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vendredi 24 octobre 2014

Carlos Lopes : "Il n'y aucune raison que les États africains ne négocient pas mieux leurs contrats"

Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique.
Toujours optimiste au sujet des principaux dossiers concernant le développement de l'Afrique (croissance, intégration régionale, leadership économique et politique) Carlos Lopes, le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique (CEA), n'en reste pas moins incisif dans son diagnostic des difficultés et des faiblesses du continent. Il a répondu aux questions de "Jeune Afrique".
Rencontré lors du dernier forum organisé par la Commission économique pour l'Afrique (CEA), Carlos Lopes, son secrétaire exécutif, profite d'un moment entre deux visites protocolaires pour livrer ses impressions sur quelques grands dossiers. Le Bissau-guinéen se veut toujours aussi optimiste, mais pas question de baisser la garde.
Propos recueillis par Olivier Caslin
Le forum de Marrakech avait pour but d'identifier et de mobiliser de nouvelles ressources financières. Est-ce que le développement du continent est aujourd'hui davantage lié à un manque de fonds ou à leur mauvaise affectation ?
Non, il manque toujours de l'argent en Afrique. Si vous comparez les flux financiers en direction des différentes régions du monde, le continent progresse mais reste encore très marginale, notamment par rapport à la taille de son économie continentale. L'Afrique attire un peu plus de capitaux que l'Inde, mais la répartition entre les 54 pays est très inégale et concentrée sur un petit nombre de pays.

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