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jeudi 26 juin 2014

L’anticipation salutaire du gouvernement


Rien ne sert de courir, il faut partir à point, dit-on. Cette assertion, le gouvernement burkinabè l’a bien comprise. Depuis l’initiative de la célébration tournante de la fête de l’indépendance dans les chefs-lieux de régions, jamais le gouvernement n’a engagé de si tôt, le compte à rebours, comme il le fait en ce moment. Le 11-Décembre 2015, c’est dans 18 mois. Mais d’ores et déjà, pendant qu’à Dédougou, les populations sont à pied d’œuvre et s’activent à être au rendez-vous, le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, lui a déjà le regard  tourné vers la prochaine étape. A Kaya, ville-hôte de la célébration du 55e anniversaire de l’accession du Burkina Faso à la souveraineté nationale, le chef du gouvernement y était le lundi 23 juin 2014. Avec ses services techniques et les autorités régionales, il a fait le tour des sites devant servir à la construction des infrastructures. Le combat est engagé donc, sur deux fronts : Dédougou et Kaya. Il n’y a pas de temps à perdre. Pour M. Tiao, plus tôt on commence, mieux on évitera les protocoles de dernière minute. Evidemment que celui qui se prend tôt dans l’organisation d’un événement important se donne les chances de le réussir. Et cela, le chef du gouvernement l’a compris. Comme il rêve d’aller loin, il ménage sa monture à temps pour défier tous les aléas et les imprévus.  Une démarche anticipative à saluer, qui se justifie par les retards constatés dans la réalisation d’infrastructures dans les régions ayant déjà accueilli la manifestation. On se rappelle qu’à Koudougou, en dépit du fait que la ville a eu deux années pour préparer la célébration du 53e anniversaire de l’indépendance, crise de 2011 oblige, plusieurs chantiers n’ont pas été achevés à bonne date. La ville de Dori a réussi son « 11-Décembre». Il n’en demeure pas moins que des parcelles ont été retirées à des entreprises défaillantes et des contrats résiliés pour non-respect des délais d’exécution. Du reste,  c’est pour éviter les écueils de cette nature qu’à Koudougou, en 2012, le président du Faso, Blaise Compaoré avait donné le ton. Il avait demandé aux acteurs impliqués dans l’organisation du « 11-Décembre » de fournir plus d’effort dans la réalisation des infrastructures. Ce qui pourrait éviter les soucis de dernière minute. Un appel qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Et aujourd’hui, les populations peuvent saluer l’engagement et la détermination des autorités au plus haut niveau de l’appareil d’Etat en faveur de la réussite de l’événement dans leurs localités respectives. Le chef du gouvernement, Luc Adolphe Tiao, préoccupé au premier chef par ces grands rendez-vous, prend le bal à son compte. Il faut  tenir le pari, vaille que vaille, de la célébration annuelle de la fête de l’indépendance. Vivement que cette rigueur perdure et serve d’exemple aux uns et aux autres, puisqu’une cérémonie d’une telle envergure est l’affaire de toute une nation. Vu le nombre d’invités attendus à cette occasion, il y a lieu de consacrer toutes les énergies qui s’imposent. Il faut donc mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. A Dédougou, les travaux ont débuté dans le premier trimestre de l’année.  Plus que jamais, cette anticipation des autorités burkinabè dans l’organisation tournante du 11-Décembre dans les régions du Burkina est à saluer, à sa juste valeur, car elle permet d’être prêt à temps.


Wanlé Gérard COULIBALY
gerard_coul@yahoo.fr      






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