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lundi 16 mars 2015

Discorde autour du chronogramme : la solution de sortie de crise, selon Baadiko Bah

 
L’Union des forces démocratiques (UFD), que dirige Mamadou Bah Baadikko, s’est fait voix dimanche dans une déclaration dans laquelle il s’est exprimé sur le calendrier électoral dévoilé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

 
Dans sa déclaration, l’UFD annonce qu’en inversant l’ordre des élections pour mettre les communales après les présidentielles, la CENI s’est alignée sur le pouvoir.
 
Plus grave, pense l’UFD, cette décision en forme de coup de force, intervient alors que la CENI est restée totalement sourde aux appels que son parti a lancés avec d’autres pour la reprise du fichier électoral, levier principal de la fraude massive en préparation.
 
Pour l’UFD, de WAYMARCK à GEMALTO, le système très sophistiqué permettant de fabriquer des résultats électoraux pour le pouvoir est resté le même et s’est même perfectionné à travers entre autres la manipulation des listes électorales, le bourrage des urnes, le brouillage des bureaux de vote et le diktat de l’Administration.     
 
Continuant, l’UFD rajoute que le caractère non indépendant de l’institution électorale est adroitement masqué par la présence en son sein de représentants de l’opposition dont le seul mérite est de percevoir des salaires confortables et de servir de faire-valoir.
 
« La CENI renouvelée en 2012 est restée sur la même lancée que la précédente, sinon pire : elle est chargée de mettre en œuvre les volontés du pouvoir en place, en violant la souveraineté du peuple. En contrepartie, le pouvoir ferme les yeux sur les graves allégations d’enrichissement illicite qui pèsent sur elle », a-t-il martelé dans sa déclaration.
 
Pour toutes ces raisons, l’UFD fait remarquer qu’il incombe à l’opposition guinéenne de prendre l’ultime décision de maintenir ou non ses représentants à la CENI en sachant que cette CENI est incompatible avec l’exigence d’élections libres et équitables.
 
Face à une telle situation pleine de dangers, l’opposition guinéenne, doit mettre au point une stratégie cohérente et rester solidaire au delà des intérêts partisans, selon l’UFD.
 
« Il ne doit plus être question de « recomposer » la CENI. Celle-ci doit être immédiatement dissoute et remplacée par une véritable CENI indépendante composée d’hommes et de femmes compétents, crédibles et consensuels », a-t-il prévenu.
 
La nouvelle CENI doit reprendre le recensement des électrices et des électeurs de Guinée et de l’extérieur afin de produire un fichier fiable, a recommandé le parti UFD.
 
« Aucune élection ne doit se tenir avant ces préalables. Tout retard dans la mise en œuvre de ce dispositif, s’il aboutit à la prorogation du mandat de l’actuel président, doit entraîner la mise en place d’une nouvelle transition et la tenue d’une Conférence nationale ».
 
Face au blocage politique actuel et le refus catégorique de dialogue sérieux par le pouvoir, l’UFD encourage l’opposition parlementaire à refuser de s’installer dans le  crétinisme parlementaire auquel le pouvoir la destine. « Il faut espérer qu’elle sera ferme dans sa décision et que les menaces de privation de salaires et autres avantages ne la feront pas reculer. Si elle veut être logique avec elle-même et conséquente ».
 
A cet égard, l’UFD a salué l’action courageuse et exemplaire des députés Burkinabe de transition qui, dans la droite ligne des options novatrices sinon révolutionnaires de Thomas Sankara, a posé comme premier acte, le vote d’une loi complète contre la corruption et l’enrichissement illicite, source de misère pour le plus grand nombre et d’injustice sociale.
 
« Nous appelons le peuple de Guinée à refuser de se prêter à la mascarade électorale qu’on lui prépare, de tirer les dures leçons des graves méfaits de l’idéologie ethniciste et à se mobiliser pour prendre son destin en main et en finir avec la misère, la violence, la dictature, la division et l’injustice et bâtir dans l’unité retrouvée, une véritable démocratie, pour la justice et le progrès au bénéfice de tous ». 
Face au blocage politique actuel et le refus catégorique de dialogue sérieux par le pouvoir, l’UFD encourage l’opposition parlementaire à refuser de s’installer dans le  crétinisme parlementaire auquel le pouvoir la destine. « Il faut espérer qu’elle sera ferme dans sa décision et que les menaces de privation de salaires et autres avantages ne la feront pas reculer. Si elle veut être logique avec elle-même et conséquente ».
 
A cet égard, l’UFD a salué l’action courageuse et exemplaire des députés Burkinabe de transition qui, dans la droite ligne des options novatrices sinon révolutionnaires de Thomas Sankara, a posé comme premier acte, le vote d’une loi complète contre la corruption et l’enrichissement illicite, source de misère pour le plus grand nombre et d’injustice sociale.
 
« Nous appelons le peuple de Guinée à refuser de se prêter à la mascarade électorale qu’on lui prépare, de tirer les dures leçons des graves méfaits de l’idéologie ethniciste et à se mobiliser pour prendre son destin en main et en finir avec la misère, la violence, la dictature, la division et l’injustice et bâtir dans l’unité retrouvée, une véritable démocratie, pour la justice et le progrès au bénéfice de tous ».

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