
Réformes, Wade père et fils, procès Habré, Ebola, diplomatie... Macky Sall, le chef de l'État sénégalais répond à toutes nos questions, et défend son bilan.
Palais présidentiel, Dakar, le 30 septembre. Avant de pénétrer dans le bureau du chef de l'État, Macky Sall, il faut montrer patte blanche, évidemment. Et, surtout, se laver moult fois les mains avec les solutions hydroalcooliques antiseptiques qui sont généreusement distribuées par les gendarmes en faction et les membres du protocole. Ebola est passé par là.
Puis négocier âprement la restitution de son téléphone portable confisqué, indispensable à l'enregistrement de l'entretien qu'il doit nous accorder. Dura lex sed lex... Le président doit intervenir lui-même pour que l'on nous rapporte le précieux objet. L'interview peut commencer. Elle durera plus d'une heure trente, au cours de laquelle il répondra à toutes les questions, à sa manière : un savant mélange de diplomatie, de piques discrètes mais acérées adressées à son prédécesseur et au fils de celui-ci, et de détermination à démontrer, à tous ceux qui doutent de sa réelle volonté de rupture, qu'il n'est pas homme à renier ses engagements.
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