Le
président du parti l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, Cellou
Dalein Diallo a animé un point de presse hier lundi 2 juin à la Maison de
la presse, a-t-on constaté sur place.
Au cours de cette conférence, Cellou Dalein a fait beaucoup de révélations sur l’actualité politique et économique du pays.
D’entrée,
Cellou Dalein Diallo a annoncé aux hommes de média que son divergence
avec son premier vice président va s’aplanir sous peu de temps.
« Il
y’a eu une médiation après la suspension du vice président de l’UFDG,
Bah Oury. Cette médiation n’était pas pilotée seulement que des sages,
il y avait des jeunes de l’axe Bambéto-Cosa aussi qui sont allés lui
(Bah Oury, ndlr) rencontrer à Dakar. A l’issue de cette rencontre, ils
sont tombés d’accord sur un nombre de choses. Je note bien qu’il y’a eu
de progrès, nous avançons à une réconciliation entre le président du
parti et son vice président. D’ailleurs, une rencontre est prévue à cet
effet le 15 juin prochain », a-t-il annoncé.
Se prononçant sur les manifestations de rue, Cellou Dalein a déploré les attitudes de l’Etat contre ses militants.
« Dans
les manifestations de rue, nos militants sont arrêtés, brutalisés,
déférés, jugés et condamnés avec des amendes. Il y’a certains parmi eux
qui sont blessés, d’autres handicapés à vie. Ils disent que c’est nous
qui envoyions des enfants à la boucherie. Pourtant, nous n’envoyons pas
des bouchers dans la rue, ce sont eux qui amènent des bouchers dans les
rues. Donc, ils sont responsables.Un enfant qui commet des délits ne
doit pas être tué à plus forte raison celui qui est entrain d’exercer un
droit reconnu par la constitution », a-t-il déploré.
Et
il continue en ces propos : « le premier responsable de la sécurité,
c’est le président de la république. Lorsque les gendarmes étaient
blessés tout le monde le voyait dans les hôpitaux. Mais, les nôtres,
selon lui, ne sont pas des guinéens, sont des militants de l’UFDG.
Sinon, le changement annoncé devrait se traduire par une volonté
politique réelle pour mettre un terme à ces violences politiques. Cela
veut dire que les manifestations nous coûtent cher. Mais, s’ils veulent à
tout prix organiser une mascarade électorale, il faut qu’on manifeste »
a-t-il insisté.
Et
de poursuivre : « le recrutement d’un nouvel opérateur est très simple
pour quelqu’un qui veut la transparence. Nous allons exiger
l’organisation des élections. Le RPG sait que si l’élection est
transparente il aura du mal à réunir les 18 pourcent qu’il a eu au
premier tour », a-t-il affirmé.
Et
de clore : « Je dis bien que nous privilégions le dialogue, nous
recourons à toutes les bonnes volontés, les médiateurs, la communauté
internationale et l’assemblée. Nous allons utiliser tout et si ça ne va
pas, nous ne renoncerons pas d’utiliser les manifestations de rue »,
a-t-il clamé.

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