Pendant des mois, l’opposition avait mené une campagne hors pair pour empêcher la tenue du référendum, quitte à faire planer sur notre pays, des menaces de troubles sociaux. Maintenant que le président du Faso a convoqué le référendum, nous leur demandons d’être simplement des démocrates. Dans quelle démocratie empêche-t-on le peuple d’exprimer clairement sa position sur une question qui divise les uns et les autres ?
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On se rendra compte que sous le prétexte de s’opposer à un projet, les opposants craignent en réalité la défaite et la sanction du peuple. Sinon, il est incompréhensible qu’ils déploient autant de moyens pour rejeter le référendum alors qu’ils auraient pu, en lieu et place, appeler leurs militants à faire triompher le non.
Mieux, l’opposition n’a pas pu convaincre les Burkinabè du bien-fondé de leur refus du référendum. Ils se sont inspirés de la Charte africaine de la démocratie ; ils ont convoqué de grands penseurs dont les idées ont été utilisées à mauvais escient ; ils se sont même réjouis de déclarations de personnalités étrangères.
Mais, ils ont oublié la base dans une démocratie et selon même l’étymologie du concept : le peuple. Ils ont oublié l’essentiel dans leur combat politique. Heureusement que le président du Faso le leur rappelle et les met au pied du mur. Désormais, il en sera ainsi. Nous le peuple serons à l’écoute des dirigeants qui nous consultent, non pas de ceux qui ont décidé de nous envoyer dans des chemins tortueux.
Pascal KAFANDO
Burkinabè résident en France
Burkinabè résident en France
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