Prévues pour démarrer hier lundi mais finalement retardées à cause d’un problème de logistique chez les groupes armés séparatistes que sont le MNLA, le HCUA et le MAA dissident, les négociations inter-maliennes ont finalement débuté ce mardi à l'hôtel Aurassi d'Alger.
A l’ouverture des travaux, l’hôtel Aurassi semblait afficher complet puisque selon des sources, toutes les délégations ont fini par rallier la capitale algérienne.
Dans son allocution à l'ouverture de cette troisième phase des pourparlers d'Alger, le chef de la délégation malienne et ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a mis les différents acteurs devant leurs responsabilités. "Nous mesurons la responsabilité commune que nous avons nous tous (gouvernement, mouvements armés) pour répondre aux aspirations de tous les Maliens pour la paix... Nous avons l’urgence de répondre à une situation. La situation sur le terrain nous rappelle que le temps n’est plus avec nous", a souligné le ministre Diop.
Quant au ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, il a expliqué que " cette troisième phase doit être une avancée déterminante pour mettre fin aux souffrances des populations du Nord du Mali...Le document élaboré par la médiation à partir des propositions du gouvernement malien et des groupes armés est la base des efforts qui nous emmènera au bon port..."
"S'il est vrai qu'un accord doit être signé dans un esprit gagnant-gagnant, mais il faudra tenir compte aussi du facteur temps", a pour sa part déclaré le Haut représentant de l'Union africaine au Mali, Pierre Buyoya.
Les représentants des pays du champ (Algérie, Mauritanie, Niger, Burkina, Tchad) ont appelé les frères maliens à surpasser leurs divergences pour aller vers la paix contre laquelle le temps joue quand on sait que le Nord du Mali est en train d'être investi par les terroristes.
En tout cas, les Maliens attendent beaucoup de cette troisième phase des négociations devant aboutir à un accord global définitif. D’ailleurs, ce ne sont pas les Maliens seulement qui souhaitent rapidement un accord. C’est aussi le cas du président français, François Hollande, dont le pays a été le premier à voler au secours du Mali en 2013 pour contrer l’avancée des jihadistes vers le Sud.
Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, lors de la célébration des 20 ans de l’Uémoa à Ouagadoudou n’a pas manqué de remercier son homologue du Burkina Faso, Blaise Compaoré pour le rôle joué dans la résolution de la crise malienne. Il a surtout insisté sur les vertus de la paix pour un pays comme le nôtre.
"C’est le lieu pour moi de remercier le Burkina Faso, singulièrement mon frère, le président Blaise Compaoré, pour les efforts qu'il a déployés, et tout ce qu'il fait encore aujourd'hui pour que les frères maliens s’entendent (...) Nous l'avons dit et nous le répéterons sans cesse, il n'y a pas d'alternative à la paix. Cette paix ne peut se concevoir et ne se conclura qu'autour d'une table verte. Et c'est pour cela que nous sommes en Alger avec beaucoup de confiance, beaucoup de sérénité. Nous souhaitons, qu'aux termes des pourparlers qui ont été conduits et approfondis, de long en large, impliquant la société civile de l'ensemble du pays, toutes les composantes de la nation malienne, qu'enfin nous pourrons espérer un accord définitif global et durable, seule condition d'un développement du Mali (...) On ne peut développer un pays qui n'est pas stable, où il n'y a pas la paix. Et dans notre pays, aujourd'hui, si les différentes zones présentent des visages différents, notamment le Nord qui est en déficit de développement prononcé, ce n'est pas à cause d’une marginalisation volontaire, politique, mais cela est du à des conditions historiques et géographiques qui sont très très dures (...) Je pense que l'ensemble des Maliens doit faire en sorte que nous ayons un développement accéléré de ces zones dans le futur dès qu'il y aura l'accord de paix. Donc, je crois que les négociations en Alger s'ouvrent sous de bons auspices et une confiance réelle pour notre part. Nous pensons que nos frères aussi sont dans la même dynamique, qu'ils sont déterminés aussi à ce que nous réussissions le pari de la paix. Et la aussi, nous comptons sur le Burkina Faso", a expliqué le président IBK à Ouagadougou hier lundi.
Abdoulaye Diakité
A l’ouverture des travaux, l’hôtel Aurassi semblait afficher complet puisque selon des sources, toutes les délégations ont fini par rallier la capitale algérienne.
Dans son allocution à l'ouverture de cette troisième phase des pourparlers d'Alger, le chef de la délégation malienne et ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a mis les différents acteurs devant leurs responsabilités. "Nous mesurons la responsabilité commune que nous avons nous tous (gouvernement, mouvements armés) pour répondre aux aspirations de tous les Maliens pour la paix... Nous avons l’urgence de répondre à une situation. La situation sur le terrain nous rappelle que le temps n’est plus avec nous", a souligné le ministre Diop.
Quant au ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, il a expliqué que " cette troisième phase doit être une avancée déterminante pour mettre fin aux souffrances des populations du Nord du Mali...Le document élaboré par la médiation à partir des propositions du gouvernement malien et des groupes armés est la base des efforts qui nous emmènera au bon port..."
"S'il est vrai qu'un accord doit être signé dans un esprit gagnant-gagnant, mais il faudra tenir compte aussi du facteur temps", a pour sa part déclaré le Haut représentant de l'Union africaine au Mali, Pierre Buyoya.
Les représentants des pays du champ (Algérie, Mauritanie, Niger, Burkina, Tchad) ont appelé les frères maliens à surpasser leurs divergences pour aller vers la paix contre laquelle le temps joue quand on sait que le Nord du Mali est en train d'être investi par les terroristes.
En tout cas, les Maliens attendent beaucoup de cette troisième phase des négociations devant aboutir à un accord global définitif. D’ailleurs, ce ne sont pas les Maliens seulement qui souhaitent rapidement un accord. C’est aussi le cas du président français, François Hollande, dont le pays a été le premier à voler au secours du Mali en 2013 pour contrer l’avancée des jihadistes vers le Sud.
Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, lors de la célébration des 20 ans de l’Uémoa à Ouagadoudou n’a pas manqué de remercier son homologue du Burkina Faso, Blaise Compaoré pour le rôle joué dans la résolution de la crise malienne. Il a surtout insisté sur les vertus de la paix pour un pays comme le nôtre.
"C’est le lieu pour moi de remercier le Burkina Faso, singulièrement mon frère, le président Blaise Compaoré, pour les efforts qu'il a déployés, et tout ce qu'il fait encore aujourd'hui pour que les frères maliens s’entendent (...) Nous l'avons dit et nous le répéterons sans cesse, il n'y a pas d'alternative à la paix. Cette paix ne peut se concevoir et ne se conclura qu'autour d'une table verte. Et c'est pour cela que nous sommes en Alger avec beaucoup de confiance, beaucoup de sérénité. Nous souhaitons, qu'aux termes des pourparlers qui ont été conduits et approfondis, de long en large, impliquant la société civile de l'ensemble du pays, toutes les composantes de la nation malienne, qu'enfin nous pourrons espérer un accord définitif global et durable, seule condition d'un développement du Mali (...) On ne peut développer un pays qui n'est pas stable, où il n'y a pas la paix. Et dans notre pays, aujourd'hui, si les différentes zones présentent des visages différents, notamment le Nord qui est en déficit de développement prononcé, ce n'est pas à cause d’une marginalisation volontaire, politique, mais cela est du à des conditions historiques et géographiques qui sont très très dures (...) Je pense que l'ensemble des Maliens doit faire en sorte que nous ayons un développement accéléré de ces zones dans le futur dès qu'il y aura l'accord de paix. Donc, je crois que les négociations en Alger s'ouvrent sous de bons auspices et une confiance réelle pour notre part. Nous pensons que nos frères aussi sont dans la même dynamique, qu'ils sont déterminés aussi à ce que nous réussissions le pari de la paix. Et la aussi, nous comptons sur le Burkina Faso", a expliqué le président IBK à Ouagadougou hier lundi.
Abdoulaye Diakité
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