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lundi 20 octobre 2014

Sécurité alimentaire : La Bad débourse 116 milliards Cfa pour le Sahel

10:55
altLe Burkina Faso, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad vont bénéficier d’une enveloppe de 116 milliards de francs CFA de la Bad pour le financement d’un programme de renforcement de la résistance du Sahel à ‘insécurité alimentaire.
  C’est une enveloppe conséquente de 116 milliards de francs CFA que le Groupe de la Banque africaine de développement  a approuvé,  dans le cadre du  projet 1 du programme de renforcement de la résilience des populations à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au sahel (P2RS).   Ce programme de solidarité mis en branle par le groupe de la Bad, est destiné à renforcer la résilience des ménages ruraux du Sahel face aux effets dévastateurs des chocs climatiques.  Surtout avec leurs conséquences sur l’insécurité alimentaire, nutritionnelle récurrente et l’extrême pauvreté dans laquelle elles plongent les populations affectées. Dans cette guerre contre la faim, la Bad est accompagnée par le  Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS). Dans un communiqué arrivé à notre rédaction on peut lire que le programme s’inscrit dans l’alliance globale pour la résilience (AGIR) au Sahel et en Afrique de l’Ouest et porte sur la nutrition et l’utilisation des TIC de deuxième génération, comme la téléphonie mobile, pour faciliter l’accès aux marchés et la prédiction des crises et des catastrophes.   «Ce montant doit financer un programme visant à renforcer la résistance du Sahel à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle (P2RS), destiné à mettre fin aux cycles fréquents de sécheresse et de famine qui frappent le Sahel» fait état l’institution dirigée par Donald Kabéruka. Ainsi, le P2RS entend notamment accroître de manière durable la productivité agro-sylvo-pastorale et halieutique du Sahel. Les actions de mise en œuvre cibleront en premier lieu les populations les plus vulnérables, notamment les petits producteurs, les éleveurs et agro-pasteurs et les pêcheurs artisanaux ; avec une attention particulière accordée aux femmes et aux enfants en bas âge. L’ amélioration de la situation économique des femmes et de leur accès aux ressources, sera un des facteurs clé dans cette lutte contre la malnutrition en générale et celle infantile en particulier.   Dans le communiqué la Bad insiste sur le fait que dans le cadre du Projet 1 du P2RS, des installations pastorales et de transport de l’eau seront construites dans des districts ruraux ciblés, tandis que les ménages vulnérables seront aidés pour gérer durablement les ressources naturelles et améliorer leur alimentation. Il ajoute qu’une approche en terme de chaînes de valeur, basée sur les sous-secteurs de la croissance, permettra d’assurer et stocker la production agricole ainsi que de stimuler l’offre, la commercialisation et sa disponibilité. Le projet sera co-financé par le FAD-XIII, sous la forme de subventions et de prêts, à concurrence de 231 millions de dollars EU, et par l’Union africaine (UA) à hauteur de 155,81 millions. Les 15 % restants seront financés par les gouvernements des sept pays, le CILSS et les bénéficiaires.   Il faut rappeler que  le programme pour le Sahel (P2RS) est l’un des principaux résultats d’une visite de haut niveau que le président de la Bad, Donald Kaberuka, avait entreprise au Sahel, en novembre 2013. Il était accompagné dans cette tournée du secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, du président de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, et du commissaire européen au développement, Andris Piebalgs. Le P2RS rassemble les pays membres du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) : Bénin, Burkina Faso, Tchad, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo. http://www.reussirbusiness.com/

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