Pages

mardi 26 mai 2015

La Guinée un des nouveaux partenaires de la Coopération belge : L’ambassadeur Ousmane Sylla, précise

C’est lors du conseil des ministres fédéral du jeudi dernier 21 mai 2015, sur proposition d’Alexander De Croo (du parti libéral flamand  Open Vld), vice-Premier ministre de la Coopération au développement que la Guinée a fait son entrée dans la nouvelle liste des 14 pays partenaires de la coopération belge au développement.
Cette coopération au développement sera axée sur des secteurs notamment de la santé et de l’éducation. La Belgique entend accompagner la Guinée, dans sa reconstruction après avoir été durement  éprouvée par l’épidémie d’Ébola.

Concrètement que signifie cela pour la guinée ? Pour répondre à cette question, votre quotidien en ligne Guinéenews© a rencontré l’ambassadeur de la Guinée au Benelux  et auprès de l’union européenne, Dr Ousmane Sylla. Lisez !

Guinéenews© : Monsieur l’ambassadeur, quel est votre sentiment après avoir appris cette nouvelle ?
Ousmane Sylla : Au nom de l’ambassade de Guinée au Benelux et auprès de l’Union européenne, j’exprime un sentiment d’entière satisfaction envers le gouvernement belge pour cette décision. Je dois vous l’avouer que depuis deux ans, l’ambassade travaille avec les autorités belges pour que la Guinée figure sur cette liste. Après le sommet qui s’est tenu ici sur Ébola et l’entrevue qu’il y a eu entre monsieur le président de la République, le professeur Alpha Condé et le Premier ministre belge monsieur Charles Michel le 2 mars 2015, cette question a été posée sur la table. Le vice-Premier ministre m’a effectivement confirmé que la Guinée fait partie désormais de la liste de 14 pays prioritaires pour la coopération au développement. C’est un succès diplomatique pour la Guinée.
Guinéenews© : Quelles sont les conditions que doit remplir un pays pour figurer sur cette liste restreinte des pays prioritaires ?
Ousmane Sylla : Les critères sont naturellement à la discrétion du gouvernement belge ; il y avait vingt pays avant, de vingt ils ont réduit à quatorze. La Guinée a la chance de figurer parmi ces 14 pays prioritaires. Les critères, je pense d’abord qu’il y a la bonne gouvernance, les critères de respect de droits de l’homme, de démocratie, de bonne gestion. Vous savez que depuis quatre ans, la Guinée a eu beaucoup de succès sur la plan macroéconomique, nous avons pu accéder au programme PPTE (pays pauvres très endettés, ndlr), nous avons un programme avec le fonds monétaire international et la banque mondiale, l’Union européenne nous a accordés le 10ème FED (Fonds Européen de Développement, ndlr) et le 11ème FED, il y a eu un sommet international sur Ébola. En plus, le vice-Premier ministre a été impressionné par la gestion de la crise d’Ébola, la Belgique avait envoyé une équipe B-Fast sur place a N’zérékoré qui a fait un excellent travail et les résultats ont été très positifs. Tous ces facteurs ont joué un rôle positif pour que la Guinée figure sur cette nouvelle liste.

Guinéenews© : Sous quelle forme cette aide sera-t-elle matérialisée et arrivera à toucher les populations visées par le ministère de la Coopération belge ?
Ousmane Sylla : La coopération belge va voter un fonds pour les quatorze pays et pour accéder au fonds il y a toute une procédure.  D’abord, les gouvernements belge et guinéen vont se retrouver pour identifier les priorités et repartir l’enveloppe destinée à la Guinée entre les différents secteurs ciblés. Le gouvernement belge m’a fait comprendre que la priorité sera la santé d’abord et ensuite viendront l’éducation et les infrastructures. Pour le moment, ils vont se concentrer sur l’Ébola, l’après Ébola, ils vont nous aider à renforcer notre système de santé avec la construction des hôpitaux, la formation des médecins, des infirmiers, la décentralisation du système de santé. Ce sera à double volet : d’un côté, c’est de gouvernement à gouvernement dont les fonds seront cogérés, et de l’autre côté, ce sera les ONG guinéennes et belges et les petites et moyennes entreprises (PME). Ces points seront très bientôt discutés entre les ministères guinéen et belge de la Coopération pour négocier les accords de coopération au cours desquels on identifie les projets et les domaines concrets que la Belgique va financer.

Guinéenews© : Pour combien de temps durera cette aide à la coopération au développement et à combien s’élève-t-elle ?
Ousmane Sylla : Cette liste sera révisée régulièrement pour voir si on rempli toujours les critères de sélection. J’espère que sera le plus longtemps possible. Pour le montant, je n’ai pas d’information précise mais je sais que par exemple le Burundi qui est une ancienne colonie quand même, le montant s’élevait à cinquante millions d’euros par an.  Pour la Guinée aussi, je pense que l’enveloppe sera substantielle, mais tout cela sera négocié entre les deux gouvernements très prochainement.
Guinéenews© : A partir de quand ces fonts seront-ils disponibles ?
Ousmane Sylla : A partir de cette année 2015, et ce n’est pas limité à une, deux ou trois années, ça dépend des critères qui seront réévalués chaque année mais nous avons bon espoir que ce sera pour très longtemps.
Guinéenews© : Un dernier mot monsieur m’ambassadeur…
Ousmane Sylla : L’appel que j’ai lancé hier à la réunion de la coordination du Fouta en Belgique à laquelle j’ai été invité et que je lance aujourd’hui à tous nos compatriotes du Benelux, donc relevant de ma juridiction, est l’unité nationale. Je souhaite que les Guinéens soient unis, que nous nous donnions la main malgré la divergence politique. La Guinée a aujourd’hui une crédibilité au niveau internationale et donc saisissons cette chance pour développer notre pays.

Propos recueillis par Bassamba Diallo depuis Bruxelles, Belgique pour Guinéenews©

Exhumation des restes de Thomas Sankara et de ses compagnons : Les journalistes interdits d’accès au cimetière, les populations mécontentes

Une autre étape décisive vient de débuter dans l’affaire Thomas Sankara. Après l’audition de son épouse Mariam la semaine dernière, place à l’exhumation des restes de l’ancien Chef d’Etat révolutionnaire assassiné le 15 octobre 1987 et probablement enterré au cimetière de Dagnoën avec 12 de ses compagnons. Et ce 25 mai, comme on pouvait s’y attendre, une mobilisation s’est constituée aux alentours du cimetière. L’entrée est interdite au public, y compris les journalistes.
RÈagissez ‡ cet article RÉAGISSEZ
Exhumation des restes de Thomas Sankara et de ses compagnons : Les journalistes interdits d’accès au cimetière, les populations mécontentes
Thomas Sankara repose-t-il vraiment au cimetière de Dagnoën comme l’ont toujours soutenu ses bourreaux d’hier ? Certains Burkinabè en doutent fort. Ils étaient nombreux à se déporter sur les lieux très tôt ce lundi 25 mai 2015.
Les journalistes, comme toujours, étaient à l’affut de l’information mais aussi d’images pour étancher « la soif » des auditeurs, lecteurs ou téléspectateurs. Mais, ils n’auront pas accès au cimetière. Car les forces de sécurités ont reçu des instructions fermes. Malgré les négociations, le « Non » est maintenu. Pour un évènement de cette envergure, nul ne pouvait rester les bras croisés attendant que l’information lui parvienne par magie. Même si le veto contre la presse était là, il fallait user de stratagème.
Certains confrères recueillaient des avis sur place, tandis que d’autres, en retrait sous les arbres, tentaient de filmer ou de prendre des images en cachette. Bref ! Les citoyens étaient mécontents de constater que l’entrée était interdite à la presse. Et les réponses que certains donnaient au regard de la situation, pouvaient se résumer ainsi : Il y a du flou dans cette affaire-là !
Obstinés malgré les mises en garde des forces de l’ordre, d’autres badauds se hisseront sur un tas de terre posé non loin du cimetière. De là, ils pouvaient, avec un peu d’effort, voir à l’intérieur du cimetière. Mais, très vite deux camions-bennes plus un Caterpillar sont chargés de ramasser la terre. Qui en a donné l’ordre ? Nul ne le sait. Ensuite, selon, certaines indiscrétions, la gendarmerie aurait pourchassé un individu qui s’était réfugié sur le toit d’un immeuble en construction pour prendre des photos ou filmer. S’agit-il d’un journaliste ? Rien n’est sûr.
Rappelons que les membres de la famille ainsi que les avocats ont été convoqués par le juge d’instruction à l’exhumation qui sera conduite par un expert français et deux autres burkinabè. Et les résultats des tests ADN et la suite de l’enquête sont impatiemment attendus par le peuple burkinabè qui veut que lumière soit faite sur cette affaire vieille de plus de 27 ans.
Herman Frédéric BASSOLE
Lefaso.net

Avis de certains citoyens
Narcisse Naaba, Orpailleur
Thomas Sankara était notre ami. Chaque semaine, il venait chez nous les pionniers à vélo. Le jour de sa mort, il y a eu coupure de courant et tout le quartier était fermé. Il y avait des chars tout autour du cimetière de Dagnoën. Vers 22 heures, une bâchée qui transportait des détenus de la MACO (NDLR Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou) est arrivée. Ils ont creusé un petit trou. La bâchée est revenue avec un carton. Ils ont lavé le véhicule. Il y avait de l’eau complètement rouge à côté d’un baobab qui s’y trouvait. Après l’enterrement, il y a un prisonnier qui a enlevé sa bague de mariage (ndlr ce serait celle de Thomas Sankara) et un autre a enlevé ses chaussures de couleur rouge et blanc.
Le lendemain, quand nous sommes passés dans les parages, il y avait toujours la sécurité. Trois jours après, ils ont quitté les lieux. Mais le cimetière sentait très mauvais et il y avait des vautours dans le coin. Après, il y a un Caterpillar qui est venu racler la terre et arranger les tombeaux un à un. C’est trois mois plus tard, qu’ils sont venus bien arranger. Et aujourd’hui, je pense que ce n’est pas normal qu’on interdise l’accès au public, surtout à la presse.
Ouédraogo Seydou, commerçant
Franchement, on est mécontent. Si on a parcouru de longues distances pour être là ce matin, c’est parce qu’on croyait qu’on aurait accès au cimetière. On a entendu par la radio que les Burkinabè pouvaient venir voir. Ce qui me fait encore plus mal, c’est qu’on empêche la presse d’y avoir accès. Si les journalistes étaient au moins à l’intérieur, c’était comme si nous on était dedans. Ce serait grâce à eux qu’on aurait les vraies informations. Mais là, je peux dire que c’est louche. Ce n’est pas clair de faire quelque chose dans le dos de la presse. Les journalistes font leur travail et les dirigeants ne font pas le leur.
Bancé Zourganayni, cuisinier
On a appris l’information depuis très longtemps, mais aujourd’hui nous sommes arrêtés au soleil et on ne sait même pas ce qui se passe à l’intérieur. Ce n’est pas normal que les journalistes soient dehors. Quel qu’en soit la sécurité qu’ils veulent imposer, la presse doit avoir accès au cimetière. Sinon qu’est-ce qui prouve que les informations qui sortiront seront fiables ?
O.S, Boulanger
Le public n’a pas accès à l’intérieur du cimetière parce qu’il faut laisser les experts faire leur travail et le moment venu ils pourront donner le résultat de leur expertise. Mais, je pense quand même que les journalistes devraient avoir leur place à l’intérieur, pas trop proches des experts mais à une distance raisonnable. L’information en directe est très cruciale et la population doit y accéder. C’est un jour qu’on attendait depuis longtemps et quand c’est arrivé, il faut travailler de façon sereine.
Kièma Inoussa, étudiant en Droit
Nous sommes au cimetière pour assister à l’expertise de la tombe du capitaine Thomas Sankara mais pour le moment nous ne pouvons pas avoir accès. Et nous nous posons la question de savoir si les résultats seront crédibles du moment où la presse ne peut pas rentrer prendre des images.
Propos recueillis par BHF

Congo-B: le RDPS aura un candidat à la présidentielle de 2016

Jean-MarcThystère Tchicaya investi candidat du RDPS
Le Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS), troisième force de la majorité, a clôturé hier samedi 23 mai son premier congrès extraordinaire. Celui-ci a permis d'élire le fils du fondateur du parti à la tête de cette formation qui a pour fief Pointe-Noire. La plus grande décision de ce congrès : le RDPS choisira son propre candidat et ne soutiendra pas celui du PCT à la présidentielle de 2016.
Elu député en 2012, Jean-Marc Thystère Tchicaya, fils biologique de Jean-Pierre Thystère Tchicaya, président fondateur du RDPS a été élu à la tête du parti ; il était d’ailleurs le seul candidat en lice.
Son élection a été saluée par l’ensemble des congressistes : « Oui, on s’attendait à cette élection. Quand nous avons un nouveau président ça veut dire que nous avons aussi un nouveau départ. Nous serons tous derrière lui pour le soutenir, pour lui donner un nouvel élan » assure un militant. « Parce qu’avec lui il y aura un changement dans le parti et il y aura l’avancement du parti et de la jeunesse… » lance un autre. Et ils attendent beaucoup de lui : « On attend de lui qu’il soit un président vraiment dynamique, qui soit vraiment à l’écoute de la population. C’est vraiment tout ce qu’on attend de lui ».

Remaniement ministériel en vue : Les groupes armés signataires de l’accord bientôt ministres

  
Taille de la police: Decrease font Enlarge font
Photo illustrative -  La cité ministérielle du MaliPhoto illustrative - La cité ministérielle du Mali
Pour avoir accepté de signer l’Accord d’Alger avec le gouvernement du Mali contre qui, certains groupes armés ont pris des armes, d’autres pour se défendre contre l’ennemi commun à tous : le MNLA et ses associés.
Le président Ibrahim Boubacar Kéita serait sur le point d’ouvrir son gouvernement  aux groupes armés de l’accord d’Alger. Le Nord du Mali était occupé par trois principaux mouvements : le MNLA, Ançardine et le MUJAO plus les différentes katibas d’AQMI qui se sont fondues dans l’un ou l’autre mouvement selon les affinités religieuses et ethniques.
Après l’intervention française en 2013, les mouvements d’obédience islamique ont muté vers des organisations plus laïques : Ançardine a donné naissance au HCUA, le MUJAO au MAA et le MNLA a repris le terrain. Le MAA est né de la dislocation du MUJAO après l’intervention française de janvier 2013.Ce mouvement est proche du MNLA avec lequel, il entretient des relations et partage certains intérêts surtout pour le contrôle du trafic de la drogue. Ses principaux animateurs sont: Boubacar Ould Sidati, Hami Ould Sidi Mohamed, Dina, Mohamed Ould Aiwanatt.
Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA)
Le MNLA est né en 2011 de la fusion du groupe armé de feu Ibrahim Ag Bahanga et du MNA (Mouvement National de l’Azawad), une association créée par des jeunes étudiants Touaregs. Il est le seul mouvement à prôner de façon ouverte la lutte armée contre l’Etat du Mali. Le MNLA offrait une plateforme pour tous ceux qui voulaient engager une lutte armée contre l’Etat du Mali. Le groupe d’Iyad Ag Ghali se détachera du MNLA pour prendre le contrôle des régions de Kidal et de Tombouctou sous le nom d’Ançardine.
Le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA
Le HCUA est le mouvement  le mieux organisé militairement avec une forte assise sociale et une direction politique très peu étoffée. Le HCUA est né de la mutation d’Ançardine qui est passé d’abord par le MIA (Mouvement Islamique de l’Azawad), ensuite le HCUA, gommant ainsi toute référence à l’islam, ce qui permet des relations moins conflictuelles avec la France. La direction du HCUA est assurée essentiellement par les Ifoghas proches de la famille d’Intalla Ag Attaher chef de la tribu des Ifoghas. Le HCUA a beaucoup souffert de l’intervention française qui l’a obligé à cantonner ses forces laissant ainsi le terrain au MNLA.
Les évènements de Kidal : Les évènements de Kidal du 17 mai 2014 surtout ceux du 21 mai ont consacré le retour au premier plan du HCUA qui a mené l’essentiel de la bataille de Kidal le 21  mai 2014. Ses principaux animateurs sont : Alghabass Ag Intallah, Cheick Aoussa, Redouane Ag Mohamed Ali, Intalla Ag Sayedi. Les mouvements dits d’auto-défense qui ont commencé à se déployer dans le Nord du Mali sont : Gandakoy, Ganda Izo, FACO et MAA loyal. Regroupés aujourd’hui dans une Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) sous les vocables de CMFPR2 (Coordination des mouvements des forces patriotiques et de résistance), les caciques de ces  mouvements d’auto-défense seront bientôt ministres dans le gouvernement.
Il y a aujourd’hui un mouvement mené par des personnalités politiques de haut niveau pour fédérer les milices d’auto-défense et en faire une armée parallèle dirigée par El Hadj Gamou. Il s’agit là des premiers jalons d’une guerre civile. Le président IBK, plébiscité en aout 2013, a vite dilapidé son capital de confiance  par une gestion catastrophique de la question du nord dominé par les évènements de Kidal des 17 et 21 mai 2014, ensuite s’ajoutent les différents scandales financiers cumulés en si peu de temps et sa propension à l’exercice solitaire du pouvoir l’ont rendu mal-vu.
Toutes les institutions du pays sont dirigées par des fonctionnaires admis à la retraite. IBK refuse de déménager au palais de Koulouba contre toute attente des Maliens surtout ceux de Sébénikoro.
Le pire des scenarii serait une contestation populaire contre le régime en place et contre laquelle aucune force extérieure ne saurait intervenir.
Safounè KOUMBA
SourceL'Inter de Bamako

Mankeur N'diaye annonce une croisade contre les passeurs et déclare fantaisistes les chiffres sur le nombre de disparus Sénégalais en Méditerranée.



Mankeur N'diaye annonce une croisade contre les passeurs et déclare fantaisistes les chiffres sur le nombre de disparus Sénégalais en Méditerranée.

 
La disparition de plus de 800 migrants africains dont des Sénégalais, est encore fraîche dans les mémoires individuelles et collectives. A défaut de pouvoir donner le nombre exact de Sénégalais y ayant trouvé la mort, Mankeur N'diaye confie que le Sénégal ne sert plus de porte de sortie aux émigrés clandestins. Le ministre des Affaires étrangères Sénégalais a d'emblée dégagé en touche tous les chiffres donnés pour déterminer le nombre de disparus Sénégalais en Méditerranée. Pour lui, il ne s’agit que de « chiffres fantaisistes » livrés par des personnes jamais très bien informées. 
Mankeur N'diaye de déclarer urbi et orbi que nul n’est en mesure, pour le moment, de se prononcer clairement par rapport au chiffre. 
Le patron de la diplomatie Sénégalaise annoncera par là même, une croisade de l’Etat Sénégalais contre les passeurs : «  Les gens pensent à un eldorado qui n’existe pas. Il n’ y a plus de départ à partir de nos côtes. Nous sommes engagés dans une lutte contre les passeurs appelés les nouveaux négriers ».  L’invité du Grand Jury avise par ailleurs, de la tenue d’une réunion ministérielle en préparation d’un important sommet qui va se tenir en terre Maltaise sur les questions d’émigration.  La volonté du Gouvernement Sénégalais de lutter contre cette forme d’émigration se traduit, selon le ministre, par la création de nouveaux emplois notamment avec la mise en place de domaines agricoles communautaires dans certaines localités du pays.