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mercredi 1 juillet 2015

Un envoyé spécial chinois assistera aux célébrations du Cap-Vert


A l'invitation du gouvernement du Cap-Vert, un envoyé spécial du gouvernement chinois assistera à la célébration du 40e anniversaire de l'indépendance du Cap-Vert le 5 juillet.
Cui Li, directeur adjoint de la Commission nationale de la santé et de la planification familiale, sera l'envoyé qui assistera à la célébration, a annoncé mercredi Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.


La Procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI), Fatou Bensouda,
La Procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI), Fatou Bensouda, est attendue à Conakry dans la période du 2 au 4 juillet pour constater l’évolution de la procédure engagée autour du dossier du 28 septembre 2009 qui fait l’objet d’un examen préliminaire de la CPI.
Selon un représentant d’une organisation de défense des droits de l’homme, la Gambienne, au cours de sa visite de travail en Guinée, rencontrera successivement les autorités guinéennes, le pool des juges, les ONG des droits de l’homme ainsi que les victimes des tueries.
En trois jours, il sera question de s’enquérir de l’état d’avancement des enquêtes sur le dossier du 28 septembre 2009 six ans après les faits.
Après un démarrage difficile et des ralentissements prolongés, le traitement du dossier judiciaire connait des progrès ces derniers mois avec une récente vague d’inculpations d’officiers militaires et de civils.
Depuis le Burkina Faso, l’ancien chef de la junte au Pouvoir au moment du massacre, Moussa Dadis Camara, a fait part de sa volonté de rentrer en Guinée pour donner sa part de vérité sur les tueries de 2009.
Le 28 septembre 2009, une manifestation politique avait été réprimée dans le sang au Stade du 28 septembre de Conakry, sous le règne de la junte alors au pouvoir, dirigée par le Capitaine Dadis Camara.
Au total 157 manifestants y ont été tués, en plus des femmes violées.
Par la voix de son avocat, Moussa Dadis Camara a annoncé récemment sa démission de l’armée avant de s’engager sur l’arène politique.

Haguibou Soumaré avertit le Gouvernement : « Il ne s’agit pas de mettre le doigt seulement sur la Gouvernance et on oublie qu’il faut travailler sur la performance, la rapidité, la célérité et la rapidité d’exécution »

Haguibou Soumaré avertit le Gouvernement : « Il ne s’agit pas de mettre le doigt seulement sur la Gouvernance et on oublie qu’il faut travailler sur la performance, la rapidité, la célérité et la rapidité d’exécution »
Haguibou Soumaré, Président de la commission de l’Union économique (UEMOA), a averti le Gouvernement sur la nécessité de mettre le doigt sur la performance et la rapidité d’exécution dans les projets. 
Il ne s’agit pas selon lui, de mettre le doigt seulement sur la bonne gouvernance. « La revue du portefeuille des programmes et projets communautaires indique une performance globalement satisfaisante. Cette performance aurait pu être meilleure si les lourdeurs dans les procédures administratives et financières dans la passation des marchés publics, les délais de décaissement et les avis de non objection étaient levées. Tout le monde sait que la procédure que l’on avait adoptée, même si elle avait des objectifs de Gouvernance n’avait pas intégré les objectifs de performance de célérité. Il ne s’agit pas de mettre le doigt seulement sur la Gouvernance et l'on oublie qu’il faut travailler sur la performance, la rapidité, la célérité, la rapidité d’exécution. Nous risquons de nous retrouver avec de l’argent que l’on ne peut pas dépenser », dira-t-il. 
L’ancien Premier ministre sous le Gouvernement libéral présidait en même temps que Birima Mangara, ministre chargé du budget à la revue annuelle des réformes politiques, programmes et projets communautaires. 
La revue annuelle 2015 a passé en revue 27 programmes et projets communautaires du Sénégal, avec « beaucoup de choses qui ont évolué et dans lesquelles, il faudrait faire des efforts pour leur réalisation », a dit M. Soumaré
« Il y a certaines infrastructures où nous avons noté une performance extraordinaire, c’est le cas des marchés à bétail que nous mettons en place dans les différents pays; sur les projets d’infrastructures nous avons quelques problèmes que nous avons identifiés en rapport avec le ministre nous allons essayer de prendre les mesures idoines pour essayer de les améliorer. 
Sur les autres points, l’agriculture par exemple, il y a quelques performances. Il s’agit de la mise en place d’un grand programme que nous avions, càd les magasins de stockage de produits. Les paysans peuvent produire, mais il y a une grande déperdition entre la production et le marché. Nous avions prévu ce programme pour les aider à stocker et sécuriser avant le processus de vente. Le programme a connu quelques difficultés. Le Directeur de cabinet du ministre nous a assuré que les mesures seront prises pour que ce dossier puisse connaitre un taux d’exécution appréciable. Surtout que dans les autres pays, on a noté des améliorations extraordinaires. »
 

Sur le domaine agricole, un projet de mise en place de forages avaient été développé et qui connaît quelques difficultés, a affirmé M. Soumaré. « J’avais demandé que ce projet soit amélioré, au lieu d’en faire un projet pour donner de l’eau aux populations, que ce programme puisse avoir trois composantes : donner de l’eau aux populations, travailler dans le domaine du genre en organisant les femmes pour essayer de les autonomiser autour du projet, mais également d’améliorer les conditions de vie des populations. Il y avait également la fonction pastorale. 
Ce projet a connu quelques difficultés, mais nous allons essayer de l’améliorer. Ce projet a permis de discuter avec la BID qui a mis à notre disposition 100 millions de dollars que nous sommes en train de développer dans les différents pays, à raison de plus de 6 milliards dans chaque pays. »
 
Mais tout n’est pas terne dans la région, a rassuré Haguibou Soumaré puisqu'étant l’une des zones les plus performantes avec des taux de croissance de plus 5%. « Mais la seule chose sur laquelle nous devons travailler, c’est de faire en sorte que cette croissance soit plus inclusive »dira t-il. « Que l’agriculture, les secteurs qui sont porteurs d’emplois puissent tirer notre croissance pour permettre aux populations de tirer leur épingle du jeu. Sinon du point de vue de la performance, nos économies sont parmi les plus performantes et le Sénégal est en train de travailler sur le PSE qui va permettre au Sénégal de faire des bons extraordinaires », conclura t-il. 

Burkina Faso: Kafando fait le médiateur entre le RSP et Zida

mediaLe président de transition Michel Kafando (g) et le Premier ministre Isaac Zida (d), en novembre 2014AFP/ Sia KAMBOU
Les concertations continuent en vue de trouver une solution à la nouvelle crise entre le Premier ministre burkinabè Yacouba Isaac Zida et les soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Après avoir manifesté leur mécontentement dans la nuit du lundi par des tirs en l'air dans leur caserne, les soldats exigent la démission du Premier ministre ainsi que celle de tous les autres militaires du gouvernement de transition. Le président Michel Kafando a entamé une médiation entre les deux parties.
Le scénario est similaire à celui du mois de février : les mêmes acteurs, les mêmes revendications et les mêmes médiateurs. D'un côté, il y a les soldats du Régiment de sécurité présidentielle ; de l'autre, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida. Les soldats du régiment de sécurité présidentielle exigent la démission du Premier ministre et le départ de tous les militaires du gouvernement de la transition.
Encore une fois, le président de intérimaire Michel Kafando joue les médiateurs, avec à ses côtés l'ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo et l'ex-chef d'état-major particulier de la présidence, le général Gilbert Diendéré. Les concertations, qui ont commencé dans la matinée, se sont poursuivies dans la nuit. « C'est une affaire purement militaire », confie à RFI un officier supérieur de l'armée.
Suite à l'audition de trois officiers du Régiment de sécurité présidentielle par la gendarmerie, les soldats du RSP dénoncent un « harcèlement de certains dirigeants de la transition et de certaines organisations de la société ». Ils manifestent leur mécontentement. Et une dizaine de soldats ont été mis aux arrêts pour avoir tiré des coups de feu en l'air à l'intérieur de leur caserne.
« Le rapport de force n’est pas en leur faveur »
Bruno Jaffré, spécialiste du Burkina Faso et biographe du leader de la révolution de 1984 Thomas Sankara, revient sur le rôle important que gardent aujourd'hui les cadres du RSP :
« Gilbert Dienderé, qui a dirigé les hommes qui ont tué Thomas Sankara ; Boureima Kéré, qui était le chef de ce régiment et qui est accusé de torture. Vous avez l’assassinat de Norbert Zongo, dont tout le pays sait que ce sont des éléments du Régiment de sécurité présidentielle qui en sont à l’origine. Donc, on a des gens qui ont très peur d’être arrêtés, et on a en tout cas des gens qui défendent leur position », explique le chercheur.
Bruno Jaffré rappelle qu'il y a un enjeu important derrière cette affaire : « C’est quand même une des revendications principales du Conseil national de transition, de la société civile et de bien d’autres forces, que ce régiment change complètement et, qu’en tout cas, ces hommes qui sont responsables de beaucoup d’assassinats et d’exactions, probablement tout ce qu’il y a eu sous la période de Compaoré, soient mis hors d’état de nuire et jugés. Si ces gens là se comportent comme ça, c’est qu’ils continuent de penser que le rapport de force est en leur faveur. Et c’est ce qu’ils doivent comprendre : que le rapport de force n’est pas en leur faveur»

Terrorisme : Ansar Eddine revendique deux attaques au Mali


Le groupe djihadiste Ansar Eddine a revendiqué, ce mardi, les attaques des 27 et 28 juin derniers au Mali, proches de la frontière de la Mauritanie et celle de la Côte d’Ivoire. Par ailleurs, son porte-parole a précisé que le groupe prévoyait de commettre des attaques en Côte d’Ivoire, au Mali, et en Mauritanie, des pays qui travaillent avec les ennemis de l’Islam.

Près de trois jours, après les attaques perpétrées par des groupes armés, près de la frontière ivoirienne, le groupe terroriste Ansar Eddine a revendiqué, ce mardi 30 juin 2015, ces attaques. Leur porte-parole, Ismaël Khalil, a promis « des attaques en Côte d’Ivoire, au Mali et en Mauritanie, des pays qui travaillent avec les ennemis de l’Islam ».
Les groupes djihadistes présents au Mali agissent quasi quotidiennement au nord du pays. Le sud a été épargné par les attaques, jusqu’au 10 juin dernier, date à laquelle un militaire malien a été tué dans la localité de Misséni. Trois semaines plus tard, la ville de Nara et le village de Fakola ont été frappés par des attaques meurtrières.
Ansar Eddine est un des groupes djihadistes qui ont contrôlé le nord du Mali depuis le coup d’État de mars 2012. Le 20 juin dernier, un accord de paix a été signé entre les différentes parties du pays. Ces dernières attaques risquent de rendre difficile la mise en place de cet accord.