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vendredi 17 octobre 2014

Dialogue politique inclusif : Le parti AJIR entend s’investir dans sa relance

Au cours d’une conférence de presse animée ce jeudi 16 octobre 2014, l’Alliance des jeunes pour l’indépendance et la République (AJIR) a affiché sa volonté à faire relancer le dialogue politique arrêté le 06 octobre dernier.


 
Dialogue politique inclusif : Le parti AJIR entend s’investir dans sa relance
A l’invitation du chef de l’Etat, majorité et opposition politique ont eu des rencontres dans le cadre d’un dialogue politique inclusif. Un dialogue qui, dans sa phase de cadrage, a été arrêté par son initiateur le 06 octobre dernier. Toute chose qui a fait dire à certains que le dialogue a échoué.
Mais à l’Alliance des jeunes pour l’indépendance et la République (AJIR), l’on « se refuse à parler d’échec, en tout cas d’échec définitif ». Pour le président du parti, Adama Kanazoé, un dialogue politique peut connaître beaucoup de points d’achoppement. De l’avis de M. Kanazoé la divergence de vue sur la suite à donner aux questions dont les réponses n’auraient pu faire l’objet de consensus, ne peut suffire à conclure à un arrêt du dialogue. Et cela, foi de M. Kanazoé, l’initiateur dudit dialogue, en tant que « médiateur international émérite » et « dont l’expertise dans le domaine de la résolution des crises fait des émules bien au-delà des frontières africaines », est mieux placé pour le savoir. Pour sa part, le ‘’jeune parti de jeunes’’ dit lancer à son endroit, « un appel fort » à « relancer les pourparlers dans l’intérêt supérieur de la nation ».
A en croire le président de l’AJIR, le dialogue politique n’est pas toujours épuisable en quelques jours seulement. Pour lui, « au bout de deux semaines, on ne peut pas dire que les fils et filles de ce pays ont épuisé la voie du dialogue ». « Un dialogue politique, précise-t-il, ça peut prendre beaucoup de temps ». Il faut, selon M. Kanazoé, que tous les acteurs aient conscience de cela, car le Burkina Faso ne saurait faire l’économie de ce dialogue. D’où le plaidoyer de l’AJIR : « rasseyons-nous et discutons sur des bases plus justes, plus équitables, plus vraies, afin de trouver ensemble des compromis capables de réunir à nouveau tous les fils et filles de notre pays autour des vrais enjeux nationaux ». Ce plaidoyer, Adama Kanazoé et ses compagnons entendent le soumettre – avec l’espoir d’obtenir leur influence sur les acteurs politiques - dans les jours à venir, « aux plus hautes autorités coutumières, religieuses et aux personnes ressources » ; notre pays ayant « plus que jamais besoin de ses leaders pour l’éclairer ».
Sa conviction à lui, Adama Kanazoé, c’est que le dialogue est « la voie royale pour trouver la solution à la crise politique actuelle ». Il est donc impératif de renouer avec le dialogue. Mais il faudra que la prochaine offre de dialogue soit, de l’avis de M. Kanazoé, « bien préparée ». Elle doit en effet, faire l’objet de termes de référence adéquats et disponibles. Mieux, elle doit permettre de trancher rapidement la question du médiateur.
Tout en rappelant au dialogue, l’AJIR a tenu à réaffirmer ses « positions qui sont Non au sénat, Non à la modification de l’article 37, Non au Référendum ». Pour le parti, profiter de l’actuel blocage du dialogue pour convoquer un référendum, c’est exposer le peuple burkinabè à la radicalisation des positions et donc à une profonde division. 
Signalons que l’AJIR a été portée sur les fonts baptismaux le 25 janvier 2014. Elle est affiliée au CFOP-BF (Chef de file de l’opposition politique du Burkina Faso). Elle entend porter et défendre sur l’arène politique, la dignité et les aspirations légitimes de la jeunesse burkinabè en vue d’impulser un modèle de développement plus harmonieux au pays des Hommes intègres.
Fulbert Paré
Lefaso.net

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