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lundi 1 février 2016

Le dernier envol de Jean-Marie Doré

Celui que le journal satirique avait surnommé, ‘’le Lapin Doré’’, a tiré sa révérence dans la dignité. Après les rumeurs soulevées par le tweet de Bah Oury vice-président de l’Ufdg, qui ont couru sur la mort éventuelle de Jean-Marie Doré président de l’UPG (Union pour le progrès), député à l’Assemblée nationale et ancien premier ministre lors de la transition sous la junte milliaire en 2009, le tôlier de la politique guinéenne a finalement rendu l’âme à l’âge de 77 ans, dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 janvier.






Jean-Marie Doré, selon nos informations, était malade et s’était rendu il y a quelques temps à Paris pour des soins. Il avait par la suite regagné Conakry le 24 janvier, pour poursuivre sa convalescence au milieu des siens.
Lorsque les rumeurs ont commencé à courir sur sa mort, il était déjà dans une situation critique. Fatigué par l’âge, couronné par un long parcours et le combat politique, la faucheuse a finalement eu raison de lui, il y a 72 heures. Les hommages de la classe politique en sa mémoire se multiplient depuis l’annonce de sa disparition « J'ai perdu un ami, un combattant de la liberté. La démocratie guinéenne est en deuil. Dors en paix JMD » a notamment tweeté le président  Alpha Condé. A longueur de colonnes et d’ondes, chacun témoigne et dit sa part de vérité sur l’illustre disparu.
La disparation de JMD connu pour ses prises de position controversées, son franc-parler légendaire, qui ont forgé en lui une certaine carrure politique, laissera irrémédiablement un grand vide sur l’arène politique guinéenne.

Candidature au poste de Directeur Exécutif du PNUE : La Mauritanie se mobilise pour Ibrahima Thiaw


Candidature au poste de Directeur Exécutif du PNUE : La Mauritanie se mobilise pour Ibrahima Thiaw L'Eveil Hebdo - La Mauritanie se mobilise pour la candidature de notre compatriote M.IBRAHIMA Thiaw au poste de Directeur Exécutif du PNUE.

Pour une fois le pouvoir soutient un candidat de poids, qui possède un background lui permettant de franchir le pas avec une expérience et surtout une expertise reconnue. Notre pays a sorti la grosse artillerie pour atteindre cet objectif, en misant sur un cheval gagnant.

Mieux, le Président de la République va demander à ses pairs lors du prochain sommet de l’UA, qui s’ouvre dans quelques jours à Addis-Abeba, leur appui, pour la réussite de la candidature mauritanienne.

Qui est Ibrahima Thiaw

M. Ibrahim Thiaw est le Directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et Secrétaire général adjoint de l'Organisation des Nations-Unies. Il a servi dans cette position depuis sa nomination par le Secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-moon en Août 2013. M. Thiaw joue un rôle crucial en fournissant leadership et élaboration de la vision stratégique et la direction de l'organisation.

Il assure la supervision directe à l'élaboration du programme de travail et joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre du mandat et de la gestion de l'organisation du PNUE, ainsi que l'avancement de la performance et de réforme interne en cours. M. Thiaw contribue également à catalyser l'engagement politique du PNUE avec les gouvernements et la relation avec les organes directeurs du PNUE, y compris l'Assemblée de l'environnement des Nations Unies.

Avant sa nomination en tant que Directeur exécutif adjoint, M. Thiaw a servi comme directeur de la Division de la mise en œuvre de la politique environnementale (DEPI). En tant que Directeur de la Division, M. Thiaw a été responsable de la conceptualisation et de la gestion des activités du PNUE dans deux de ses domaines thématiques essentiels ciblés- la gestion des écosystèmes; et les conflits et les catastrophes. Il a également géré la composante d'adaptation au changement climatique sous-thème du PNUE.

Avant de rejoindre le PNUE en 2007, M. Thiaw a travaillé en tant que directeur régional de l'UICN pour l'Afrique de l'Ouest et plus tard en tant que Directeur général par intérim de l'UICN. Avec 33 ans d'expérience de fond dans les domaines du développement durable, la gouvernance de l'environnement et gestion des ressources naturelles aux niveaux national, régional et international, M. Thiaw a été couronnée de succès dans le développement et la mise en œuvre à grande échelle, des programmes et des projets environnementaux mondiaux et en traiter de la gestion complexe et les défis organisationnels.

M. Thiaw est titulaire d'un diplôme d'études supérieures en techniques de produits forestiers et la forêt.

Mahamat Saleh Annadif, Chef de la MINUSMA aux medias : “Prenons le verre à moitié plein au lieu de le prendre à moitié vide”

Mahamat Saleh ANNADIF, nouveau Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies (RSSG) et Chef de la MINUSMA au Mali
Mahamat Saleh ANNADIF, nouveau Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies (RSSG) et Chef de la MINUSMA au Mali

Un mois après son arrivée au Mali comme représentant spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies et Chef de la MINUSMA, le Tchadien Mahamat Saleh Anndif a rencontré les hommes de media ce mardi 26 janvier 2016 à la Maison de la Presse. Cette rencontre avait pour objectif de discuter et d’échanger sur l’activité socio-politique de la MINUSMA, son mandat, la rencontre récente d’Alger entre autres questions.
On pouvait noter la présence du Général Hervé Gomart, Chef d’Etat-Major de la Force, Koen Davidse, Représentant adjoint en charge des Affaires politiques, Madame Mbagaranga Gasarabwe, Représentante spéciale Adjointe et Coordinatrice de l’Action Humanitaire, M. Christophe Membelli Valloire, Chef des Opérations de la Police de la MINUSMA et de plusieurs autres personnalités.
Le patron de la MINUSMA a d’abord présenté ses vœux les meilleurs aux hommes de media. « Je veux que les hommes de media aillent vers l’information. Il faut laisser de coté les rumeurs, la porte est grandement ouverte à la presse à tout moment, partout et en toute circonstance », a déclaré Mahamat Saleh Anndif. Pour lui, s’il y a une faillite dans la communication pour faire comprendre que la MINUSMA est là pour assurer la paix et la sécurité, c’est la faute à nous tous et surtout aux hommes de media.



S’agissant du retour de l’administration, de l’armée, du drapeau malien, de nombreuses activités sont quotidiennement menées dans le cadre du processus pour arriver à cette fin. « Positivons les choses. Prenons  le verre à moitié plein au lieu de le prendre à moitié vide. Je ne m’aventurerai pas à donner un délai mais ça va arriver. C’est une étape du processus certes lente,  mais elle progresse de façon sûre et certaine » a-t-il  souligné.
Sur les questions du cantonnement des ex-combattants, les attaques sporadiques, le Chef de la MINUSMA, a indiqué que c’est justement pour trouver une solution qu’il y a eu la récente rencontre à Alger. « Il était établi que la mise en œuvre de l’Accord prenait du retard. C’était extrêmement important que les parties prenantes, les observateurs, les acteurs puissent se retrouver à cette rencontre qu’on a appelée ‘’réunion de concertation’’ pour donner un signal politique fort aux différents acteurs de la crise malienne  particulièrement aux signataires de l’Accord afin qu’ils accélèrent le processus », a-t-il expliqué.
Et d’ajouter « Je comprends les nombreuses attentes suscitées par l’Accord de Paix et de Réconciliation Nationale et les difficultés à surmonter. Avec le concours de mes frères et sœurs maliens, j’espère relever ces défis et être ainsi à la hauteur de la confiance qui vient d’être placée en moi ».
Il a aussi réitéré sa volonté de voir la MINUSMA, remplir toutes les missions qui lui ont été confiées par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, conformément à son mandat. « La MINUSMA fera en sorte que la paix, la stabilité et la sécurité reviennent au Mali ».
Il est important de souligner que Anndif n’est pas à son premier poste de responsabilité. Ministre des Affaires Etrangères du Tchad, Secrétaire Général de la Présidence, il a été représentant permanent de l’Union Africaine en Somalie et Chef de la Mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM). Il a aussi occupé plusieurs autres postes de responsabilité.

J.A., le Cheikh et les talibés (par François Soudan, Jeune Afrique)

SÉNÉGAL : J.A., le Cheikh et les talibés (par François Soudan, Jeune Afrique)

Peut-on sourire de tout et avec tous ? La réponse, à l'évidence, est non.

Afin d’ironiser à propos de ceux qui, au Sénégal, ne font pas la différence entre un boubou et une robe, avec toutes les déductions infondées qui en découlent, le caricaturiste Damien Glez a publié le 28 janvier sur notre site internet un dessin dans lequel est reproduite l’unique photo connue de Cheikh Ahmadou Bamba, rappelé à Dieu en 1927.

Utilisée pour illustrer un article portant sur un sujet aussi sensible que l’homosexualité, cette représentation a été vécue par de nombreux fidèles de celui qu’on appelle aussi Serigne Touba (« le grand marabout de Touba ») comme un choc et une agression. Devant le tsunami de protestations, le dessin de Glez a été supprimé de notre site au bout de quelques heures, sans que ce retrait – et les excuses qui l’accompagnaient – ne mette un terme aux réactions parfois menaçantes qu’il a suscitées.

En appelant au calme et en acceptant nos regrets, les responsables de la confrérie des mourides, son khalife général en tête, se sont placés dans le sillage de ses enseignements

Soyons clairs : nous n’aurions pas dû publier ce dessin dont nous avons, à l’évidence, mésestimé l’impact négatif. J.A. a pour règle de n’insulter la foi et les convictions de personne. Pour nous – et nous l’avons répété lors du drame de Charlie Hebdo -, le droit au blasphème n’est ni un devoir, ni consubstantiel à la liberté d’expression. Le but de Glez et de notre site internet n’était d’ailleurs pas, on l’aura compris, de blesser, encore moins de porter atteinte à la figure vénérée du Cheikh. Mais il est des moments où le regard du lecteur est en totale contradiction avec les intentions de l’auteur. Dans ce cas, il faut savoir battre sa coulpe.

Soufi, poète, théologien, résistant anticolonial, Cheikh Ahmadou Bamba incarnait un islam de paix, de dialogue et de modération. En appelant au calme et en acceptant nos regrets, les responsables de la confrérie des mourides, son khalife général en tête, se sont placés dans le sillage de ses enseignements. Il n’en va pas de même, hélas, de ceux qui se sont distingués par des appels à la censure contre J.A. « Lorsque l’un de vous se met en colère, qu’il se taise ! » a dit le Prophète. Car « Allah est doux et il aime la douceur en toute affaire ».

Election présidentielle : André Okombi- Salissa annonce sa candidature

Dans une déclaration faite le 30 Janvier à Brazzaville devant les responsables et militants  de la plateforme  IDC-Frocad, le président de l’Initiative pour la Démocratie au Congo (IDC), André Okombi-Salissa a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 20 mars prochain.
« Nous avons trouvé d’innombrables raisons de prendre part à cette élection. La première, c’est qu’il faut être dans cette course pour la contrôler, pour lui restituer sa vraie nature. La deuxième, c’est que le peuple étant souverain, il peut choisir à n’importe quel moment de son histoire de lui donner le sens que bon lui semble», a-t-il dit avant d’ajouter :« notre peuple a une histoire faite de courage et de détermination. Je ne doute pas un seul instant qu’il saura se donner les moyens de relever la tête, pour continuer son histoire à côté des autres peuples de la terre. »
Le président de l’IDC a en outre fait savoir  qu’il voudrait être à côté de tous les Congolais quand ils se lèveront pour se réapproprier leur destin.  Pour réaffirmer l’égalité de tous devant la loi, pour rétablir la liberté de penser, d’expression, de circuler, bref, toutes les libertés et tous les droits.
« Je suis là pour parler du Congo,  de ce que nous avons tous de bien précieux » a-t-il renchéri.
Selon lui, être président c’est se dévouer à l’intérêt général, c’est préserver l’Etat, son intégrité et son unité face à la corruption et à la puissance de l’argent.
Il refuse que tout procède d’un seul homme, d’un seul raisonnement, d’un seul parti.