C’est donc parti pour la formation modulaire BRIDGE (Bâtir des ressources pour la démocratie, la gouvernance et les élections) au profit des acteurs politiques, des personnels du Conseil constitutionnel, du Conseil d’Etat, du Conseil supérieur de la communication (CSC), du ministère de l’Administration, du ministère des finances.
Il
s’agira, en cinq jours, de faire en sorte que les participants aient
une bonne connaissance de « l’Administration électorale », de la
« Conception de la gestion électorale », et du « Vote à l’étranger ».
Pour le président de la CENI, Me Barthélemy Kéré, cette formation
constitue un cadre approprié à une « forme d’harmonisation des
compréhensions du processus, de ses règles, de ses enjeux pour le
pays ». Toute chose qui, dit-il espérer, devra permettre à chaque
participant de jouer, sur la base des connaissances qu’il aura acquises,
« un rôle actif » dans « la pacification du débat politique » et dans
« l’apaisement du climat social ».A tout le moins, cinq jours durant, majorité – opposition – société civile, et autres acteurs de notre système électoral pourront, foi de Me Kéré, se « côtoyer », se rendre à l’évidence qu’ils « partagent les mêmes responsabilités en matière électorale » et qu’ils doivent se donner la main pour « l’édification d’un processus électoral transparent et crédible ».
La
Commission de l’Union africaine pour sa part, confie Shumbana Karume,
voit en cette formation, l’occasion d’appréhender au mieux, les besoins
du Burkina Faso en matière d’organisation d’élection. Ce qui,
ajoute-elle, permet de mettre en place un mécanisme d’alerte précoce à
même de prévenir les conflits électoraux.Fulbert Pare
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