visite du ministre des affaires étrangères des Pays-Bas, Bert Koenders au Mali samedi a ravivé la polémique.
Dans un communiqué diffusé lundi, le ministère des affaires étrangères du Mali a démenti cette version.
Le ministère a cependant indiqué la visite du Ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas s'inscrit ''dans le cadre du dialogue de Haut niveau sur toutes les questions de coopération notamment la migration''.
Pourtant, c'est la presse internationale qui s'est fait l'écho de cette signature d'accord sur la migration entre le gouvernement malien et l'Union européenne au cours de la visite l'émissaire de la patronne de la diplomatie européenne, Frederica Mougheri.
Selon cette version l'accord permettrait l'expulsion des Maliens en situation irrégulière en Europe.
Et le Mali serait le premier pays africain à signer un tel accord.

Promotion des investissements et des affaires en Guinée: Marc Yombouno en offensive à Alger

Marc Yombouno, ministre du commerce.
La Guinée, représentée par le ministre du Commerce, a pris part récemment au forum africain sur l’investissement et les affaires à Alger la capitale algérienne. Ce forum a regroupé plus de 3 000 participants composés de ministres, d’opérateurs économiques, de banquiers, d’investisseurs et d’institutions internationales venus de tout le continent africain ainsi que des personnalités comme le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour développement Industriel (ONUDI).
La Guinée était fortement représentée à ce forum avec une délégation de près de dix personnes conduite par Marc Yombouno, le ministre du commerce. Cette rencontre a été présidée par le Premier Ministre algérien Abdelmalek Sellal.
Pendant plusieurs jours, les discussions relatives aux Commerce ont porté sur les grandes lignes d’une stratégie pour promouvoir le commerce intra-africain et stimuler le partenariat, les règles de bonnes gouvernances pour favoriser le partenariat public-privé et répondre aux impératifs de croissance en Afrique ; les projets structurants pour favoriser l’intégration continentale enfin, et le développement du capital humain africain.
En marge de ce forum, le ministre Marc Yombouno a eu des rencontres très fructueuses avec le ministre d’Etat algérien des Affaires Etrangères, le ministre tunisien du Commerce et de l’industrie et plusieurs autres opérateurs économiques algériens. Des rencontres qui ont permis au chef du département du Commerce guinéen de promouvoir le cadre d’investissement en Guinée.

Assassinat de Norbert Zongo au Burkina: une manifestation pour demander justice

Au Burkina Faso, les journalistes et les organisations de défense de la liberté de la presse ont manifesté mardi 13 décembre pour exiger la lumière sur le dossier Norbert Zongo, 18 ans après son assassinat du journaliste. L'année dernière, au cours de la transition, le dossier avait été rouvert et trois ex-soldats appartenant à l'ancienne garde de Blaise Compaoré avaient été inculpés. Pour les manifestants, cela n'est pas suffisant.
Marche dans les rues de Ouagadougou, meeting sur la place de la Nation, le collectif de lutte contre l'impunité dénonce la lenteur dans le traitement judiciaire du dossier Norbert Zongo, 18 ans après son assassinat. « On ne pensait pas qu’en ce jour, la justice ne serait pas faite pour Norbert Zongo. Ceux qui sont à la tête de l’Etat aujourd’hui étaient au pouvoir lorsqu’on a assassiné Norbert Zongo, et peut-être que ceci explique cela », affirme Chrysogone Zougmoré, président du collectif en lutte contre l'impunité.
Plusieurs radios et télévisions privées ont observé 13 minutes de silence à l'heure où Norbert Zongo a été assassiné. Un sit-in silencieux s'est tenu devant le palais de justice de Ouagadougou avec la remise d'un mémorandum au procureur du Burkina Faso. « Pourquoi n’y a-t-il toujours pas le moindre début de procès dans ce dossier ? Dix-huit ans à commémorer le triste anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo et ses compagnons, sans la moindre lumière et sans la moindre justice nous révolte », s’indigne Boureima Ouedraogo, porte-parole des manifestants.

Programme triennal d’investissements publics 2017-2019 : 772 projets et programmes d’un montant de 4685,787 milliards de F CFA

Le Président Macky Sall.
Les députés sénégalais ont voté, à l’unanimité, samedi dernier, une loi organique censée apporter “des ruptures profondes” dans la préparation, l’exécution et le contrôle du budget de l’Etat. Le texte voté modifie un autre qui datait de 2011. Il “transpose” dans le droit sénégalais une directive de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), a expliqué le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, dans un document remis à la presse.
Le projet de loi n°33/2016 portant approbation du Programme triennal d’investissements publics 2017-2019 d’un montant de 4791,787 milliards de F Cfa a été adopté samedi dernier sans débat par les députés de la 12e législature. A l’instar de deux des trois (3) (Ptip) précédents (2016-2018 ; 2015-2017; 2014-2016), il matérialise «l’ambition d’un Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire dans un Etat de droit», peut-on lire dans un document transmis à la presse.
Dans ledit document, il est fait mention que «le Ptip 2017-2019 est totalement aligné au nouvel agenda mondial pour le développement durable décliné en dix-sept (17) Objectifs de développement durable (Odd) dont la finalité est de mettre fin à toutes les formes de pauvreté, combattre les inégalités et s’attaquer aux changements climatiques. Ces Odd ont fait l’objet d’alignement sur les trois axes du Pse et regroupés en quatre (04) blocs homogènes», détaille la source.
INVESTISSEMENTS DESTINES AUX REGIONS
Le présent Ptip comporte «772 projets et programmes d’un montant, hors réserve de gestion, de 4685,787 milliards de F Cfa. De ces projets, 84 sont d’envergure nationale et interviennent dans toutes les régions pour un montant de 1880,598 milliards, soit 24% et 140 projets sont destinés aux services déconcentrés de l’administration et aux services centraux des ministères techniques pour un montant de 371,943 milliards de F Cfa…», mentionne le document transmis à la presse.
Les investissements destinés au développement des régions sont d’un montant de 2121,027 milliards de F Cfa et concernent 416 projets ainsi répartis :
Dakar 97 projets pour 634.122.200.000 F Cfa;
Thiès 21 projets pour 272.716.850.000 F Cfa;
Fatick 27 projets pour 96.313.600.000 F Cfa et
Kaolack 28 projets pour 101.022.350.000 F Cfa.
Diourbel compte 21 projets pour 85.194.000.000 F Cfa;
Kaffrine 19 projets pour 36.938.500.000 F Cfa;
Tambacounda 27 projets pour 222.071.650.000 F Cfa et
Ziguinchor 27 projets pour 90.551.910.000 F Cfa. Pour ce qui est des autres régions, Sédhiou hérite de 18 projets pour 58.331.160.000 F Cfa; Kolda 26 projets pour 65.377.410.000 F Cfa; Kédougou 18 projets pour 58.403.150.000 F Cfa; Matam 26 projets pour 107.359.150.000 F Cfa; Saint Louis 36 projets pour 188.289.100.000 F Cfa et Louga 25 projets pour 104.335.600.000 F Cfa.
FINANCES PUBLIQUES : LE SENEGAL ADOPTE UNE DISPOSITION DE L’UEMAO
Le ministre d’indiquer que «cette directive fait partie d’une série de huit devant garantir un cadre harmonisé des finances publiques au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa)». «Bien plus qu’une réforme budgétaire classique, la nouvelle loi introduit un changement de paradigme dans la gestion des finances publiques, avec des ruptures profondes dans la manière de préparer, d’exécuter et de contrôler le budget de l’Etat», a assuré Amadou Bâ. La loi votée samedi dernier par l’Assemblée nationale est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2016 au sein de l’organisation d’intégration économique et monétaire sous régionale, dont le Sénégal est l’un des

Programme triennal d’investissements publics 2017-2019 : 772 projets et programmes d’un montant de 4685,787 milliards de F CFA

Le Président Macky Sall.
Les députés sénégalais ont voté, à l’unanimité, samedi dernier, une loi organique censée apporter “des ruptures profondes” dans la préparation, l’exécution et le contrôle du budget de l’Etat. Le texte voté modifie un autre qui datait de 2011. Il “transpose” dans le droit sénégalais une directive de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), a expliqué le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, dans un document remis à la presse.
Le projet de loi n°33/2016 portant approbation du Programme triennal d’investissements publics 2017-2019 d’un montant de 4791,787 milliards de F Cfa a été adopté samedi dernier sans débat par les députés de la 12e législature. A l’instar de deux des trois (3) (Ptip) précédents (2016-2018 ; 2015-2017; 2014-2016), il matérialise «l’ambition d’un Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire dans un Etat de droit», peut-on lire dans un document transmis à la presse.
Dans ledit document, il est fait mention que «le Ptip 2017-2019 est totalement aligné au nouvel agenda mondial pour le développement durable décliné en dix-sept (17) Objectifs de développement durable (Odd) dont la finalité est de mettre fin à toutes les formes de pauvreté, combattre les inégalités et s’attaquer aux changements climatiques. Ces Odd ont fait l’objet d’alignement sur les trois axes du Pse et regroupés en quatre (04) blocs homogènes», détaille la source.
INVESTISSEMENTS DESTINES AUX REGIONS
Le présent Ptip comporte «772 projets et programmes d’un montant, hors réserve de gestion, de 4685,787 milliards de F Cfa. De ces projets, 84 sont d’envergure nationale et interviennent dans toutes les régions pour un montant de 1880,598 milliards, soit 24% et 140 projets sont destinés aux services déconcentrés de l’administration et aux services centraux des ministères techniques pour un montant de 371,943 milliards de F Cfa…», mentionne le document transmis à la presse.
Les investissements destinés au développement des régions sont d’un montant de 2121,027 milliards de F Cfa et concernent 416 projets ainsi répartis :
Dakar 97 projets pour 634.122.200.000 F Cfa;
Thiès 21 projets pour 272.716.850.000 F Cfa;
Fatick 27 projets pour 96.313.600.000 F Cfa et
Kaolack 28 projets pour 101.022.350.000 F Cfa.
Diourbel compte 21 projets pour 85.194.000.000 F Cfa;
Kaffrine 19 projets pour 36.938.500.000 F Cfa;
Tambacounda 27 projets pour 222.071.650.000 F Cfa et
Ziguinchor 27 projets pour 90.551.910.000 F Cfa. Pour ce qui est des autres régions, Sédhiou hérite de 18 projets pour 58.331.160.000 F Cfa; Kolda 26 projets pour 65.377.410.000 F Cfa; Kédougou 18 projets pour 58.403.150.000 F Cfa; Matam 26 projets pour 107.359.150.000 F Cfa; Saint Louis 36 projets pour 188.289.100.000 F Cfa et Louga 25 projets pour 104.335.600.000 F Cfa.
FINANCES PUBLIQUES : LE SENEGAL ADOPTE UNE DISPOSITION DE L’UEMAO
Le ministre d’indiquer que «cette directive fait partie d’une série de huit devant garantir un cadre harmonisé des finances publiques au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa)». «Bien plus qu’une réforme budgétaire classique, la nouvelle loi introduit un changement de paradigme dans la gestion des finances publiques, avec des ruptures profondes dans la manière de préparer, d’exécuter et de contrôler le budget de l’Etat», a assuré Amadou Bâ. La loi votée samedi dernier par l’Assemblée nationale est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2016 au sein de l’organisation d’intégration économique et monétaire sous régionale, dont le Sénégal est l’un des

GAMBIE : JAMMEH REFUSE DE CEDER LE POUVOIR

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf et Yaya Jammeh.
Les dirigeants ouest-africains dépêchés à Banjul pour tenter de convaincre Yahya Jammeh de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle et céder le pouvoir ne sont pas encore parvenus à un accord en ce sens, a déclaré mardi soir la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf.
"Nous ne sommes pas venus pour un accord, nous venons aider les Gambiens à organiser la transition. Ce n'est pas quelque chose qui peut aboutir en un seul jour, il faut y travailler", a déclaré à la presse Mme Sirleaf, présidente en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et chef de la délégation.
Les dirigeants ouest-africains, comprenant le Nigérian Muhammadu Buhari, le Ghanéen John Dramani Mahama et le Sierra-Léonais Ernest Bai Koroma, ont rencontré Yahya Jammeh qui, selon Mme Sirleaf, leur a "exprimé certaines préoccupations", qui n'ont pas été précisées.
"La mission de la Cédéao est venue ici le rencontrer pour mieux comprendre la situation actuelle", a-t-elle ajouté.
"Nous avons rencontré toutes les parties concernées et maintenant, nous allons rendre compte à nos pairs à une rencontre de la Cédéao prévue samedi à Abuja", capitale fédérale du Nigeria où l'organisation ouest-africaine a son siège, a ajouté Mme Sirleaf.
Elle a assuré ne pas être déçue "puisque je pense que la démarche va fonctionner".
La présidente de la Cédéao a souligné que tous les interlocuteurs de la délégation s'étaient engagés en faveur de la paix et de la stabilité en Gambie.
Dans le même temps, le parti de M. Jammeh, l'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), a saisi mardi la Cour suprême pour demander l'annulation des résultats de l'élection du 1er décembre accordant la victoire à l'opposant Adama Barrow par quelque 19.000 voix d'écart, selon des documents dont l'AFP a obtenu copie.
L'APRC estime que la Commission électorale indépendante "n'a pas correctement compilé les résultats", et affirme que dans une région du pays, un nombre significatif de ses sympathisants "ont subi des intimidations qui les ont empêchés de voter".