Un mois après son Congrès qui a permis au parti de se doter d’un nouvel organe dirigeant, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a amorcé la phase de mobilisation de ses troupes. Et pour marquer ce départ, c’est la région du centre-nord qui a accueilli Eddie Komboïgo et son équipe autour d’un meeting. C’était le samedi 13 juin 2015 à Kaya, chef-lieu de ladite région.
Pour cette activité qui marque la première sortie de terrain du nouvel organe, la portée était considérable pour les premiers responsables du parti. Une lourde responsabilité donc pour les responsables du parti de la localité hôte qui, visiblement, n’ont pas lésiné sur la mobilisation. Cette sortie était donc, comprendra-t-on par la suite, une sorte de thermomètre pour la direction politique nationale du « parti de la daba et de l’épi de maïs ». Dès 11 heures, un dispositif d’accueil s’est mis en place à l’entrée de la ville de Kaya pour accueillir la délégation de la direction politique.
Les deux heures d’attente sous le soleil d’aplomb n’ont pas eu raison de la verve des militants qui verront la délégation fouler le sol de la capitale de la région du centre-nord, Kaya, à 13 heures et conduite par son premier responsable, Eddie Komboïgo, accompagné d’une forte délégation de son bureau. Accolades, bain de foule, le tout dans un flot de slogans : « CDP, nouveau…nouveau… En avant…Victoire ! » et sous l’orchestration du « lieutenant » de l’ « animateur-maison », Ambroise Tapsoba. « C’est maintenant qu’on saura que le CDP n’était pas mort, les gens vont nous sentir sur le terrain, on va reprendre notre place », lance une jeune militante, visiblement émue. Le CDP est, reste et demeure le grand parti pour de grandes victoires, pouvait-on entendre.
« Visite de courtoisie » aux personnes ressources (autorités religieuses et coutumières) de la localité, puis, direction « Place Naaba Koom » sis au cœur de la ville de Kaya, lieu prévu pour le meeting. Pourquoi le choix de la « Place Naaba Koom » ? « C’est un lieu très symbolique. Réussir une activité sur ce lieu, c’est synonyme d’un vœu exaucé. Nous avons voulu le meeting ici parce que des gens ont dit que le CDP n’allait plus oser tenir un meeting ici. Vous comprenez que c’était un défi pour nous ! », renseigne un des organisateurs de l’activité, rendant « grâce à Dieu pour cette mobilisation ». C’est dans cette ambiance surchauffée que le président du parti et sa suite ont marqué leur entrée sur le lieu du rendez-vous. Tour d’honneur, hymne du parti puis, place aux interventions …
« Visite de courtoisie » aux personnes ressources (autorités religieuses et coutumières) de la localité, puis, direction « Place Naaba Koom » sis au cœur de la ville de Kaya, lieu prévu pour le meeting. Pourquoi le choix de la « Place Naaba Koom » ? « C’est un lieu très symbolique. Réussir une activité sur ce lieu, c’est synonyme d’un vœu exaucé. Nous avons voulu le meeting ici parce que des gens ont dit que le CDP n’allait plus oser tenir un meeting ici. Vous comprenez que c’était un défi pour nous ! », renseigne un des organisateurs de l’activité, rendant « grâce à Dieu pour cette mobilisation ». C’est dans cette ambiance surchauffée que le président du parti et sa suite ont marqué leur entrée sur le lieu du rendez-vous. Tour d’honneur, hymne du parti puis, place aux interventions …
La tolérance …, le maître-mot !
Selon leur représentante, les femmes du centre-nord ne connaissent pas un autre parti que le CDP. « Nous ne connaissons pas la trahison et ne saurons trahir notre parti, le CDP. Nous avons confié le CDP à Dieu ; il n’y a donc pas de peur. Il n’y a pas non plus trop de discours parce qu’on n’a pas besoin de trop de discours pour satisfaire l’homme intelligent », a-t-elle lancé, suivie par le porte-parole des coutumiers pour qui, la loyauté ne se monnaie pas et leur fidélité au CDP demeure intacte.
« Les gens ont foi au CDP, ils croient au programme du CDP… »
Avant le discours du président du parti, Zambendé Théodore Sawadogo, secrétaire général de la section provinciale du Namentenga, une des provinces qui composent le centre-nord, a prôné trois valeurs aux militants de son parti. Il s’agit, énumère-t-il, de la tolérance (être tolérant, c’est être capable de se sacrifier pour les autres), de l’altruisme (celui qui aime son prochain est l’ami de Dieu) et, enfin, l’intégrité (ce qui implique la franchise, la loyauté, etc.). « Nous n’insultons personne, nous ne provoquons personne ; à l’intolérance, opposez la tolérance », a appelé, Zambendé Théodore Sawadogo, par ailleurs secrétaire chargé de la trésorerie et du patrimoine du CDP.
Pour le président du parti, cette activité, qui va se poursuivre dans les autres régions, vise également à livrer le message du dernier congrès tenu les 9 et 10 mai 2015. « Le CDP nouveau est un CDP qui a une autre ligne (un CDP tempérant, un CDP qui veut et travaille pour la paix, un CDP qui veut que la jeunesse occupe une bonne place. La jeunesse est la solution au Burkina Faso. Si nous mettons cette frange de côté, nous n’allons pas pouvoir construire un Burkina en cohésion et en phase avec le temps. C’est pourquoi avons-nous intégré la jeunesse au cœur de notre programme pour qu’elle puisse concevoir pour elle-même », a-t-il déclaré, promettant que cette ‘’innovation’’ sera vécue dans la pratique. Il a aussi relevé la place qu’occupe la femme dans le programme de son parti avant de se réjouir que malgré les pronostics qui ont engagé la vie de son parti, les sanctions, les arrestations, suspension, la dissolution de l’Assemblée nationale, des conseils municipaux, le CDP continue de bénéficier d’autant d’engouement. Fort de ce constat, Eddie Komboïgo arrive à la conclusion que l’application du code électoral privera « tout ce beau monde », qui soutient le CDP, du choix de son candidat. « Je dis non ! Allons-y, remettons les choses à plat et que par le dialogue, nous trouvons une solution pour que tout le monde puisse participer aux élections futures », a-t-il adressé.
Toujours sur les conclusions du congrès, Eddie Komboïgo a énuméré des ‘’innovations majeures’’ parmi lesquelles l’élargissement de l’organe dirigeant (qui passe de 37 à 106 membres) et qui compte en son sein deux personnes par province. Le message des congressistes, dit-il, c’est également celui de la tolérance et du pardon. « Ne jamais insulter, humilier ses adversaires, parce qu’ils ne partagent pas la même idéologie que soi », a insisté le président du parti.
A la veille du jeûne musulman, Eddie Komboïgo a encouragé la coexistence pacifique entre les religions avant de demander aux autres confessions religieuses d’accompagner les fidèles musulmans par des prières pour la paix et la stabilité au Burkina.
Après Kaya, cap sera mis dès le week-end prochain sur la cité de l’épervier, la région du centre-sud, manga.
Après Kaya, cap sera mis dès le week-end prochain sur la cité de l’épervier, la région du centre-sud, manga.
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