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mercredi 25 juin 2014

La fondation Ikia Sassou construira des maisons des veuves au Congo

CONGO BRAZZAVILLE, (CONGOSITE) - Les douze départements du Congo seront dotés des maisons dites des veuves qui seront construites par la fondation Ikia Sassou, a annoncé le 24 juin à Brazzaville, le vice-président de cette structure, Driss Senda.


Une vue des veuves
Une vue des veuves
Il a également annoncé le lancement d’une réflexion sur les conditions des veuves et des orphelins en République du Congo dans le but d’identifier les maux auxquels ils sont confrontés et de proposer des remèdes. Ces maisons des veuves serviront ainsi de lieu d’information, de conseil et d’assistance aux femmes ayant perdu leur époux. 

Le vice-président de la fondation Ikia Sassou s’est exprimé au cours d’une rencontre organisée dans le cadre de la journée internationale des veuves, célébrée le 23 juin de chaque année. 

Dans le message du gouvernement relatif à cette journée, la ministre des affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire Emilienne Raoul a souligné la situation «de précarité et parfois de grande détresse» que vivent des veuves. 


«Les résultats de ’’l’étude sur la situation de la famille au Congo’’, réalisée en 2007 par le ministère en charge des affaires sociales, révèlent que sur un échantillon de 1984 ménages, les femmes veuves chefs de ménages représentent 29,7%. Cette étude a touché aussi bien les veuves du milieu rural que les veuves en milieu urbain», a-t-elle déclaré. 


Mme Raoul a rendu hommage aux associations œuvrant dans la protection juridique des veuves et des orphelins. «Ces associations aident les veuves et les orphelins à monter des dossiers afin de poursuivre en justice les membres de la belle-famille qui veulent s’accaparer des biens du défunt époux et père. Nous encourageons toutes les veuves à recourir à l’information pour mieux se protéger et protéger leurs enfants», a-t-elle dit. 

Pour sa part, la présidente de l’association des femmes juristes du Congo, Joséphine Milandou, a rappelé l’existence des textes qui protègent les droits des veuves et des orphelins, à savoir la déclaration universelle des droits de l’homme, le code congolais de la famille de 1984, la constitution du 20 janvier 2002, et d’autres textes. 

En effet, en son article 8, la constitution du 20 janvier 2002 dispose que «tous les citoyens sont égaux devant la loi». De ce fait, la discrimination est prohibée, a expliqué Mme Milandou. «La veuve ne fait pas partie du patrimoine du défunt. A la mort de son mari, elle n’est pas obligée d’épouser l’un ou l’autre membre de la famille de son mari», a-t-elle soutenu. 

Les droits successoraux n’étant dévolus qu’à la femme mariée à l’Etat civil, Mme Milandou a exhorté les filles au mariage officiel afin de pouvoir jouir de leurs droits. «Le législateur congolais a prévu un cadre juridique qui protège les droits de la veuve. Mais, le principal ennemi c’est la coutume», a-t-elle déploré. 

La présidente de l’association des femmes juristes du Congo a souhaité que des maisons des veuves qui seront construites par la fondation Ikia Sassou soient des centres juridiques et judiciaires.

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