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vendredi 17 octobre 2014

Les six recommandations pour sauver le tourisme

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L’OBS – Les acteurs du tourisme sont dans le désarroi total. Et pour cause, les multiples annulations des réservations dues à la fièvre hémorragique à virus Ebola dans plusieurs pays africains dont la République de Guinée voisine du Sénégal. C’est dans ce contexte de crise que les professionnels du tourisme ont échangé sur les conséquences liées au virus Ebola.
Le mal est très profond et les conséquences sont dramatiques. Le cas importé de la Guinée du virus Ebola a sérieusement affecté la saison touristique. Des milliards FCfa de pertes sont enregistrées par les acteurs et les professionnels à la suite de la pluie d’annulation des réservations depuis l’annonce de l’apparition du premier cas de l’épidémie au Sénégal. Devant ce drame général qui nécessite un plan d’urgence du gouvernement pour limiter les dégâts déjà constatés et sauver l’industrie hôtelière, les acteurs ont tenu, lundi, une réunion de partage et d’échanges entre les acteurs du secteur privé et le ministre du Tourisme et des transports aérien. Une rencontre à l’issue de laquelle un mémorandum a été remis au ministre Abdoulaye Diouf Sarr. Un document qui résume les recommandations à mettre en œuvre pour relancer le secteur. Aussi, les acteurs du tourisme ont passé au peigne fin les maux qui gangrènent leur secteur. Une préoccupation particulièrement inquiétante avec de graves risques de compromettre l’activité générant une cascade de fermetures d’entreprises et de pertes d’emplois.
Dans le Mémorandum, remis au ministre du Tourisme, les professionnels du secteur réitèrent leur demande d’exemption du visa pour les touristes, compte tenu du caractère extrêmement concurrentiel sur le marché des voyages et du tourisme.
Déplorant le phénomène de l’érosion côtière à Saly, les professionnels du tourisme souhaitent la restauration des plages à Saly pour maintenir la vocation balnéaire de la station touristique. A cet égard, soulignent-ils, les mesures à prendre doivent être examinées avec l’implication étroite des hôteliers de Saly. A propos de la promotion touristique de la destination, ils invitent les autorités à accélérer la procédure d’installation du Conseil de surveillance de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt). Une promesse alors faite par le chef de l’Etat à l’ouverture officielle de la saison. Un Directeur général a été nommé, mais le Conseil de surveillance peine à être installé. Aussi, les professionnels du tourisme tiennent à ce que la représentation du secteur privé dans le Conseil de surveillance par une gestion paritaire soit revue. Ils optent pour l’allocation de ressources budgétaires conséquentes pour assurer les conditions de promotion adéquates en rapport avec l’ambition du pays en matière de tourisme.
Le Mémorandum consigne une recommandation appelant les pouvoirs publics à concevoir et dérouler un plan de communication auprès des partenaires stratégiques dans les principaux marchés émetteurs pour restaurer la confiance. Laquelle confiance a été affectée par le cas importé du virus. La Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique du Sénégal dirigée par Mamadou Racine Sy demande que soit défini le calendrier de manifestations des foires et salons auxquels le Sénégal doit prendre part.
Sur la lancinante question de la cherté de la destination, les professionnels du tourisme recommandent de ramener les taxes aéroportuaires à des niveaux raisonnables pour rendre la destination plus compétitive. Revenant sur les décisions des Conseils interministériels sur le tourisme et les directives du chef de l’Etat, les acteurs du secteur souhaitent la mise en œuvre correcte des recommandations issues des décisions à travers une démarche de planification cohérente à court, moyen et long termes, en vue de régler définitivement les problèmes structurels du tourisme au Sénégal.
Des mesures d’accompagnement sont aussi énoncées. Des mesures qui touchent les domaines fiscal et social pour soutenir les entreprises du secteur touristique dans cette conjoncture extrêmement difficile et économiquement insupportable pour elles.

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