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mardi 2 juin 2015

COUP D'ETAT MANQUE EN GAMBIE : Les succulentes révélations du Washington Post

COUP D'ETAT MANQUE EN GAMBIE : Les succulentes révélations du Washington Post
Le très crédible journal américain, le Washington Post, a apporté ce lundi davantage de lumière sur les circonstances ayant permis au dictateur gambien Yahya Jammeh, d'échapper à une énième tentative de coup d’État, le 30 décembre 2014, à Banjul. 
Le Washington Post révèle en effet que les autorités américaines ont contribué à sauver le régime du maître de la State House de Banjul en le tenant au courant de l'imminence de l'entreprise de déstabilisation qu'il a pu déjouer, au prix de quatre morts chez les putschistes dont il garde jusqu'ici les corps comme des trophées de guerre. 
Les révélations du Washington Post tombent alors que certains des putschistes répondent encore de leur implication supposée ou réelle dans cette histoire devant des tribunaux américains. Or, révèle le journal, il est temps de faire la lumière sur certaines zones obscures de cette histoire puisque le gouvernement américain n'a pas tout dit sur le rôle qu'il a joué pour sauver Yahya Jammeh.
Le journal affirme que les services secrets américains du FBI surveillaient les conspirateurs anti Jammeh durant toute leur phase de préparation sur le sol des Etats- Unis. Au finish, l'administration Obama avait secrètement averti certaines autorités, en Afrique de l'Ouest, de l'imminence de ce qui se tramait contre le régime de Banjul.
 
Les Services américains avaient interrogé un putschiste 
Mieux, révèle le Washington Post qui cite trois agents anonymes du FBI, les services de contre-espionnage des États-Unis ont interrogé en début décembre 2014 le cerveau des putschistes, le lieutenant Lamin Sanneh, à son domicile dans le Maryland, alors même que les détails du coup d’État étaient restés secrets. Le Washington Post indique que lors de cet interrogatoire, le FBI voulait
savoir à quelles fins Lamin Sanneh avait acheté un billet d'avion en partance pour le Sénégal et la Gambie. 
 
Selon le journal américain, au moment même où Lamin Sanneh était interrogé dans le Maryland, un second putschiste qui était déjà arrivé en Gambie pour préparer le coup d’État avait confié à certains des conspirateurs qu'il avait également été contacté par un agent fédéral américain. Peu de temps après, plusieurs indices suggéraient déjà que les autorités gambiennes avaient reçu une information selon laquelle un complot se tramait.  
Un Etat voisin du Sénégal a été informé du projet de coup d’Etat… 
Malheureusement pour eux, les putschistes ont décidé de continuer malgré tout, après qu'un indicateur gambien leur a assuré qu'il n'y avait pas de danger à la poursuite de leur opération. Ce qui était une erreur de calcul fatale, selon le Washington Post. Car, révèle le journal, ce que les  putschistes ignoraient alors, c'est que le FBI avait déjà informé le Département d’État que ses agents avaient des préoccupations sérieuses au sujet des activités suspectes de Sanneh et qu'il avait quitté les États-Unis. À son tour, révèle le Washington Post, le Département d'Etat a alerté les autorités d'un pays proche du Sénégal et de la Gambie que le lieutenant Lamin Sanneh était sur le point d'entrer dans la région. Selon le Washington Post, le Département d’État espérait que les autorités du pays en question allaient alors intercepter Lamin Sanneh et neutraliser son projet. Mais là aussi, souligne le Washington Post, Sanneh a réussi à passer à travers les mailles du filet. Et comme les autres  conspirateurs, il s'est introduit au Sénégal et a effectué sans anicroche le voyage en Gambie voisine où il a été tué lors de son opération. Le Washington Post qui dit ignorer comment les autorités gambiennes ont su avec précision les derniers détails du coup, affirme que les éléments du régime de Jammeh étaient suffisamment bien au courant au point de préparer le guet-apens qui a été fatal à quatre des putschistes dont les corps sont toujours à la morgue de l’hôpital de Banjul. 
Rodney Ford, un porte-parole du Bureau du Département d’État pour les affaires africaines, a refusé de commenter l'article du Washington Post tout comme le porte-parole du FBI Kyle Loven, selon le journal.
 

lundi 1 juin 2015

Les nouvelles élucubrations homophobes de Yahya Jammeh

Yahya Jammeh (droite) avec son homologue ghanéen, février 2013 / Reuters
Yahya Jammeh (droite) avec son homologue ghanéen, février 2013 / Reuters



 

Selon le sulfureux président gambien, les gays sont une menace pour l'existence humaine.

Yahya Jammeh, le dictateur gambien, a une obsession: les gays. Cela commençait à faire longtemps qu’on ne l’avait pas entendu sur la question.
Dans son pays, il a mis en place un véritable système d’exception et de terreur à l’encontre des homosexuels, au point qu’il est devenu leur bête noire. Le «fou de Banjul» n’en manque pas une pour cracher sa haine contre les homos, les envoyer en prison ou pour carrément les condamner à mort. Mais surtout il se fait un malin plaisir de le faire savoir à la communauté internationale (qui, curieusement, ne bronche pas trop non plus).
Ainsi, il a profité de la tribune de la dernière Assemblée générale des Nations unies, à New York, fin septembre, pour sortir une énième ineptie à l’encontre des gays.
«L’homosexualité sous toutes ses formes, en plus d’être un péché, est une offense contre Dieu et une menace pour l’existence humaine», a-t-il déclaré, avec tout le sérieux du monde.
Le site d’information sud-africain The New Age revient sur ces déclarations, en rappelant que Yahya Jammeh ne s’est pas contenté d’attaquer les gays. Il a aussi tancé l’Occident qui, selon lui, «veut promouvoir l’homosexualité».Il est manifestement le seul à comprendre ce qu'il veut dire. Et, franchement, on se passerait bien de comprendre ce que toutes ses élucubrations signifient.

Car ce type qui se traîne partout, un exemplaire du Coran à la main droite et une baguette de magicien vaudou et des chapelets étranges de l'autre, fait davantage penser à un mauvais féticheur qu'à un homme d'Etat capable d'avoir la moindre réflexion sérieuse sur la marche du monde et les évolutions des sociétés. Et il va bien falloir que quelqu'un lui dise de se taire, s'il ne sait rien dire d'autre que des horreurs sur des êtres humains comme lui. On ne peut pas pas brandir le Coran à tout bout de champ et penser qu'il y a des êtres humains (donc y compris les LGBT) qui n'en sont pas. Ça n'a pas de sens.
Yahya Jammeh ne réussit même pas l'exploit d'être un guignol lambda. Au moins parce que les guignols, eux, font rire. Ses propos sont absurdes, pathétiques et dangereux. Les dernières déclarations de celui qui est au pouvoir en Gambie depuis 1996 montrent bien que les gays sont loin d'être une menace pour l’existence humaine. Bien au contraire, c’est lui qui est un véritable danger public.
L’on se souvient qu’en 2008, il avait donné un ultimatum de 24 heures à tous les gays pour quitter le pays, au risque de se faire couper la tête. Et il ne plaisantait pas, puisqu’il avait ajouté que si vous êtes homosexuel et que vous êtes en Gambie, alors «vous êtes au mauvais endroit». Au moins sur ce point, on est d’accord avec lui.

Prochaine visite en Chine de la ministre du Tourisme capverdienne

Leonesa Fortes, ministre capverdienne du Tourisme, de l'Investissement et du Développement des Affaires
PRAIA, (Xinhua) -- Leonesa Fortes, ministre capverdienne du Tourisme, de l'Investissement et du Développement des Affaires, effectuera à partir du 1er juin une visite de cinq jours en Chine dans le but de faciliter des partenariats entre entreprises capverdiennes et chinoises intéressées par l'exploitation des ressources marines et du sel ainsi que l'industrie de la pierre de taille ornementale, annonce-t-on de source officielle à Praia.
A la tête d'une importante délégation, elle participera à la deuxième session de Commission mixte de coopération économique, technique et commerciale entre les deux pays. Au cours de son séjour, Mme Fortes va passer en revue avec les autorités chinoises, la coopération avec la Chine dans plusieurs domaines, notamment économique, commerciale, technique et des projets d' infrastructures en cours de réalisation depuis la première réunion de la Commission mixte en 2009.
La ministre examinera avec les autorités chinoises les possibilités deFINANCEMENTS pouvant constituer une alternative aux financements traditionnels pour les projets à risque élevé, indique-t-on de même source.
En plus des conversations officielles, la ministre capverdienne a l'intention d'attirer les Chinois au Cap-Vert pour des visites techniques, des expositions, des missions commerciales et des événements, afin de faciliter le développement de partenariats entre les entreprises.
Elle a souligné à cet égard, les possibilités offertes par la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest, groupant 15 pays dont le Cap-Vert), qui nécessitent desINVESTISSEMENTS de la part des entreprises chinoises au Cap-Vert.
L'impact de la coopération chinoise dans le développement économique et social du Cap-Vert sera examiné ainsi que l'état d' exécution des mesures annoncées lors du forum de coopération Chine- Afrique et du forum pour la coopération économique entre la Chine et les pays de la langue portugaise.

Le Roi Mohammed VI a déposé une gerbe de fleurs à la mémoire d‘Amilcar Cabral

Le Roi Mohammed VI s’est rendu samedi à la forteresse da mura, actuel Etat-major général de l’Armée où il a déposé une gerbe de fleur dans le mausolée d’Amilcar Cabral père de la nationalité bissau-guinéenne.
Accompagné du président de la République de Guinée Bissau, M. José Mario Vaz, le Roi Mohammed VI a été salué à son arrivée par l’inspecteur général de l’armée bissau-guinéenne, les inspecteurs des forces terrestre, aérienne et navale, ainsi que par les commandants des grandes unités militaires de Guinée Bissau.
Le souverain marocain et le Président bissau-guinéen ont par la suite passé en revue un détachement de la police militaire qui rendait les honneurs
Le souverain marocain séjourne depuis jeudi en Guinée Bissau deuxième étape d’une tournée qui L’a conduit au Sénégal et qui Le conduira ensuite en Côte d’Ivoire et au Gabon.
Une quinzaine d’accords de partenariat dans différents domaines de coopération ont été signés entre les deux pays durant cette visite.

ETATS GENERAUX DE LA SOCIETE CIVILE : La PCUD passe à la vitesse supérieure


Kindia, une préfecture située dans la basse-côte guinéenne se trouvant à 135 Km de Conakry, a abrité du 28 au 29 mai 2015, une concertation entre les différentes faitières composant la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), dans le cadre d’une mise en place des organes de pilotage pour l’organisation des états Généraux société civile, prévue dans la première semaine du mois de juin.
Une soixantaine de délégués venus des différentes organisations de la société civile guinéenne, ont pris part à cette concertation. Cette cérémonie a connu la présence  entre autres, de Dr Makalé Traoré, Dr Sékou Goureissy Condé, Moussa Paraya Diallo, Richard Kourouma du PNUD, Mouctar Diallo du PROJEG et bien évidemment l’initiateur du projet des Etats généraux de la société civile, Abdourahmane Sanoh.
Dans son intervention, le  vice-président de la PCUD, Youssouf Donzo a mis  l’accent  sur la divergence des points de vue des acteurs de la société civile, mais qui concourent à un même but : faire en sorte qu’il y ait un contre-pouvoir dans le pays, pour pousser les autorités à prendre en compte les préoccupations des citoyens.
Dans le même esprit, il a indiqué que la Guinée a fortement besoin d’une société civile performante, dans le but d’amener les autorités au plus haut niveau de l’Etat à se préoccuper des problèmes des citoyens guinéens. ‘’Le tout dans le but de trouver des perspectives claires pour un développement équilibré et harmonieux de la Guinée’’, a-t-il déclaré.
Quant à Dr Sékou Goureissy Condé, il a largement rendu hommage aux pionniers du mouvement syndical guinéen, et de l’indépendance nationale, qui ont posé des jalons de la société moderne en Guinée. ‘’La société civile qui est un contre-pouvoir très respecté sous d’autres cieux, est aujourd’hui orpheline en Guinée, du manque criard de confiance, et est minée par des querelles de leadership’’, a-t-il signalé.
Pour le président de la PCUD, Abdourahmane Sano, l’organisation de ces états généraux de la société civile va permettre de corriger de nombreuses erreurs, que la société civile guinéenne a connues dans ces derniers moments. Pour cela, il a demandé que toutes les structures faisant partie de la société civile du pays, s’impliquent pour la réussite cet important événement.   
Pour terminer, Dr Makalé Traoré de la COFFIG  a été unanimement désignée  par ses pairs réunis à Kindia, comme adjointe de M. Abdourahmane Sano de la plate-forme des citoyens unis pour le développement, PCUD, dans le cadre des préparatifs des états généraux de la société civile guinéenne