C’est au cours d’une cérémonie placée sous la présidence du ministre de l’Aménagement territorial et de la Décentralisation, représenté par Assita Touré, conseillère technique, que les matériaux de construction, composés particulièrement d’une tonne de ciment par ménage et d’autre matériels ont été remis à des personnes affectées, propriétaires et résidents dans la zone du projet, « dont les investissements ont été évalués à moins de cinq cent mille FCFA ». La cérémonie a également été ponctuée par la pose de la première pierre de l’école primaire de la trame d’accueil des personnes affectées à Bassinko et d’une plantation d’arbres.
Un programme d’investissement urbain
Ces
projets se devraient se traduire par la mise en œuvre d’actions
d’assainissement pluvial avec l’aménagement du marigot du Moogho Naaba
en canal, l’assainissement de zones inondables et de mécanismes de
gestion de déchets par l’extension du centre de traitement et de
valorisation des déchets à Polesgo, la construction de centre de
collecte d’ordures ménagères. Mais, également par l’aménagement de
voirie, la construction ou la réhabilitation de gares routières, l’appui
à la politique urbaine en matière de mobilité et de renforcement des
capacités opérationnelles de la mairie avec par exemple l’acquisition
d’engins de travaux publics. Ce programme bénéficie du financement
principal de la Banque Africaine de Développement (BAD) à hauteur de
vingt-cinq milliards et de l’Agence Française de Développement (AFD)
avec quinze milliards de francs FCFA ; pour un coût global avoisinant
quarante-deux milliards de francs FCFA.L’impact du projet
Selon
M. Marin Casimir Ilboudo, maire de la commune de Ouagadougou, le
démarrage de ce projet est particulièrement marqué, depuis le début de
l’année, par l’indemnisation et la réinstallation des personnes
affectées, notamment par l’aménagement du marigot du Moogho Naaba en
canal ; un canal long de 4,7 kilomètres. Ainsi, ce sont près de 281
ménages qui ont été affectés en zones d’habitats spontanés du secteur 25
de l’arrondissement 6, 31 ménages en zones d’habitats loties repartis
entre le secteur 25 de l’arrondissement 6 et les secteurs 5 et 6 de
l’arrondissement 1, 114 maraichers exploitant des zones situées dans le
secteur 5 de l’arrondissement 1, 12 attributaires de terrains à usages
autres que d’habitation, 24 installations à usage de commerce qui sont
concernés.La prise en charge des personnes affectées
Le
coût total de l’indemnisation a été évalué à un milliard trois cent
vingt-cinq millions FCFA mobilisé grâce à une contribution du
gouvernement à hauteur d’un milliard FCFA. 332 parcelles ont aussi été
octroyées par le Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. A cela
s’ajoute d’autres actions telles que le « paiement des subsides pour la
restauration dans l’intervalle des déménagements, soit mille francs CFA
par personne affectée et par jour et trente mille francs CFA par ménage
pour le transport vers le site de recasement », explique le maire
Ilboudo. Cependant, pour Oueremi I. Apollinaire, représentant des
personnes affectées, cet accompagnement « est un geste mais pas
l’accomplissement. J’aimerais qu’on accompagne mieux ces personnes pour
qu’elles vivent comme elles le souhaiteraient ». Et l’accompagnement que
réclame M. Ilboudo n’est pas seulement financier : « l’accompagnement,
c’est la meilleure formation pour nos enfants ». D’autres actions
seraient en perspectives. Il s’agit de la construction d’un CSPS (Centre
de santé et de promotion sociale) de la trame d’accueil d’ici novembre
2014, l’aménagement de dix hectares de zones maraichères d’ici juin
2015, une campagne d’appui en activités génératrices de revenus financée
par la Banque Africaine de Développement à hauteur de
quatre-vingt-cinq millions FCFA. Le maire de Ouaga assure que « l’école
sera fonctionnelle d’ici la fin de l’année, de même que la formation
sanitaire ». Les personnes déplacées à Bassinko, qui ont baptisé
elles-mêmes leur cité les « deux plateaux », expriment d’autres besoins
tels que des lieux de cultes, une zone commerciale pour pouvoir mener
dès maintenant des activités, de l’assainissement et de
l’approvisionnement en eau potable. Sur ces deux derniers aspects, Marin
Casimir Ilboudo confie que « des négociations sont en cours avec
l’ONEA pour l’effectivité des travaux ».Martiale ZONGO
Lefaso.net

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