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Celui-ci la transforma en vache à lait et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agissait d’une ‘vache bavaroise’. L’animal devait alors emprunter les chemins les plus sinueux pour trouver eau et pâturages et survivre dans le désert. Puis l’on se mit carrément au gavage et aux techniques de l’élevage intensif pour réussir ce miracle biologique car MAOA était protégé sans limites par son parent président!
Mais les choses ont commencé à se gâter à la chute de TAYA en 2005 et celle de SIDIOCA en 2008. En effet, MAOA devient un paria et la recherche d’un nouveau protecteur de la société, désormais habituée à un traitement de faveur, devenait urgente. Les candidats ne manquèrent pas puisque tout un groupe de jeunes apprentis hommes d’affaires OULAD BOUSBAA se présentèrent un à un pour offrir leurs services. Il semble que l’entreprise ait choisi dans un premier temps un certain Aly Ould Dawla, mais elle découvrira rapidement que si TAYA et AZIZ ont en commun la corruption et le népotisme comme mode de gestion de l’économie, les courtiers du premier sont assez stables alors que ceux du second ont plutôt des ‘ mandats courts’.
Ould Dawla entra donc en disgrâce mais entretemps et depuis les années TAYA, la société a accumulé une ardoise d’impayés de plusieurs dizaines milliards d’ouguiyas répartis, pêlemêle, entre les impôts, le personnel, les fournisseurs, les clients, les banques etc…
Alors, pour chercher la solution du problème, SCHENKER Mauritanie n’a pas beaucoup fait travailler les méninges de son équipe locale et celles de sa maison-mère allemande : il faut tout simplement trouver des personnes plus efficaces en matière de trafic d’influence que Ould Dawla, plus proches de AZIZ. Il faut donc sortir la grande artillerie. Deux parents et amis du grand boss ont semblé faire l’affaire : Mohcen Ould El Hadj, premier vice président du Sénat, peut-être futur président par intérim de la Mauritanie, rejoint plus tard par Mohamed Abdallahi Ould Iyaha, homme de tous les grands marchés douteux de la République.
La transaction proposée à ce duo est claire : faire annuler les dettes de la société, créer une nouvelle entité, trouver de gros contrats de transport pour la nouvelle création et si cette mission quasi impossible réussit, les courtiers se feront rémunérer à hauteur de 25% de l’ardoise ainsi effacée comme par enchantement !
C’est à ce moment précis et à la surprise générale que TOTAL Mauritanie décida d’entrer en jeu pour prêter main forte à cette grande arnaque, en lui promettant justement les contrats de transport qui vont crédibiliser le projet ! Sous quelle pression la société française a-t-elle agi ? Pourquoi une entreprise, en général très regardante sur l’éthique et la moralité de ses partenaires, décide-t-elle de blanchir une affaire aussi sale ? Serait-ce parce que Ould Iyaha est l’ami du Président de KINROSS et que celui-ci accorde un grand contrat de transport à TOTAL ? Autrement dit, s’agit-il d’un échange de bons procédés, KINROSS rendant service à TOTAL et TOTAL rendant service à l’ami du Président de KINROSS ? Curieux, très curieux, trop curieux… Les jours prochains nous en diront plus.
Ely Salem Bakar
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mercredi 25 juin 2014
Pourquoi une société prestigieuse comme TOTAL s’implique dans une franche arnaque ?
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