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vendredi 1 juillet 2016

Biram Dah Abeid primé par le Département d’Etat américain pour la lutte anti-esclavage d’IRA-Mauritanie

Biram Dah Abeid, Président d'IRA-Mauritanie
Lors de sa visite à VOA Afrique, Biram Dah Abeid a dénoncé l’arrestation de deux militants et des violences policières lors d’une «opération déguerpissage» à Nouakchott mercredi.
Jeudi matin, selon IRA-Mauritanie, la police a arrêté deux militants, le 3ème vice-président Amadou Tidjane Diop et Abdellahi Matalla Saleck, responsable de la section IRA de Sebkha (quartier périphérique de Nouakchott).
Dans un communiqué transmis à VOA Afrique, les militants dénoncent par ailleurs la répression d’un groupe de personnes par les autorités mercredi.
« (…) laforce publique a réprimé les populations de la Gazra aux environs de la fondation Bouamatou. Il s’agit d’un bidonville sur des dunes de sable que ces populations pauvres occupent depuis une vingtaine d’année. Ces populations devraient être déguerpies au profit de lobbies affairistes (…)» indique un communiqué d’Ira-Mauritanie, ajoutant que «devant le refus des populations de quitter les lieux sans aucune garantie d’être replacées ailleurs, les forces de police ont fait usage d’une violence sans précédent faisant des dizaines de blessés et plusieurs arrestations.»
Lors de sa visite à Washington, où le Secrétaire d’Etat américain John Kerry lui a remis un prix pour sa lutte contre l’esclavage, Biram Dah Abeid, tout juste sorti de prison le mois dernier, a accordé une interview à VOA Afrique, dans laquelle il a dénoncé ce qu’il qualifie d’«Apartheid non écrit» en Mauritanie, affirmant que le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz «emprisonne les Mauritaniens dans la division ethnique (…)»

Main mise sur le pétrole en Gambie

En rachetant Elton Gambia à ses propriétaires sénégalais, Yahya Jammeh venait clairement d'avoir une mainmise totale sur la distribution et les services dans le secteur des hydrocarbures de son pays. Mais cette acquisition au forceps a provoqué une guerre sans merci dans le sous-secteur de la distribution des hydrocarbures en Gambie, avec en prime une vague d'arrestations sans précédent ordonnées par Yahya Jammeh pour sauver la face de son régime.
Elton Oil Sénégal était le numéro un des stations-services en Gambie, lorsqu'elle a cédé son business au président Yahya Jammeh. En effet, les affaires étaient au mieux, grâce notamment au concept Oasis qui permettait à la filiale gambienne d'Elton de réaliser jusqu'à 26 millions d'Euros de chiffre d'affaires environ, chaque année. Une manne que Jammeh ne voulait plus voir aux mains de Sénégalais. Les pressions inamicales et la rumeur d'une prochaine nationalisation allant crescendo, Elton Oil Sénégal a finalement cédé sa filiale gambienne à Yahya Jammeh via son oligarque Edrissa Jobe.
Le leader gambien avait auparavant pris soin d'acquérir TOTAL Gambia, en s'appuyant toujours sur les mêmes oligarques qui apparaissent à presque tous les niveaux du système de financement de son régime. Car, Yahya Jammeh était d'abord propriétaire de la société de distribution des hydrocarbures ATLAS qu'il a confiée à Edrissa Jobe, celui-là même qui a été présenté comme le nouvel acquéreur d'Elton Gambia. Pour épauler Edrissa Jobe dans le business d'ATLAS, Jammeh a fait entrer deux autres oligarques de son régime dans le capital. Il s'agit de Muhammed Jah, le magnat des TICS en Gambie, et patron du troisième opérateur de téléphonie mobile gambien, qui est aussi actionnaire de Trust Bank. Ensemble avec Saloum Jobarteh, un autre pion du régime gambien, ils sont la face de Jammeh dans le busines ATLAS/TOTAL qui venait donc de grossir avec le rachat d'Elton Gambia.
Au préalable, Jammeh avait tordu le bras à la Trust Bank et à la First International Bank, deux banques gambiennes, pour les contraindre à financer le rachat d'Elton Gambia. Une man'uvre rendue facile par le fait qu'Edrissa Jobe est aussi le président du conseil d'administration de la First International Bank. Et pour man'uvrer à la Trust Bank, Jammeh s'est servi d'Ebou Sallah, l'autre oligarque du régime pressenti pour devenir le prochain directeur général de Trust Bank, puisque Pa Njie, l'actuel patron de cette institution bancaire, s'apprête à aller à la retraite.
Comment la boulimie des hydrocarbures a rattrapé le leader gambien
Pour remercier ces acteurs de l'acquisition au forceps d'Elton, Jammeh les a versés dans la nouvelle configuration administrative de la Gambia national Petroleum Company Limited (GNPC), la société nationale gambienne des hydrocarbures, où se trouvait déjà une autre équipe de cols blancs dirigée par le directeur général Momodou Badjie. A la GNPC, Momodou Badjie et ses hommes restent les yeux et les oreilles de Jammeh dans son association, avec l'homme d'affaires libano-syrien, Muhammed Bazzi, propriétaire à 31% du seul centre national de stockage des hydrocarbures en Gambie. Et c'est là où tout s'est gâté.
Car bombardé PCA de la GNPC, Edrissa Jobe y a trouvé un système bien huilé de collecte de rétro-commissions via des intermédiaires qui reçoivent les commandes d'hydrocarbures et effectuent les livraisons dans le marché local gambien pour la GNPC. Les rétro-commissions, payées par les intermédiaires en dollars US, étaient ensuite redistribuées à tous les cols blancs de la GNPC, jusqu'au grand patron, Yahya Jammeh. Edrissa Jobe a d'abord joué le jeu, puis tenté de mettre la main sur le système juteux de ces rétro-commissions sans succès. Tous ses efforts ayant échoué, l'oligarque de Jammeh a alors demandé que les livraisons d'hydrocarbures soient directement effectuées à son groupe ATLAS, dont TOTAL et Elton, sans intermédiaires. Refus catégorique du directeur général de la GNPC Momodou Badjie et de son clan, qui ne veulent pour rien au monde lâcher leur morceau, ayant la conviction que Yahya Jammeh, leur patron, ne les laisserait jamais tomber. Edrissa Jobe qui, lui aussi croit avoir le soutien entier de Jammeh, a alors démissionné de son poste de PCA, emportant avec lui beaucoup de secrets du monde opaque des hydrocarbures de Yahya Jammeh.
Une situation qui a mis le leader gambien dans tous ses états. Il a alors décidé de punir tous les protagonistes de cette bataille des rétro-commissions «qui n'avaient qu'à manger et se taire», selon une de nos sources à Banjul. Jammeh a actionné la NIA, sa police secrète, qui a lancé une vague d'arrestations, n'épargnant pas Momodou Badjie et encore moins Edrissa Jobe, les deux grands cols blancs du festin de dollars à la GNPC. Les deux hommes et leurs collaborateurs ont d'ailleurs été présentés, il y a quelques jours, par la télévision nationale gambienne comme étant les cerveaux du plus grand scandale, depuis l'arrivée de Yahya Jammeh au pouvoir, en 1994.

Tombouctou: Dix camions affrétés par la Minusma incendiés jeudi

Nord du Mali: huit à dix personnes tuées dans de nouvelles violences
Des véhicules de la Minusma sécurisent l'aéroport de Kidal, dans le nord du Mali. © RFI / David Baché

Selon des sources concordantes, dix camions transportant des logistiques de l’ONU ont été “incendiés”, jeudi 30 juin à Tombouctou, par quatre hommes armés.

Les faits se sont déroulés jeudi vers 13h dans la Commune de Haribomo, à moins de 30km de Bambara Maoude. Sur l’axe qui relie la localité et la ville de Tombouctou.
Selon nos informations, il s’agit du convoi logistique d’un contractant de la mission de l’ONU au Mali. “Il était composé d’au moins une dizaine de camions”. Le convoi tentait de regagner la ville de Tombouctou quand il a été pris pour cible par les quatre assaillants. Armés, ils circulaient sur sur deux motos, entre Bambara Maoude et Tombouctou.
Les mêmes sources indiquent qu’ils ont fait descendre les occupants des différents véhicules avant d’incendier les camions. “Les six ont totalement brulé et les quatre autres partiellement”. Cependant, selon nos informations, il n’y a pas eu victime.
Présente au Mali depuis 2013, la Minusma est considérée comme la mission la plus dangereuse de l’histoire des Nations-Unies. Elle est régulièrement victime d’actes terroristes. Face, le conseil de sécurité l’a renforcée mardi lors du renouvellement de son mandat

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Le plus grand défi auquel le Congo se trouve confronté aujourd’hui est celui d’un retour à la terre tout à la fois coordonné et respectueux de l’environnement. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en désertant les campagnes pour s’entasser dans les villes et accéder ainsi à la modernité la majorité des citoyens a délaissé ce qui constitue la véritable richesse de notre pays, à savoir les immenses étendues de terres, de forêts, d’étangs et de rivières où peuvent être cultivées toutes sortes de plantes, élevées toutes sortes de bétails, pêchées toutes sortes de poissons.
Alors que le Congo s’est doté depuis vingt ans d’infrastructures routières, ferroviaires, aériennes, navales, fluviales adaptées à son ambition de devenir la porte d’entrée du Bassin du Congo, ses campagnes demeurent désespérément vides et l’essentiel des produits destinés à l’alimentation de ses populations urbaines continue d’être importé à grands frais. Une situation économique absurde qui pèse lourdement sur l’économie nationale et qui va à l’encontre de la politique de désenclavement menée à grands frais par les autorités de la République.
Avec ses 342.000 kilomètres carrés de surface territoriale, ses 1.500 kilomètres de distance entre l’Océan et la frontière centrafricaine, ses dizaines de cours d’eau affluant vers le fleuve Congo, ses milliers d’hectares de forêt exploitables, notre pays dispose d’un capital qu’il n’a pas su jusqu’à présent mettre en valeur comme il convient. Il vit en quelque sorte pauvre, désargenté, démuni, mais assis sur un trésor qui lui permettrait de se positionner en quelques décennies parmi les pays les plus riches du continent africain s’il plaçait cette question au cœur de son programme de développement.
Dans le moment difficile que nous vivons, où l’abaissement brutal des cours des matières premières énergétiques et minérales impacte durement notre économie, il est évident que tout doit être fait pour organiser le retour à la terre de ceux et celles qui l’ont désertée en cédant aux mirages de la ville. Tout à commencer par la formation des nouvelles générations sans lesquelles la mise en valeur de nos richesses naturelles continuera de relever de l’utopie. Ne nous faisons donc pas d’illusion : C’est ainsi et pas autrement que nous parviendrons à résoudre nos problèmes présents.

Idrissa Seck fait la comparaison entre Macky Sall et Me Abdoulaye Wade : « Macky a copié tous les défauts de Wade sans avoir une seule de ses qualités »

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