L’Union
des forces démocratiques (UFD), que dirige Mamadou Bah Baadikko, s’est
fait voix dimanche dans une déclaration dans laquelle il s’est exprimé
sur le calendrier électoral dévoilé par la Commission électorale
nationale indépendante (CENI).
Dans
sa déclaration, l’UFD annonce qu’en inversant l’ordre des élections
pour mettre les communales après les présidentielles, la CENI s’est
alignée sur le pouvoir.
Plus
grave, pense l’UFD, cette décision en forme de coup de force,
intervient alors que la CENI est restée totalement sourde aux appels que
son parti a lancés avec d’autres pour la reprise du fichier électoral,
levier principal de la fraude massive en préparation.
Pour
l’UFD, de WAYMARCK à GEMALTO, le système très sophistiqué permettant de
fabriquer des résultats électoraux pour le pouvoir est resté le même et
s’est même perfectionné à travers entre autres la manipulation des
listes électorales, le bourrage des urnes, le brouillage des bureaux de
vote et le diktat de l’Administration.
Continuant,
l’UFD rajoute que le caractère non indépendant de l’institution
électorale est adroitement masqué par la présence en son sein de
représentants de l’opposition dont le seul mérite est de percevoir des
salaires confortables et de servir de faire-valoir.
« La CENI renouvelée en 2012 est restée sur la même lancée que la précédente, sinon pire :
elle est chargée de mettre en œuvre les volontés du pouvoir en place,
en violant la souveraineté du peuple. En contrepartie, le pouvoir ferme
les yeux sur les graves allégations d’enrichissement illicite qui pèsent
sur elle », a-t-il martelé dans sa déclaration.
Pour
toutes ces raisons, l’UFD fait remarquer qu’il incombe à l’opposition
guinéenne de prendre l’ultime décision de maintenir ou non ses
représentants à la CENI en sachant que cette CENI est incompatible avec
l’exigence d’élections libres et équitables.
Face
à une telle situation pleine de dangers, l’opposition guinéenne, doit
mettre au point une stratégie cohérente et rester solidaire au delà des
intérêts partisans, selon l’UFD.
« Il
ne doit plus être question de « recomposer » la CENI. Celle-ci doit
être immédiatement dissoute et remplacée par une véritable CENI
indépendante composée d’hommes et de femmes compétents, crédibles et
consensuels », a-t-il prévenu.
La
nouvelle CENI doit reprendre le recensement des électrices et des
électeurs de Guinée et de l’extérieur afin de produire un fichier
fiable, a recommandé le parti UFD.
« Aucune
élection ne doit se tenir avant ces préalables. Tout retard dans la
mise en œuvre de ce dispositif, s’il aboutit à la prorogation du mandat
de l’actuel président, doit entraîner la mise en place d’une nouvelle
transition et la tenue d’une Conférence nationale ».
Face
au blocage politique actuel et le refus catégorique de dialogue sérieux
par le pouvoir, l’UFD encourage l’opposition parlementaire à refuser de
s’installer dans le crétinisme parlementaire auquel le pouvoir la
destine. « Il faut espérer qu’elle sera ferme dans sa décision et que
les menaces de privation de salaires et autres avantages ne la feront
pas reculer. Si elle veut être logique avec elle-même et conséquente ».
A
cet égard, l’UFD a salué l’action courageuse et exemplaire des députés
Burkinabe de transition qui, dans la droite ligne des options novatrices
sinon révolutionnaires de Thomas Sankara, a posé comme premier acte, le
vote d’une loi complète contre la corruption et l’enrichissement
illicite, source de misère pour le plus grand nombre et d’injustice
sociale.
« Nous
appelons le peuple de Guinée à refuser de se prêter à la mascarade
électorale qu’on lui prépare, de tirer les dures leçons des graves
méfaits de l’idéologie ethniciste et à se mobiliser pour prendre son
destin en main et en finir avec la misère, la violence, la dictature, la
division et l’injustice et bâtir dans l’unité retrouvée, une véritable
démocratie, pour la justice et le progrès au bénéfice de tous ».
Face
au blocage politique actuel et le refus catégorique de dialogue sérieux
par le pouvoir, l’UFD encourage l’opposition parlementaire à refuser de
s’installer dans le crétinisme parlementaire auquel le pouvoir la
destine. « Il faut espérer qu’elle sera ferme dans sa décision et que
les menaces de privation de salaires et autres avantages ne la feront
pas reculer. Si elle veut être logique avec elle-même et conséquente ».
A
cet égard, l’UFD a salué l’action courageuse et exemplaire des députés
Burkinabe de transition qui, dans la droite ligne des options novatrices
sinon révolutionnaires de Thomas Sankara, a posé comme premier acte, le
vote d’une loi complète contre la corruption et l’enrichissement
illicite, source de misère pour le plus grand nombre et d’injustice
sociale.
« Nous
appelons le peuple de Guinée à refuser de se prêter à la mascarade
électorale qu’on lui prépare, de tirer les dures leçons des graves
méfaits de l’idéologie ethniciste et à se mobiliser pour prendre son
destin en main et en finir avec la misère, la violence, la dictature, la
division et l’injustice et bâtir dans l’unité retrouvée, une véritable
démocratie, pour la justice et le progrès au bénéfice de tous ».

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