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jeudi 30 octobre 2014

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, porte-parole du gouvernement, Mahamane Baby Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, porte-parole du gouvernement, Mahamane Baby Communiqué de Presse C’est avec une profonde émotion que le Gouvernement de la République du Mali a appris la mort dans la matinée du 29 octobre 2014 du sergent-chef français Thomas Dupuy, au cours d’une opération des forces françaises contre un groupe armé terroriste dans la région de Kidal. En cette douloureuse circonstance, le Gouvernement du Mali adresse ses condoléances les plus sincères et attristées à la famille du défunt soldat, ainsi qu’à l’armée et au Gouvernement français, et un prompt rétablissement aux blessés. Le Gouvernement du Mali salue par ailleurs le travail accompli par les forces françaises, en payant le prix du sang, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Il renouvelle à la France la reconnaissance du Peuple malien pour l’aide décisive apportée avec courage et efficacité dans le recouvrement de la souveraineté nationale. Le Gouvernement du Mali réitère sa détermination à lutter avec tous ses partenaires, notamment la France, contre le terrorisme et le crime organisé, pour la défense des valeurs communes de paix et de liberté. Bamako, le 29 Octobre 2014

L'ancien ministre de la Défense Hervé Morin L'ancien ministre de la Défense Hervé Morin
L'ancien ministre de la Défense Hervé Morin craint un "processus d'afghanisation" au Mali, où un sergent-chef des forces spéciales françaises a été tué lors d'un "violent accrochage" avec un groupe terroriste armé.

"En clair, nous combattons des terroristes mais un peu comme on peut mettre un coup de pied dans une fourmilière: on les chasse, ils passent la frontière dans cet immense espace sahélien et reviennent ensuite au fur et à mesure que nous éventuellement nous retirons pour laisser la place à d'autres forces", a analysé M. Morin sur RFI.
"Le risque, c'est un processus classique d'enlisement où nous comptons des succès militaires mais où à chaque fois le mal revient, les forces terroristes qui ont quitté la région reviennent six mois, un an plus tard parce que l'espace est à nouveau libre", a poursuivi le député de l'Eure.

L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy voit "un arc de crise qui prend de l'ampleur". "J'ai en souvenir les notes du ministère de la Défense quand je suis arrivé à l'Hôtel de Brienne. On estimait les forces d'Al-Qaida au Maghreb islamique à 500 sur toute la zone. Aujourd'hui, c'est par milliers sinon par dizaines de milliers sur l'ensemble de la zone du Moyen-Orient et de la zone sahélienne. On voit bien que l'Etat islamique au Levant est désormais installé en Libye".

Cet arc de crise appelle "des solutions militaires mais qui bien entendu ne règleront pas tout. Il faut aussi des solutions politiques; par exemple au Mali, il faudra un jour ou l'autre finir par régler la question Touareg", a-t-il déclaré.

Au plan intérieur, "je suis convaincu que le gouvernement de Manuel Valls fait le boulot" dans la lutte antiterroriste, a estimé M. Morin, candidat à la présidence de l'UDI face au député de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde. L'Assemblée nationale a adopté mercredi soir à la quasi-unanimité le projet de loi de "lutte contre le terrorisme".
lefigaro.fr avec AFP

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