Rien
ne va au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI)
depuis l’annonce du chronogramme des deux prochaines élections. Comme
en 2010, la cohabitation a atteint son paroxysme au point que les
commissaires se succèdent devant les médias avec des sons de cloche
différents, a-t-on constaté au sein de la CENI.
Ce
jeudi, c’est une CENI décapitée sans son président, qui a fait le point
à la maison de presse de l’atelier de planification de Kindia et du
chronogramme des futures élections.
Selon
l’agenda, les intervenants étaient Elhadj Ibrahima Kalil Keita (volet
Politique), Pathé Dieng et Mme Camara Djenabou Touré (volet Fichier
électoral), Maxime Koivogui (volet Transparence), Me Amadou Salifou Kébé
(volet Juridique), Dr Amadou Kaba (Installation Démembrements) et
Charles André Soumah (volet Communication).
Curieusement,
Pathé Dieng a fait faux- bond tout comme d’autres commissaires et non
des moindres. Tels le directeur des opérations Yaya Khane et Yéro Condé
de la communication.
Comme
en 2010 entre Loucény Camara Thierno Saidou Bayo, un deuxième groupe de
commissaires a décidé de s’exprimer là où ses prédécesseurs ont échangé
avec les médias à la même heure, au même endroit, sur la même table et
avec le même micro.
La
première différence, c’est au niveau des thèmes choisis par les
conférenciers. Si les premiers ont axé leur intervention sur la retraite
de Kindia et le chronogramme, le second, en revanche, veut donner
l’avis de certains commissaires sur le report des communales.
Autres
différences, c’est l’identité des intervenants. Si le premier groupe
est composé d’hommes en majorité, le deuxième en revanche sera animé par
des dames, notamment la vice-présidente Hadja Biya Diallo et sa
collègue Hadja Fatoumata Fafa Baldé.
En
attendant que l’institution électorale retrouve sa sérénité habituelle,
disons que cette guéguerre interne prouve à suffisance la crise de
confiance qui existe entre les commissaires et l’incapacité du président
Bakary Fofana à maitriser le calme dans son navire.
A
cette allure, c’est à se demander comment une institution qui n’arrive
pas à imposer le calme entre vingt-cinq commissaires peut-elle ramener
la paix dans un pays de douze millions d’habitants au lendemain des
élections controversées et décisives.
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