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vendredi 4 juillet 2014

SÉNAT : QUE CONTIENT DONC LE RAPPORT ?

Le fameux rapport a été remis. Fruit de seize jours de cogitations. Mais on ne sait pas d’abord ce que les membres du comité de suivi des réformes politiques se sont dit sur le sort du sénat. L’attente n’est donc pas à son bout.  Le résultat peut être décevant pour les uns, réconfortant, voire alléchant pour les autres, ou satisfaisant pour tout le monde.
Que contient donc le rapport remis par Arsène Yé et ses "co-cogitateurs" ? (Ph : B24)
Que contient donc le rapport remis par Arsène Yé et ses « co-cogitateurs » ? (Ph : B24)
Mais rarement au Burkina Faso, un rapport n’aura autant retenu l’attention, le souffle des Burkinabè. Toutes les activités au « Pays des Hommes intègres » semblent être suspendues aux conclusions du comité de suivi des réformes politiques, posant sur les épaules de ses membres, une charge historique.
Redevables devant l’histoire
Car il est évident que la stabilité du Burkina Faso dépend de ce qu’ils ont recommandé au Chef de l’Etat. Si le Burkina retrouve le consensus qui nourrit sa paix sociale, l’histoire notera leur contribution. Si le Faso bascule dans  une crise qui divisera en deux ses filles et ses fils, les membres de ce comité seront également tributaires devant l’histoire. Tout comme Blaise Compaoré, le Président du Faso, principal arbitre.
Les dés sont donc jetés et les regards sont désormais tournés vers le Palais de Kossyam. Les phrases lâchées parArsène Bongnessan Yé sont sibyllines  à souhait.  Comment faut-il comprendre les « nouvelles propositions » dont-il a parlées ?
Quand le ministre d’Etat dit que ces propositions ont pris « en compte les différentes critiques qui sont exprimées au sein de l’opinion publique », on est impatient de savoir quel a été le point de conciliation avec les critiques de l’opposition et d’une partie de la société civile qui sont plutôt radicales ?
Dans tous les cas, deux solutions pourraient  être proposées (et on est encore reparti pour les supputations !) aux Burkinabè par le Chef de l’Etat. Et il faudrait les appréhender en tenant compte de leurs conséquences sur le climat social.
Les deux scénarios
Première hypothèse. Le sénat sera suspendu ou supprimé. On imagine mal dans ce cas des  manifestants descendre dans les rues pour protester contre. Dans cette hypothèse-ci, même si la température du climat social monte, ce sera pour une autre raison que le sénat.
Deuxième scénario. Le sénat n’est pas suspendu ou supprimé, mais « amélioré » afin que ses contempteurs « modérés » puissent lui trouver grâce. L’effectif des  « opposants » radicaux sera peut-être diminué. Mais en sera-t-il autant de leur hargne et de leur popularité dans l’opinion ?
La balle  est à Kossyam.

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