Les symboles de l’Etat ont pour vocation de stimuler l’esprit de patriotisme et le désir ardent d’appartenir à un pays, que l’on doit défendre au prix du sang, contre tout acte de profanation. Pour cela, les symboles exigent à tout citoyen, une allégeance personnelle et collective. La protection des valeurs intrinsèques est non négociable et l’outrage à l’Etat ne saurait, de ce fait, être un jeu de gloire pour des individus en quête d’inspiration. Peu importe donc que ces élèves de Logobou se soient mépris sur le sens qu’ils voulaient donner à leur geste en s’en prenant ainsi au drapeau ! Il faut situer les responsabilités sur cette affaire et faire comprendre à ces ‘’rebelles’’ que, pour que chacun ait le droit de revendiquer et de manifester son existence en tant que citoyen burkinabè, il faut bien que l’Etat, lui-même, existe d’abord. Donc, construire l’Etat est un impératif pour tous car, c’est la condition sine qua non de l’expression libre de chacun.
L’autorité a le choix …
Aucun mouvement d’humeur ne peut justifier que l’on s’érige ainsi contre sa propre Patrie. Et pour ces élèves qui, non contents d’avoir foulé au pied de la lettre, le système éducatif, ont déchiré le drapeau, la sanction devra servir d’exemple.
Lors de son investiture, le Président du Faso a promis faire de la restauration de l’autorité de l’Etat, une priorité ; « construire une nation digne et respectée ». L’équipe de Roch Kaboré est attendue sur cette expression achevée de l’incivisme à Logobou. Agir pour donner le ton de la fin de ce genre de dérives ou jouer à la politique de l’autruche pour ensuite faire face à sa propre inconséquence. ‘’La quasi-absence’’ de textes sur ces cas d’outrage ne doit en aucun cas justifier une impunité. ‘’La loi n’est pas claire en la circonstance. (…).Le code pénal n’est pas explicite sur la question. Seul le code de justice militaire en parle. Le code pénal n’en fait pas cas clairement, quand bien même c’est un acte suffisamment grave ‘’, explore un procureur du Faso pour qui, il y a cependant à sanctionner par le jeu d’interprétation de textes existants. Ce qui interpelle du coup la VIIème législature sur la diligence à se pencher clairement sur cette question d’outrage au symbole national.
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