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lundi 31 octobre 2016

Guinée-Bissau: impasse dans la nomination d'un nouveau Premier ministre pour sortir de crise politique

Le président bissau guinéen José Mario Vaz
BISSAU, (Xinhua) -- L'impasse politique persiste toujours en Guinée-Bissau malgré la signature de l'accord de Conakry, le 14 octobre, pour sortir le pays d'une crise qui traine depuis plus d'un an.
Le principal point d'achoppement est le choix d'une figure consensuelle pour occuper le poste de Premier ministre, les signataires de l'accord, notamment les deux principales forces politiques du pays, n'émettant pas sur la même longueur d'onde.
L'accord de Conakry, signé sous la houlette du président guinéen Alpha Condé, stipule que le futur Premier ministre sera chargé de former un gouvernement inclusif.
Les acteurs politiques signataires de cet accord continuent de l'interpréter chacun en sa manière, au cours de concertations lancées depuis lundi dernier par le président de la République, José Mario Vaz entre les forces actives de la nation dont les groupes religieux, la société civile et les partis sans siège au Parlement.
"Il est urgent de mettre en œuvre l'accord de Conakry, afin de sortir le pays de cette crise", a déclaré le chef de l'Etat qui a appelé le Parti Africain de l'Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), vainqueur des dernières législatives avec 57 députés et le Parti du Rénovation Social (PRS), deuxième force politique avec 41 députés, à dialoguer.
Pour son côté, le président du PAIGC, Domingos Simoes Pereira, a déclaré que, après l'accord de Conakry, son parti attend que le président de la République "rende public le nom de celui choisi par les signataires de cet accord".
Pour sa part, le secrétaire général de la PRS, Florentino Mendes Pereira a nié l'existence d'un consensus sur le nom du futur chef du gouvernement.
"Il n'y a pas de consensus sur le nom de celui qui dirigera le gouvernement inclusif", a-t-il affirmé.
Compte tenu de ces différentes interprétations, les analystes politiques estiment qu'il sera difficile de trouver une solution consensuelle entre ces deux grandes forces politiques nationales.
A Conakry, les partis politiques, le parlement, le gouvernement et les quinze dissidents du PAIGC ont signé un accord pour former un gouvernement inclusif et consensuel.
Dans cette logique, le président Vaz a proposé à son homologue guinéen et médiateur de la CEDEAO à la crise bissau-guinéenne, Alpha Condé, trois noms : Aladje Mamadu Fadia, actuel directeur national de la BCEAO (Banque centrale de l'Afrique de l'ouest), Augusto Olivais, ancien secrétaire national PAIGC et Umaro Cissoko Embalo très proche du chef de l'Etat.
Aucun de ces trois noms n'a obtenu le consensus des signataires de l'accord de Conakry.
Le PAIGC a porté son choix sur Augusto Olivais tandis que le PRS préfère Umaro Cissoko Embalo pour le poste de Premier ministre.
"Ces points de vue opposés ne permettront jamais la formation d'un gouvernement inclusif", estiment des analystes.
La Guinée-Bissau, l'un des pays les plus pauvres dans le monde est depuis treize mois sans gouvernement légitime, en raison d'un blocage dans le fonctionnement du pouvoir. En août 2015, le président Vaz dissout le gouvernement du Premier ministre Domingos Simoes Peirera. Depuis, la nomination des nouveaux Premiers ministres par le président n'a jamais obtenu le soutien du PAIGC au Parlement.

Guinée: 774 millions de dollars pour l’extension du port de Conakry

Le chinois CHEC, China Harbour Engineering Co Ltd, a signé cette semaine à Conakry, un contrat d’extension et de modernisation des infrastructures du port de la ville d’un montant total de 774 millions de dollars. Contrat signé entre Ding Jialong, directeur général de l’office de la société chinoise en Guinée, et Touré Hawa Keita, directrice du Port autonome de Conakry (PAC).
Financé essentiellement par China Exim Bank, le projet prévoit la construction de 3 postes à quais d’une longueur de 846 mètres linéaires, l’aménagement de 41,6 hectares de terre-plein, la réalisation d’une pénétrante routière de 4 km sur 8,5 mètres de large, avec construction d’une sur-levée de 670 mètres sur la voie ferrée et d’un échangeur de 550 mètres pour la connexion à l’autoroute. La pénétrante sera dotée de deux aires de stationnements pour 600 camions.
A terme, ce projet d’aménagement – qui porte sur la zone Est du port – devra doter le pays d’ouvrages d’accostage et de stockage. D’ailleurs, Conakry voit grand et envisage de devenir le plus grand port de toute l’Afrique de l’Ouest.
A noter que le PAC a, depuis sa création en 1982, bénéficié de financements extérieurs estimés à 100 millions de dollars pour la réalisation de deux grands projets portuaires.
Installée en Guinée depuis 2012, China Harbour Engineering Co Ltd revendique la réalisation de différents projets, notamment l’extension du terminal à conteneur de Conakry, la construction du débarcadère de l’île de KASSA, le dragage du port pétrolier et les travaux du projet Simandou (Forécariah).

Les sénateurs en colère contre le parti au pouvoir Les sénateurs en colère contre le parti au pouvoir

Des sources proches du sénat ont déclaré à Sahara Media que la commission sénatoriale, qui a été constituée par le sénat, au lendemain de l’annonce de la volonté du pouvoir de supprimer cette chambre, est sidérée par la version publiée par le parti au pouvoir à propos de la rencontre entre cette commission et le président de cette formation politique, Sidi Mohamed O. Maham.
Cette source très proche de la commission a affirmé que cette rencontre n’a été qu’informelle, ajoutant que ce qui a été publié par le parti au pouvoir ne reflétait pas la réalité de ce qui s’était réellement passé, ni le point de vue des sénateurs du parti qui rejettent tout referendum populaire qui ne serait pas soumis aux deux chambres du parlement, comme le prévoit la constitution.
La même source ajoute que les propos rapportés sont ceux d’un sénateur proche du président de la chambre, et ne reflètent pas le point de vue des autres.
A l’entame des discussions sérieuses, ajoute la source, le président de l’UPR a demandé la suspension des débats afin d’effectuer la prière du crépuscule, et les débats n’ont plus repris depuis.
Les membres de la commission qui avaient pris la parole, selon la même source, avaient exigé l’application des dispositions constitutionnelles (article 99), qui stipulent que tout referendum populaire relatif à la constitution est assujetti à l’accord des deux chambres parlementaires.
O. Maham aurait déclaré à ses interlocuteurs qu’à ce qu’il sache, le pouvoir n’a pas encore pris une décision à propos de la dissolution du sénat.
La réunion a été houleuse, selon la source, contrairement à celle qu’a tenue le président du parti avec les députés de sa formation.
Au cours de la réunion, l’un des sénateurs a critiqué le déroulement du dialogue qui vient de s’achever « qui aurait du être inclusif avec la participation de toute l’opposition, afin de parvenir à une solution pour la crise que connaît le pays. »
Les sénateurs ont souligné la nécessité de se conformer aux lois et à la constitution.
Ils ont entamé une série de réunions, destinées à évaluer les résultats du dialogue et leur encontre avec le président du parti au pouvoir.
Enfin la commission estime que toute modification de la constitution qui ne respecte pas les principes constitutionnels constitue une menace pour la stabilité, la sécurité et l’unité du pays.

Mali: les obstacles à l’organisation des élections communales

Mali: les obstacles à l’organisation des élections communales
Au Mali, les élections communales sont prévues à la fin du mois de novembre et l'on ne sait toujours pas si elles vont pouvoir être organisées sur tout le territoire. Le dépôt des listes des candidats en tout cas est clôt et toutes les communes n'ont pas de candidats.
Quinze communes n'ont effectivement pas enregistré de candidature pour les élections communales prévues à la fin du mois de novembre. Dans la région de Menaka, qui comporte cinq communes, aucune liste n'a été déposée. Dans les régions de Gao et Kidal, dix autres villes n'ont pas de liste pour les élections. Ces chiffres ont été présentés par le directeur général de l'administration du territoire, Alaye Tessougué.
La question sécuritaire
Il précise également qu'au niveau logistique, toutes les routes aériennes ou terrestres ont été définies pour acheminer le matériel électoral. Les bulletins de vote, eux, vont bientôt être imprimés, assure encore Alaye Tessougué.
Quant à l'organisation de ces élections sur le plan sécuritaire, le colonel-major Idrissa Traoré reste flou. « Vous conviendrez avec nous, dit-il, que la sécurité totale et globale n'existe nulle part dans le monde. » A la question : y aura-t-il des élections dans le nord du pays ? Tout le monde botte en touche. « Il faudra voir avec la Minusma et les partenaires ce qui est possible. »

Doing Business : la Gambie largue le Sénégal au classement

Le Sénégal a amélioré son classement au Doing Business 2017. Son score a évolué de de 49.85 à 50.68. Mais, notre pays s’est moins bien classé que plusieurs pays de la sous-région. En effet, la petite Gambie, enclave à l’intérieur du Sénégal, semble avoir fait plus d’efforts que le Sénégal, pour construire un environnement des affaires capable d’attirer les investisseurs. Elle s’est classée 145ème devant le Sénégal, avec un score de 51.70 au Db 2017.
Mali, Burkina, Cap-Vert, Côte d’Ivoire devant le Sénégal
En plus de la Gambie, beaucoup d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest se sont montrés plus performants dans l’amélioration de l’environnement des affaires. En effet, la Côte d’Ivoire et le Mali qui ont pourtant récemment été frappés par le terrorisme, le Ghana, le Cap vert et le Burkina sont arrivés devant le Sénégal au classement général.
Globalement, en Afrique, 23 pays ont devancé au classement le Sénégal.