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vendredi 13 mars 2015

Présidentielles : la CENI au bord de la déchirure s’offre en spectacle comme en 2010


 

 


Rien ne va au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) depuis l’annonce du chronogramme des deux prochaines élections. Comme en 2010, la cohabitation a atteint son paroxysme au point que les commissaires se succèdent devant les médias avec des sons de cloche différents, a-t-on constaté au sein de la CENI.



Ce jeudi, c’est une CENI décapitée sans son président, qui a fait le point à la maison de presse de l’atelier de planification de Kindia et du chronogramme des futures élections.
Selon l’agenda, les intervenants étaient Elhadj Ibrahima Kalil Keita (volet Politique), Pathé Dieng et Mme Camara Djenabou Touré (volet Fichier électoral), Maxime Koivogui (volet Transparence), Me Amadou Salifou Kébé (volet Juridique), Dr Amadou Kaba (Installation Démembrements) et Charles André Soumah (volet Communication).
Curieusement, Pathé Dieng a fait faux- bond tout comme d’autres commissaires et non des moindres. Tels le directeur des opérations Yaya Khane et Yéro Condé de la communication.
Comme en 2010 entre Loucény Camara Thierno Saidou Bayo, un deuxième groupe de commissaires a décidé de s’exprimer là où ses prédécesseurs ont échangé avec les médias à la même heure, au même endroit, sur la même table et avec le même micro.
La première différence, c’est au niveau des thèmes choisis par les conférenciers. Si les premiers ont axé leur intervention sur la retraite de Kindia et le chronogramme, le second, en revanche, veut donner l’avis de certains commissaires sur le report des communales.
Autres différences, c’est l’identité des intervenants. Si le premier groupe est composé d’hommes en majorité, le deuxième en revanche sera animé par des dames, notamment la vice-présidente Hadja Biya Diallo et sa collègue Hadja Fatoumata Fafa Baldé.
En attendant que l’institution électorale retrouve sa sérénité habituelle, disons que cette guéguerre interne prouve à suffisance la crise de confiance qui existe entre les commissaires et l’incapacité du président Bakary Fofana à maitriser le calme dans son navire.
A cette allure, c’est à se demander comment une institution qui n’arrive pas à imposer le calme entre vingt-cinq commissaires peut-elle ramener la paix dans un pays de douze millions d’habitants au lendemain des élections controversées et décisives.

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