CONGO BRAZZAVILLE, (CONGOSITE) – Annoncée récemment à Brazzaville par le directeur général de la police, le général Jean François Ndénguet, l'opération «Longwa na Nzéla», en vrai lingala «Longola na Nzéla», qui signifie libère la voie, en français, est beaucoup applaudie par les chauffeurs congolais. Cette opération qualifiée d’«aubaine» par ces derniers, tant elle leur permettra d’avoir un emploi, vise à réglementer le métier de chauffeur de véhicules de transports en commun en République du Congo.
Le général Jean François Ndenguet précisait, à l’occasion, qu’à travers cette opération la police congolaise voudrait «rétablir l'ordre et de restaurer l'autorité de l'Etat, pour donner à tous les usagers de la route toute la sécurité à laquelle, ils ont droit». «Les usagers des transports en commun se plaignent des comportements inciviques, notamment de l'insupportable saleté de beaucoup de chauffeurs de taxi et de bus, certains portent même des lambeaux, des pantalons déchirés, tous ceux là doivent désormais être assimilés à des criminels», avait-t-il déploré. La police nationale veut donc mettre fin au laxisme et aux comportements inciviques constatés dans le secteur des transports.
Pour sa réalisation, mille policiers de la circulation routière seront déployés sur toute l'étendue du territoire nationale. L’opération vise également à mettre fin à l’exercice de la profession de chauffeur de véhicule des transports en commun par les étrangers, qui sont d’ailleurs actuellement les plus nombreux à l’exercer à Brazzaville et Pointe-Noire. La loi congolaise indique que la profession de chauffeurs de véhicules de transports des personnes, à travers les taxis, bus, autobus et autres, est strictement réservée aux citoyens de nationalité congolaise. Seule la création des sociétés de transports routiers de marchandises ou des personnes est ouverte aussi bien aux nationaux qu'aux étrangers.
Selon le directeur de la sécurité publique et porte-parole de la police, le colonel Jules Monkala Tchoumou, les accidents et toutes les délinquances sur les routes sont des questions majeures de sécurité publique. «Interpellé, l’Etat congolais, qui est le garant de la sécurité des citoyens, a décidé d’assainir les routes congolaises. Trop d’accidents et d’accidents mortels! Trop de comportements irresponsables sur nos routes! L’Etat a décidé de sévir. Et la police, qui est le bras séculier de l’Etat, a, dans ce domaine, aussi, le devoir de rétablir l’ordre et de restaurer l’autorité de l’Etat. Pour donner à tous les usagers de la route, toute la sécurité à laquelle ils ont droit», a-t-il expliqué.
Le colonel Jules Monkala Tchoumou a aussi dénoncé le mauvais état des véhicules qui circulent sur les routes du pays. «Il circule sur les routes de notre pays des véhicules qui sont de véritables cercueils roulants. Et ceux qui les conduisent doivent être assimilés à des criminels. Ils n’ont pas la moindre excuse. L’Etat catastrophique de ces véhicules est si évident qu’il n’y a même pas besoin de les passer au contrôle technique. Ils sont impropres au transport public, ils sont bons pour la casse», a-t-il souligné.
Pour sa réalisation, mille policiers de la circulation routière seront déployés sur toute l'étendue du territoire nationale. L’opération vise également à mettre fin à l’exercice de la profession de chauffeur de véhicule des transports en commun par les étrangers, qui sont d’ailleurs actuellement les plus nombreux à l’exercer à Brazzaville et Pointe-Noire. La loi congolaise indique que la profession de chauffeurs de véhicules de transports des personnes, à travers les taxis, bus, autobus et autres, est strictement réservée aux citoyens de nationalité congolaise. Seule la création des sociétés de transports routiers de marchandises ou des personnes est ouverte aussi bien aux nationaux qu'aux étrangers.
Selon le directeur de la sécurité publique et porte-parole de la police, le colonel Jules Monkala Tchoumou, les accidents et toutes les délinquances sur les routes sont des questions majeures de sécurité publique. «Interpellé, l’Etat congolais, qui est le garant de la sécurité des citoyens, a décidé d’assainir les routes congolaises. Trop d’accidents et d’accidents mortels! Trop de comportements irresponsables sur nos routes! L’Etat a décidé de sévir. Et la police, qui est le bras séculier de l’Etat, a, dans ce domaine, aussi, le devoir de rétablir l’ordre et de restaurer l’autorité de l’Etat. Pour donner à tous les usagers de la route, toute la sécurité à laquelle ils ont droit», a-t-il expliqué.
Le colonel Jules Monkala Tchoumou a aussi dénoncé le mauvais état des véhicules qui circulent sur les routes du pays. «Il circule sur les routes de notre pays des véhicules qui sont de véritables cercueils roulants. Et ceux qui les conduisent doivent être assimilés à des criminels. Ils n’ont pas la moindre excuse. L’Etat catastrophique de ces véhicules est si évident qu’il n’y a même pas besoin de les passer au contrôle technique. Ils sont impropres au transport public, ils sont bons pour la casse», a-t-il souligné.
Des mesures qui accompagnent l’opération
Parmi les dispositions prises par le gouvernement pour réglementer la profession de chauffeur de véhicules de transports en cummun, figure le décret n°2011-480 du 29 juillet 2011. Ce décret stipule en substance que l’accès à la profession de chauffeur de véhicules de transport est assujetti à l’obtention d’un certificat de capacité. Ce certificat est délivré par la directeur général des transports terrestres, à toute personne de nationalité congolaise ayant subi avec succès l’examen y relatif. Le décret fixe aussi les obligations du chauffeur de véhicules de transport public de personnes.
Une quinzaine de chauffeurs que nous avons abordés ont vivement salué l’opération «Longwa na Nzéla», non sans déplorer la non-application des textes réglementaires par les pouvoirs publics. «Je salue la décision prise par la police nationale. Depuis plusieurs années, les jeunes chauffeurs congolais n’arrivent plus à trouver de l’emploi à cause des étrangers, devenus de plus en plus nombreux à exercer le métier, surtout les chauffeurs du Congo-Kinshasa qui acceptent des salaires dérisoires», a déclaré Mbemba Luc Martial, chauffeur du mini bus.
Adrien Mpon, chauffeur de bus Coaster, lui aussi a jeté des fleurs aux autorités policières. «Il y a lieu d’admettre que les autorités policières de notre pays commencent maintenant à comprendre que le pays était en danger. Car, comment peut-on comprendre que tous les secteurs d’activités, même ceux qui nécessitent une vigilance, soient tenus par les étrangers, en violation de certaines dispositions légales? C’est tout cela qui justifie l’augmentation de nombre des chômeurs dans notre pays. La mesure que vient de prendre la police nationale est à encourager, car elle permet aux chauffeurs congolais de trouver l’emploi».
Pour Henri Ndinga, «l’idée est bonne. Mais, il reste la mise en application». «Les textes que nos autorités prennent connaissent souvent des difficultés dans leur mise en œuvre. Il semble qu’il manque même des textes qui accompagnent le décret n°2011-480 du 29 juillet 2011. Les autorités congolaises doivent prendre des textes pour permettre l’application effective des mesures et clarifier le travail. L’on constate souvent une confusion de rôle entre la police et les services de la direction des transports des voies terrestres », a-t-il déclaré.
L’assainissement du secteur des transports en commun permettra non seulement de protéger les emplois réservés aux Congolais, mais également de mettre fin au phénomène de «demi-terrain» et des grèves abusives souvent déclenchées par les transporteurs en commun à Brazzaville. En réalité, l’autre vraie mesure pour mettre fin aux caprices des transporteurs et d’autres tracasseries de transports que connaissent les populations des grandes villes du pays, notamment Brazzaville et Pointe-Noire, serait de créer une société nationale de transport urbain pour les deux villes.
Parmi les dispositions prises par le gouvernement pour réglementer la profession de chauffeur de véhicules de transports en cummun, figure le décret n°2011-480 du 29 juillet 2011. Ce décret stipule en substance que l’accès à la profession de chauffeur de véhicules de transport est assujetti à l’obtention d’un certificat de capacité. Ce certificat est délivré par la directeur général des transports terrestres, à toute personne de nationalité congolaise ayant subi avec succès l’examen y relatif. Le décret fixe aussi les obligations du chauffeur de véhicules de transport public de personnes.
Une quinzaine de chauffeurs que nous avons abordés ont vivement salué l’opération «Longwa na Nzéla», non sans déplorer la non-application des textes réglementaires par les pouvoirs publics. «Je salue la décision prise par la police nationale. Depuis plusieurs années, les jeunes chauffeurs congolais n’arrivent plus à trouver de l’emploi à cause des étrangers, devenus de plus en plus nombreux à exercer le métier, surtout les chauffeurs du Congo-Kinshasa qui acceptent des salaires dérisoires», a déclaré Mbemba Luc Martial, chauffeur du mini bus.
Adrien Mpon, chauffeur de bus Coaster, lui aussi a jeté des fleurs aux autorités policières. «Il y a lieu d’admettre que les autorités policières de notre pays commencent maintenant à comprendre que le pays était en danger. Car, comment peut-on comprendre que tous les secteurs d’activités, même ceux qui nécessitent une vigilance, soient tenus par les étrangers, en violation de certaines dispositions légales? C’est tout cela qui justifie l’augmentation de nombre des chômeurs dans notre pays. La mesure que vient de prendre la police nationale est à encourager, car elle permet aux chauffeurs congolais de trouver l’emploi».
Pour Henri Ndinga, «l’idée est bonne. Mais, il reste la mise en application». «Les textes que nos autorités prennent connaissent souvent des difficultés dans leur mise en œuvre. Il semble qu’il manque même des textes qui accompagnent le décret n°2011-480 du 29 juillet 2011. Les autorités congolaises doivent prendre des textes pour permettre l’application effective des mesures et clarifier le travail. L’on constate souvent une confusion de rôle entre la police et les services de la direction des transports des voies terrestres », a-t-il déclaré.
L’assainissement du secteur des transports en commun permettra non seulement de protéger les emplois réservés aux Congolais, mais également de mettre fin au phénomène de «demi-terrain» et des grèves abusives souvent déclenchées par les transporteurs en commun à Brazzaville. En réalité, l’autre vraie mesure pour mettre fin aux caprices des transporteurs et d’autres tracasseries de transports que connaissent les populations des grandes villes du pays, notamment Brazzaville et Pointe-Noire, serait de créer une société nationale de transport urbain pour les deux villes.


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