C'est la télévision
publique qui vient d’être prise d'assaut. Elle a cessé d'émettre dans la
matinée. Du matériel a été endommagé mais les studios n'ont pas été
dégradés.
Les manifestants s'approchent de la présidence.
Après s'en être pris à l'Assemblée nationale, les manifestants se sont
dirigés vers les bâtiments de la présidence. Selon Reuters, des coups de
feu ont été entendus à proximité du palais présidentiel.
Une première victime. Dans la cohue qui semble régner à Ouagadougou, une personne a trouvé la mort, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le président voulait s'accrocher, le gouvernement recule.
A l'origine de cette contestation sans précédent dans le pays, un
amendement voulu par le gouvernement burkinabé, pour permettre à Blaise
Compaoré de se représenter. Le président au pouvoir depuis 1987 a voulu
modifier la constitution pour entamer un cinquième mandat après les
élections de 2015. Les députés devaient voter ce projet de loi jeudi,
quand les manifestants se sont rués dans le bâtiment.
Selon le site d'informations Burkina 24,
le gouvernement a décidé de retirer le projet de loi controversé. "Le
gouvernement informe l'ensemble des populations de l'annulation de
l'examen du projet de loi portant révision de la Constitution", indique
un communiqué, qui "appelle les populations au calme et à la retenue".
Un porte-parole a simplement indiqué à l'AFP que le gouvernement "annule
le vote" de la loi, sans plus de précisions.
Trois jours de manifestations.
Après une journée d'accalmie à Ouagadougou, des protestataires ont pris
d'assaut l'Assemblée nationale avant de saccager les lieux, jeudi.
Depuis le début de la semaine, le pays est secoué par une vague de
protestation sans précédent dirigée contre le président Blaise Compaoré.
Mardi, plusieurs centaines de milliers de personnes étaient descendus
dans les rues pour protester contre le pouvoir sans partage du président
Compaoré.

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