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jeudi 26 mai 2016

Elections municipales : Et voici le top Ten !

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a livré les résultats provisoires des élections municipales dans la nuit du 25 mai 2016 à son quartier général. 156 693 candidats se sont disputés 18 955 sièges sur les 19 212 sièges à pourvoir au départ. Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), l’Union pour le progrès et le changement (UPC) et le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) occupent le trio de tête.


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Elections municipales : Et voici le top Ten !Ces élections municipales n’avaient pas suscité un grand engouement au sein de la population. Avec un taux de participation de 47,65% ce scrutin est celui qui a mobilisé le moins d’électeurs depuis que Me Barthélémy Kéré est à la tête de la CENI. Dans les 365 communes où le vote a été administré, l’écart de présence entre les partis, formations politiques et regroupement d’indépendants était assez important.
Sur les 363 communes dans lesquelles il était présent, le MPP a raflé 11 167 sièges soit 58,91% des sièges à pourvoir. Son dauphin, l’UPC, remporte 3 051 sièges dans 289 communes. La différence de sièges est de 8 116. Le CDP, ancien parti au pouvoir ayant remporté 18 sièges à l’assemblée nationale, conforte sa place de 3e force politique au Burkina Faso avec 2 134 sièges pour ces municipales. La quatrième place revient au Nouveau temps pour la démocratie (NTD) de Vincent Dabilougou, allié du MPP à l’hémicycle. Il obtient 605 sièges dans 84 communes et devance la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) qui réussit à récolter 453 sièges.
L’ADF/RDA, l’UNIR/PS et le PDS/METBA occupent respectivement la 6e, la 7e et la 8e place avec 317, 290 et 282 sièges. Le RDS et le PAREN complètent le TOP 10 avec 163 et 126 sièges alors qu’ils n’étaient présents que dans 25 et 14 communes.
Des partis, formations politiques et regroupement d’indépendants ayant comptabilisé un score de 0 siège, ce n’est pas ce qui manque. Ils sont une quarantaine. Le LIVNOT BURKINA par exemple n’a pas réussi à glaner un seul siège dans les 8 communes dans lesquelles il était présent. Idem pour l’Union pour un Burkina nouveau (UBN) dans ses cinq communes et le parti pour le développement et la démocratie (PDD).
« C’est bon mais ce n’est pas arrivé », a dit Jean Hubert Bazié après que l’Union des révolutionnaires pour le Faso a remporté 15 sièges dans sept communes du Passoré, de la Sissili et du Sanguié. « Mais l’essentiel est d’avoir participé à l’éveil de la conscience populaire et à la vie civique du pays », a-t-il dit. Pour la faible participation des Burkinabè à ces élections, l’ancien député du Conseil national de la Transition, l’attribue à la déception des prémices du nouveau pouvoir. En général, il salue le caractère apaisée des élections même si des difficultés ont été constatées lors du vote et que le scrutin n’a pas eu lieu dans les communes de Béguédo, Zogoré et Bouroum-Bouroum.
A ces communes, le président de la CENI a ajouté les villages de Tioussa, Badara Sambla, et les autres villages de Dapélogo où des conflits ont été observés entrainant du coup la non-ouverture de bureaux de vote. « Ces différentes situations, souligne Me Barthélémy Kéré, constituent des points d’insatisfaction de la mise en œuvre du processus électoral »l. C’est pourquoi, il a de nouveau interpellé la classe politique, la société civile et le gouvernement « afin que le sursaut démocratique se crée pour un ancrage définitif de la démocratie et de l’Etat de droit ».
En attendant, les candidats disposent, conformément à l’article 262 bis du code électoral, d’un délai de 7 jours pour contester les résultats de ces élections municipales devant le Conseil d’Etat.
HBF
Lefaso.net

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