Le cœur n’est pas à la rigolade ce dimanche où nous tous portons le deuil de l’ «étudian-gul» tombé sous les caresses violentes de la fraternité policière. SA Mackyesté a lâché sa meute de flics enragés à qui on a fait comprendre qu’ils étaient en mission commando à Gaza où il fallait tuer et éviter de rater sa cible étudiante. Mission réussie en tout cas pour nos vaillants «tireurs d’élite» qui logent depuis bien des mois au campus sans détenir la carte d'étudiant : conformément à leur feuille de route, le Groupement a réussi à abattre une personne et causé des dégâts immenses. Bravo ! Chez nous, les flics dans leur furie meurtrière tentent de ravir la vedette à Monseigneur Ebola et ses bénédictions très attendues dans un Dakar en proie aux rumeurs et fausses nouvelles, et où la pandémie a fait une victime dans les rangs de la corporation des journalistes : «Felix Ebola», mis en quarantaine à l’infirmerie de la citadelle du silence. Mais rien de grave, rassurez-vous : Félix se porte à merveille : après une semaine de thérapie carcérale, il est désormais immunisé contre les «fausses nouvelles» du genre «5 cas d’Ebola au Sénégal»... Alors que dans le même temps, le pays continue de faire du surplace depuis deux ans, parce que SA Mackyesté ne bosse toujours pas, mais s’autorise des vacances à l’étranger, dans des hôtels luxueux. Ses hommes, eux, manœuvrent en vue de se substituer à la volonté populaire issue des urnes, le 29 juin dernier : après Saint-Louis qui a inauguré l’ère des maires illégitimes, la ville au «Pot d’or» se débat contre la «Racine» du mal qui, tel un virus, infecte le système électoral sénégalais. Vous allez comprendre…
Ebola, revoilà Monseigneur !
On a eu chaud ces derniers jours à Dakar où l’on a attendu, avec impatience, l’arrivée de Monseigneur Ebola, qui n’a pas été au rendez-vous. Mais puisque Monseigneur tarde à débarquer à Galsen, des personnes pour le moins audacieuses sont allées le cueillir de force, pour lui offrir une «Tribune» dans la presse locale. Il faut dire que même à distance, depuis Freetown ou Conakry où il est niché, Monseigneur et ses bénédictions parviennent à atteindre leurs cibles et réussissent à nous maintenir dans une psychose paranoïaque. A Dakar en tout cas, on signale une victime dans les rangs d’une corporation trop bruyante...
Félix, une «Tribune» et des rumeurs
Leçon retenue. Si Félix, la première «victime» sénégalaise d’Ebola a été mise en quarantaine à Rebeuss, c’est sans doute parce qu’il risquait de contaminer ses «confrères» qui souvent, confondent vitesse et précipitation. Ouf de soulagement en tout cas. Pas de quoi ameuter l’opinion, Ebola ne veut pas de Dakar, en croire Marie Coll, payée par SA Mackyesté pour rassurer les Sénégalais : « aucun cas d’Ebola n’a été enregistré dans le pays ! ». En tout cas ce n’est pas la Revue de p(a)resse qui dira que madame le ministre « dafay mééw». Parce qu’ici, à la rédaction, on n’a pas envie que Macky sobriété nous envoie des flics tueurs d’étudiants.
Bassirou, une «Faye» dans le système
L’étudiant Bassirou a donc mis à nue la «Faye» d'un système universitaire en proie aux démons de Mary, l’autre ministre des réformes et dont la démission n’est qu’une question de formalité. L’ami intime des étudiants sait que ses jours sont comptés à la tête du ministère de la Recherche et de l’Enseignement des Bavures Supérieures. SA Mackesté va devoir faire le choix entre Mary et Diallo pare-brise de l'Intrieur. Ce sera l’un ou l’autre ou les deux à la fois et SA Mackyesté n’a pas le choix.
A chacun son cadavre… d’étudiant
Au vieux chauve son Balla Gaye, à Macky sobriété son Bassirou Faye. L’élève et le maître font match nul. Ils peuvent brandir, chacun, leur cadavre d’étudiants, avec fierté. Entre temps, à l’université, «étudian-gul» et professeurs attendant toujours le décret de limogeage de Mary et ses démons à exorciser. Prévenez-nous dès que le papier signé. Cela mérite un apéro géant !
De l’esprit de cour
Il y a des priorités dans ce pays et l’université n’en fait pas partie. Et tout le monde peut aisément comprendre la colère des «étudian-gul» qui peinent à percevoir leurs 18 000 F ou 36 000 F mensuels, alors que SA Mackesté et sa cohorte de ministres et conseillers, aux frais du contribuable, se mettent au vert, séjournant dans des hôtels luxueux entre Washington et Paris. A leur retour au pays, Macky sobriété et sa cour devraient sérieusement commencer à bosser, pour que nos étudiants puissent au moins rentrer dans leurs droits à la fin du mois. Le jour où Macky commencera à bosser en toute sobriété, les flics quitteront le campus pour aller voir ailleurs. Pour le moment, j'y suis j'y reste !
Nous, les maires illégitimes
Exit les maires fantômes ! Bienvenue dans l’ère des maires illégitimes qui cherchent à s’imposer de force à la volonté populaire. Il s’agit, vous l’aurez compris, de ces candidats souvent membres de la phratrie que le pouvoir gave de moyens immenses pour se faire aimer des populations. A Saint-Louis qui a servi de phase-test, les protestataires sont vite retournés à leurs occupations, ont abdiqué. Et comme Ebola, le virus des maires illégitimes s’est propagé à toute une région, en particulier, la ville au « Pot d’or », en proie à la « Racine » du mal.
Magie corruptrice !
Oui, la comédie a assez duré et le pouvoir a poussé le ridicule trop loin. Et il y a de quoi redouter des irrégularités similaires à la prochaine présidentielle. Car désormais, dans le «Macky» de la sobriété, il est tout à fait possible de voter pour une dame et se retrouver deux mois après, avec un mec à la tête de la mairie, grâce à la magie corruptrice des magistrats. Puisqu’il n’a pas été très difficile, pour nous, d’élire un mec et nous retrouver, plus tard, avec une délégation de pouvoirs confiés à une Première Dame aux commandes de l’Etat…
Bonne semaine à tous !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire