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jeudi 23 octobre 2014

Ouverture d'une enquête sur les magouilles du gouvernement

Dessin de Damien GlezDessin de Damien Glez
"Entre une mauvaise gestion de la question nord, un audit implacable de la malgouvernance et les revendications catégorielles des travailleurs, l'étau se resserre autour du gouvernement malien", constate le quotidien Le Républicain.

C'est que le gouvernement du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a plusieurs affaires sur le feu. A Alger, une délégation vient de reprendre les négociations avec les rebelles touaregs du MNLA (qui revendiquent l'indépendance de "l'Azawad", dans le nord du pays), tandis qu'à Bamako les syndicats ont appelé à des grèves du 28 au 31 octobre, pour la deuxième fois en deux mois. 

Enfin, impossible d'étouffer la polémique au sujet de l'achat de l'avion présidentiel et d'un contrat d'armement, dont deux audits ont révélé les irrégularités. Etait-il bien nécessaire d'acheter un nouvel appareil pour 30 millions d'euros alors que l'avion de l'ancien président Amadou Toumani Touré était toujours en état de marche ? Un achat qui, de surcroît, n'a pas été réglé en bonne et due forme. Un rapport dénonce en effet que "le contrat n’est pas libellé en français, qui est la langue officielle au Mali, [et] que le numéro du compte bancaire du fournisseur n’y figure pas", relate Le Prétoire

A la suite des révélations sur ces deux dossiers, "le procureur général près la cour d'appel de Bamako vient de saisir le tribunal de première instance" ce 21 octobre, informe L'Indicateur du renouveau , qui se réjouit : "Un pas vient d’être franchi par la justice malienne dans la lutte contre la corruption et l’impunité."
Dessin de Damien Glez

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