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mercredi 22 octobre 2014

L’offre énergétique du Congo encore insuffisante

La République du Congo a un potentiel hydroélectrique d’environ 14 000 MW. Actuellement, le gouvernement multiplie des efforts afin d’augmenter la capacité actuelle et d’améliorer l’offre en énergie à toute la population. Le Congo se dit ouvert à tout partenariat pour l’aider à réaliser ce noble objectif.
Le ministre de l’Energie et de l’hydraulique, Henri Ossebi, a discuté, le 20 octobre, du sujet avec l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique au Congo, Stephanie Sullivan, venue s’enquérir des opportunités qu’offre le Congo en ressources énergétiques.
« Nous avons obligation d’augmenter la puissance électrique du Congo car, elle est de 300 mégawat et la demande à Pointe-Noire est telle que 600 mégawat ne serait pas assez ; ajouté à cela Sholet avec le Cameroun, Liouesso en cours d’avancement et d’autres projets. L’ensemble de ce bouquet fait que l’offre énergétique dans notre pays doit dès à présent être pensé, structuré, lancé pour que les efforts que nous faisons par ailleurs au niveau de la distribution et du management dans ce domaine puissent à terme aplanir, donner une meilleure régulation de l’électricité dans le pays », a résumé Henri Ossebi, le lourd challenge que détient le Congo, à moyen et long terme, qui selon lui est en bonne voie.
Abordant l’initiative récente du gouvernement américain, « Power Africa », Stephanie Sullivan a promis intéresser le gouvernement et le secteur privé américain à investir au Congo. Notons que Power Africa a pour objectif d’aider le continent africain à augmenter le taux d’accès à l’électricité et à développer les capacités de production d’énergie électrique dans les pays africains.
En termes de perspectives à court terme, cette opportunité pourrait permettre aux Américains de venir s’enquérir de tout le potentiel hydroélectrique que possède le Congo et de constituer un dossier technique avec le Pool énergétique d’Afrique centrale et des pays de la sous-région, membre du PEAC, éligible à l’Africa Power. « Une substance solide qui va nous permettre d’être optimisme face au secteur énergétique du Congo. L’interconnexion c’est l’avenir, car elle minimise les coûts, permet une meilleure répartition des charges puis ça sécurise le réseau d’électricité », a expliqué le ministre.
Le Congo a déjà épinglé le barrage de Sounda, un projet porteur, qui date de l’indépendance et n’a jamais connu un début de commencement. S’il fonctionne ça sera 1000 mégawat de plus, injecté dans le réseau d’électricité du Congo.
S’agissant de l’hydraulique, l’ambassadeur a exprimé sa satisfaction sur la manière dont est réalisé le projet "Eau pour tous" par la société Asperbras.
Dans la mesure où le projet avance à la cadence actuelle, le Congo pourrait espérer d’ici à 2015, d’avoir dépassé en termes d’accès à l’eau potable les 60% de la population nationale. Une réalisation qui n’a pas laissé indifférente la diplomate qui pense que les américains peuvent accompagner le Congo dans son effort de l’offre en la matière.
Aussi, Stephanie Sullivan a aussi félicité le travail anticipé de communication effectué par le service habilité du ministère. Ce dernier a informé le public des perturbations qui surviennent depuis, le 14 octobre dans la fourniture d’électricité à cause de la révision technique de la deuxième turbine de la Centrale à gaz de Pointe-Noire, l'un des maillons essentiel du boulevard énergétique du Congo.
Nancy France Loutoumba

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