
L'envoyé spécial de l'Onu pour Ebola, le docteur David Nabarro
La France et les Nations unies ont appelé mardi à ne pas baisser la garde, après la fin officielle de l'épidémie d'Ebola au Nigeria, et au contraire à "intensifier encore" la lutte contre le virus dans les trois pays les plus touchés (Sierra Leone, Liberia, Guinée).
"Nous sommes convaincus que la communauté internationale doit intensifier encore son action pour enrayer la progression de l'épidémie", a déclaré à la presse le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, après avoir reçu à Paris l'envoyé spécial de l'Onu pour Ebola, le docteur David Nabarro.
Il a souligné que la France allait elle-même "renforcer encore (son) action en Guinée", en y ouvrant "une structure hospitalière pour les soignants qui peuvent être contaminés sur place", en sus des trois centres de soins déjà installés par Paris dans le pays. Le ministre n'a pas donné de détails sur cette nouvelle "structure".
L'initiative s'inscrit dans le cadre de l'engagement pris lundi par les ministres européens des Affaires étrangères pour "garantir des soins adéquats" aux travailleurs humanitaires internationaux mobilisés en Afrique de l'Ouest.
L'épidémie d'Ebola a fait plus de 4.500 morts sur plus de 9.200 cas enregistrés et si le Nigeria et le Sénégal sont officiellement tirés d'affaire, la maladie "continue à progresser de façon exponentielle" au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Parmi les cas recensés figurent plus de 420 membres du corps médical, surtout des médecins et infirmières locaux, selon la Commission européenne.
"Le Nigeria et le Sénégal ont réussi à combattre Ebola. La République démocratique du Congo (où l'épidémie est distincte de celle d'Afrique de l'Ouest) a montré qu'il est possible de battre Ebola. On sait qu'on peut vaincre Ebola dans les trois pays les plus touchés (Sierra Leone, Guinée, Liberia)", a appuyé M. Nabarro.
L'expert onusien a salué le renforcement annoncé par la France de sa contribution à la lutte contre le virus, "exactement en ligne" selon lui avec les demandes du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.
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