Pages

vendredi 24 octobre 2014

Laurent Fabius : « Il est primordial que le Burkina envisage son propre avenir de manière consensuelle et apaisée »

Après l’annonce du gouvernement burkinabè de  modifier la Constitution burkinabè aux fins de changer la durée des mandats présidentiels consécutifs, la France a donné sa lecture, à travers son porte-parole, Laurent Fabius, dont les propos, rapportés par l’Agence APO, ont été repris par Africa N°1.
Pour le chef de la diplomatie française, la France se réfère aux principes de l’Union Africaine (voir plus bas). « La France réitère son attachement au respect des principes définis par l’Union africaine sur les changements constitutionnels visant à permettre aux dirigeants de se maintenir au pouvoir« , a déclaré en effet Laurent Fabius.
Il indique qu’à ce propos, le Président Français Hollande a écrit « en ce sens » au Président Blaise Compaoré, le 7 octobre 2014.
Laurent Fabius relève l’excellent partenariat qui existe entre la France et le Burkina et ajoute que le pays « joue un rôle essentiel dans la stabilité de la région et résolution des crises ».
Mais à son avis, « il est primordial qu’il (le Burkina,  NDLR)  envisage son propre avenir de manière consensuelle et apaisée« .

Article 2, alinéa 4 : La présente Charte a pour objectifs de : Interdire, rejeter et condamner tout changement anticonstitutionnel de  gouvernement dans tout Etat membre comme étant une menace grave à la  stabilité, à la paix, à la sécurité et au développement.
Article 3, alinéa 10 : Le rejet et la condamnation des changements anticonstitutionnels de gouvernement.
Article 5 : Les Etats parties prennent les mesures appropriées afin d’assurer le respect de l’ordre  constitutionnel, en particulier le transfert constitutionnel du pouvoir.
Article 10, alinéa 2 : Les Etats parties doivent s’assurer que le processus d’amendement ou de révision  de leur Constitution repose sur un consensus national comportant, le cas échéant,  le recours au référendum.
Article 23, alinéa 5 : Les Etats parties conviennent que l’utilisation, entre autres, des moyens ci-après pour  accéder ou se maintenir au pouvoir constitue un changement anticonstitutionnel de gouvernement et est passible de sanctions appropriées de la part de l’Union:  (…) Tout amendement ou toute révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique.
Source : Charte africaine de la démocratie, des élections  et de la gouvernance  adoptée le 30 janvier 2007 en Ethiopie

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire