Sur l’appréciation du scrutin, 62% des observateurs de la CODEL estiment que le processus était satisfaisant, 20% très satisfaisant, 15% assez satisfaisant contre 3% qui ont trouvé que le processus n’était pas très satisfaisant. Ils étaient 1 056 observateurs de la CODEL à être sur le terrain.
Les faits marquants, les dysfonctionnements et insuffisances constatés
Sur l’organisation et le fonctionnement de la CENI, la CODEL n’a pas trouvé à redire. Elle estime que la CENI a joué sa partition et a collaboré avec toutes les parties prenantes.
La campagne électorale a été qualifiée de : « L’une des plus timides de l’histoire électorale du Burkina Faso »et n’a pas « semblé susciter de grandes mobilisations ni de la part des formations politiques et candidats en lice, et encore moins des citoyens ».
La CODEL a apprécié les activités d’éducation civique électorale et la mobilisation de la société civile précédant la période du scrutin.
Quant aux dysfonctionnements et insuffisances constatés, on note selon la CODEL : Le manque d’affichage des listes électorales car la liste des électeurs est affichée dans seulement 29% des bureaux de vote ; les suggestions de vote et tentatives d’influence des électeurs ; les blocages et tentatives de blocages des opérations de vote.
Les recommandations de la CODEL
L’Assemblée nationale a été appelée à : Renforcer le cadre législatif sur le développement à la base des collectivités locales ; adopter une législation allant dans le sens d’une meilleure autonomisation de la CENI ; revoir les conditions d’acceptation des candidatures indépendantes, en les dissociant de celle applicables aux partis politiques.
La CENI, elle a été invitée à : renforcer la sécurisation du fichier électoral ; systématiser l’affichage des listes électorales devant les bureaux de vote ; renforcer les capacités des responsables de ses démembrements.
Aux partis politiques et aux candidats, il est recommandé de : s’investir dans l’éducation citoyenne et l’éducation civique électorale ; doter leurs structures de programmes politiques ; s’imprégner du rôle des élus locaux afin d’éviter les promesses démagogiques ; cultiver la redevabilité et l’imputabilité ; respecter les règles en vigueur en matière électorale notamment le contentieux ; encourager leurs militants à attendre les résultats du scrutin dans le calme.
D’autres recommandations ont été faites à l’endroit des organisations de la société civile ; des médias ; des citoyens et de conseillers nouvellement élus.
La CODEL satisfaite dans l’ensemble
Les organisations de la société civile ont décidé de la mutualisation de leurs projets de monitoring et d’observation des élections à travers la mise en place d’une plateforme pour un suivi harmonisé, proactif et citoyen du processus électoral.
S’agissant de la CODEL, la « situation room » est installée au Splendid hôtel depuis le 22 mai 2016. Ils étaient 1056 observateurs et observatrices déployés par la CODEL sur l’ensemble du territoire national.
Et comme conclusion, la CODEL remarque que : le peuple burkinabè a relevé le défi d’organiser ce scrutin pour garantir une continuité démocratique au niveau local ; la société civile a effectué un monitoring proactif du processus électoral en contribuant à la correction de certains dysfonctionnements ; l’ensemble des acteurs du processus électoral ont joué leur partition dans le succès de ce scrutin.
Angelin Dabiré
Lefaso.net
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