Une croissance plus forte en 2016
En effet, le ministère accompagne le programme de société du président du Faso depuis son investiture. De ce fait, il s’est impliqué dans le domaine du pilotage de l’économie, en accompagnant la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). D’un coût global 12 008,2 milliards de francs FCFA, le PNDES va apporter une croissance moyenne de 7,3% par an au Burkina Faso. Le projet de document de mise en œuvre sera soumis au plus tard le 25 mai 2016 en conseil des ministres, a expliqué Rosine Coulibaly/Sori. Le plan couvre la période de 2016-2020, et vise à favoriser le développement durable du Burkina Faso. Pour l’année 2016, le taux de croissance économique attendu est de 5,2% contre 4,0% en 2015.
Rationaliser la dépense publique
Afin de respecter ses engagements, le gouvernement doit dégager des économies. Pour ce faire, le ministère entend rationaliser les charges de fonctionnement c’est-à-dire réduire le train de vie de l’Etat. Cela consiste à optimiser la gestion des parcs automobile et immobilier de l’Etat, la rationalisation des dépenses de consommation d’eau, d’électricité, de téléphone des administrations publiques et la révision des classes de voyage des personnalités de l’Etat et des agents publics.
Audits de la gestion de la transition
En cette matinée, la ministre a tenu à joindre l’utile à l’agréable. Autour d’un déjeuner de presse, Mme Rosine Coulibaly/Sori a abordé la question du budget de l’Etat, gestion 2016.
Les recouvrements en nette progression
Le budget annuel prévisionnel de l’Etat pour l’année 2016 se chiffre à près de 1 804 milliards de FCFA. Pour le ministre, le recouvrement des recettes a une tournure positive. Les régies ont pu mobiliser 272,07 milliards de FCFA sur une prévision de 247,83 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 109, 78% par rapport à la prévision de la période. Comparé à l’objectif annuel de 1 256,83 milliards de FCFA, le taux d’exécution est de 21,65%. En fin mars 2015, les réalisations étaient de 248,31 milliards de FCFA sur des prévisions de 1 148,04 milliards, soit un taux de réalisation de 21, 63%. En glissement annuel, les recouvrements enregistrent une progression de 9,57% (+23,76 milliards de FCFA).
La mobilisation des fonds pour le budget annuel se fait à partir des ressources internes mais aussi des ressources extraordinaires. En termes de ressources extraordinaires, il y a les prêts, les dons de projets, les appuis budgétaires et emprunts obligataires. Les prévisions annuelles pour les prêts sont de 141,31 milliards et 213,77 milliards de FCFA pour les dons.
« Le trésor n’a pas d’arriéré de paiement »
Ses priorités pour le trimestre prochain de l’année 2016 est le recouvrement des créanciers, la lutte contre la fraude fiscal pour la mobilisation de ressources intérieures, la finalisation du PNDES et l’amélioration des performances dans la gestion des projets et programmes.
Le ministère compte aussi prendre en compte des factures impayées du programme socio-économique d’urgence de la transition PSUT, le soutien financier à hauteur de 20 milliards à la filière coton et la mise en place d’un fonds de lutte contre le terrorisme. Les engagements du gouvernement de la transition vis-à-vis des partenaires sociaux et qui n’avaient pas été budgétisés et la prise en charge de l’incidence financière liée à la gratuité des sons pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.
Wendkuni Diane Kagambèga (stagiaire)
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