
C’est un Zedess aux allures très sérieuses qui a échangé avec les journalistes sur sa candidature à l’élection présidentielle du 11 octobre 2015. « Je suis candidat à la candidature à l’élection présidentielle du 11 octobre prochain. Je crois très modestement que je peux participer aux débats politiques », a-t’il en substance déclaré avant de dévoiler une petite partie de son projet de société dont les grandes orientations portent, entre autres, sur la politique, la bonne gouvernance, l’économie et l’emploi, l’éducation, la santé, l’écologie, le social, la justice, la culture et enfin du sport.
Le logo de campagne a pour symbole l’Abeille, qui selon lui, voudrait signifier : la fécondité, l’altruisme, la sagesse, la générosité, la rigueur, le travailleur. La rupture plutôt que le changement pour se séparer définitivement d’un système. De l’homme, on pourrait retenir 20 ans de carrière musicale dont la discographie constitue en elle-même un projet de société. L’artiste engagé a confié avoir participé à plusieurs manifestations pour la bonne marche de la démocratie au Burkina Faso. « Il a vigoureusement dénoncé le projet de modification de l’article 37 », confie un de ses collaborateurs.
Candidat à la candidature pour ne pas mettre les charrues avant les bœufs étant entendu que ces dites candidatures doivent être validées par le Conseil Constitutionnel, Zedess se veut très optimiste. A l’entendre, nul n’a le monopole de la connaissance et si les autres candidats n’ont pas deux têtes, ce n’est pas lui, artiste burkinabè qui ne peut pas se présenter. Candidat indépendante, Zedess n’est affilié à aucun parti politique. Seydou Zongo dit prendre, pourtant, un « gros » risque parce qu’il estime que les autres candidats ont une longueur d’avance sur lui.
A la question de savoir la stratégie du « candidat ordinaire » pour conquérir l’électorat, Zedess dira qu’il n’est pas encore à cette étape. Il dit confirmer seulement sa candidature avec une grande ambition de démystifier la politique. « Je voudrais que l’opinion publique comprenne que chacun des 17 millions de burkinabè peut écrire un projet de société », foi du candidat.
Je leur parlerai avec franchise
Le moment de la campagne venu, l’artiste promet de faire autrement en allant vers les populations. « Je leur parlerai avec franchise », a-t’il dit. Avant de renchérir « Je ne suis pas un ovni, encore moins un débile. D’ailleurs, les chanteurs ne sont pas plus débiles que les politiques ».
Dispose-t-il de la caution de 25 millions FCFA ? La question a un peu fâché le candidat. « Pourquoi cette question revient à tout moment. Pourquoi on ne la pose pas aux autres candidats ? », demande-t- il aux journalistes. L’on devra néanmoins comprendre que le « candidat ordinaire » ne dispose pas de cette somme. « Si je vous dis que j’ai 25 millions dans mon compte, je vous aurai menti. Mais je vais pouvoir les réunir. Je vais les avoir », répond-t-il. D’ailleurs, poursuit-il : « A quelques jours de l’élection présidentielle, Barack Obama n’avait pas la caution, mais il est aujourd’hui Président de la grande puissance mondiale ».
En tout cas, Zedess se dit zen et sans complexe. Il dit incarner la rupture et se définit comme le candidat qui apportera du bonheur aux burkinabè parce qu’il a la chance d’être artiste musicien. Il est fortement soutenu par ses confrères qui n’ont pas marchandé leur présence à la conférence de presse. « Nous avons foi en lui et fondons l’espoir qu’il remportera les élections. Ce serait une victoire de tous les artistes burkinabè et du monde », a indiqué Augusta Palenfo.
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