A la une des journaux de la place cette semaine : le recensement général de la population, la fièvre hémorragique Ebola, les tristes événements du 28 septembre 2009, la relance du dialogue politique entre l’opposition et le pouvoir en place ainsi que l’ingérence du chef de l’Etat dans la gestion du RPG Arc-en-ciel.
Le satirique « Le Lynx » titre à sa Une de son édition du 30 juin 2014 : « Recensement général de la population, un but statis-truc ». Notre confrère fait remarquer que les résultats du recensement général de la population risquent de surprendre bien des observateurs. Si par endroit, la population a stagné, en haute Guinée elle a presque doublé.
Alors que le recensement général de la population devait permettre de connaître exactement le nombre de la population guinéenne en 2014, la surprise aura été de constater, relève notre confrère, que les résultats de ce recensement général de la population et de l’habitat qui s’est déroulé du 1er mars au 2 avril dernier, ne confondent pas les aigris qui parlaient d’un recensement politique. Le 13 juin, un arrêté du ministre du Plan a rendu public les résultats préliminaires du troisième recensement général de la population et de l’habitation. Les cadres guinéens, fait remarquer notre confrère, qui ne se gênaient pas de porter la population guinéenne à 12 millions d’habitants en ont eu pour leur compte.
Le Lynx révèle que la population de la Guinée y compris les étrangers est estimée à 10 628 972 d’habitants dont 52% de femmes. Les Guinéens vivant à l’extérieur n’en font pas partie. Ce qui fait grincer les dents, souligne Le Lynx, c’est la répartition de ces 10 628 972 d’habitants. Le classement par le nombre d’habitants, par région administrative indique que la région administrative de Kankan est la région la plus peuplée de la Guinée avec 1 986 329 d’Habitants, soit 19%de la population totale. Cona-cri s vient en deuxième position avec 1 667 864 d’habitants et N’Zérékoré, avec 1 663 582 d’habitants, rétrograde à la troisième place. La région de Mamou avec ses trois préfectures occupe la dernière place avec 732 117 d’habitants, soit 7% de la population totale. Plus surprenant est le classement par préfecture : la préfecture de Siguiri est la deuxième plus grande agglomération avec 695 449 d’habitants après Cona-cris, souligne Le Lynx.
Le ministre du plan devra expliquer les causes de la stagnation de l’effectif de la population guinéenne en général, et surtout la grimpée du populo de la région administrative de Kankan. Tout compte fait, le Prési Alpha Grimpeur peut se frotter les mains. Son bastion fait près de 2 millions d’habitants. Si la moitié a 18 ans ou plus, le locataire de Sekhoutoureya peut dormir tranquille. Fort de ce bassin électoral, il n’aura que glaner dans les régions de Faranah, Boké, Cona-cris, concluLe Lynx.
« Pouvoir- Opposition : Après le bras de fer, l’embellie » titre L’Indépendant dans sa parution du jeudi 26 juin 2014, faisant allusion à la reprise du dialogue entre les deux camps. Notre confrère explique que l’opposition s’est montrée favorable à la démarche du gouvernement consistant à la mise en place d’un cadre de dialogue. Cellou Dalein et ses pairs ont fait connaître leur position suite à une plénière qui s’est tenue ce mercredi au siège de l’Union des Forces républicaines (UFR) situé dans la commune de Matam. Une décision qui sonne comme la prémisse d’une embellie, après le bras de fer qui s’était durcit entre le pouvoir et l’opposition, souligne l’Hebdomadaire L’Indépendant.
Dans les mêmes colonnes, Aboubacar Sylla, porte-parole de l’opposition précise : « Nous allons répondre à l’invitation du gouvernement qui souhaite ouvrir un cadre de dialogue… mais nous comptons proposer un cadre de dialogue adéquat. » plus loin, Aboubacar indique : « Nous lèverons donc la suspension de notre participation à l’assemblée. Et c’est les partis politiques signataires des accords du 3 juillet, la CENI, les facilitateurs nationaux et la communauté internationale, signataires des accords et qui est représentée à Conakry qui prendront part à cette rencontre ».
L’indépendant s’intéresse aussi à l’entrée en politique de l’opérateur économique Diallo Sadakadji. « Le MSD de Diallo Sadakadji attaque l’UFDG », c’est le titre de l’article qui indique que le divorce est apparemment consommé entre le leader de l’UFDG Cellou Dalein Diallo et l’homme d’affaires Diallo Sadakadji Diallo dont le secrétaire général Abdoulaye Diallo a mis le lancement de son parti à profit pour lancer des piques à l’UFDG, le qualifiant de part « sans foi ni loi ». Et de poursuivre toujours dans les colonnes de L’Indépendant : « Le RPG est socialiste. Les socialistes sont des gens qui ne veulent pas travailler et qui veulent partager le labeur des gens. L’UFDG est libéral, les libéraux sont des gens sans idéologie qui pensent sauvagement comme pouvoir diriger un pays ». Notre confrère rappelle que l’homme d’affaires Diallo Sadakadji a été un proche de leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, Cellou Dalein Diallo lors de la présidentielle de 2010. Mais les deux hommes ne seraient plus sur la même longueur d’onde. Sadakadji qui est un des financiers de Dalein, dit-on, ayant décidé de se lancer dans le marigot politique.
Le Démocrate fait cas de la main mise du Président de la République sur le RPG arc-en-ciel, parti qui l’a porté au pouvoir, avec son titre : « L’ombre titulaire d’Alpha Condé plane toujours sur le RPG ». Selon notre confrère, Alpha Condé a profité de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, le week- end dernier pour exprimer la nécessité de restructurer ledit parti. Seul gage selon lui, d’assurer la victoire de la mouvance, lors des prochaines élections. Le président Alpha Condé, relate L’Indépendant, a dans la même lancée déclaré ne plus vouloir se laisser abuser par des cadres de son parti. « Je ne vais plus vous laisser faire », met en garde le Président de la République.
« Massacre du 28 septembre 2009 : vers une audition du Capitaine Dadis Camara à Conakry ? s’interroge L’Observateur dans sa parution du 30 juin 2014. A sa page 3, notre confrère revient sur la déclaration de la présidente de l’association des victimes, parents et amis des massacres du 28 septembre 2009 qui sollicite auprès des autorités guinéennes, la présence à Conakry de l’ancien chef de la junte, le Capitaine Moussa Dadis Camara, afin qu’il soit attendu par les juges en charge de ce dossier. Mme Asmiou Diallo a également lancé une invite à l’ancien président de la transition guinéenne, le Général Sékouba Konaté, afin qu’il fournisse toutes les informations qui sont à disposition au pool des juges d’instruction guinéens.
Plus loin, à la même page et sur les mêmes événements, on peut lire : « Dadis n’est pas seul », des propos du Général Sékouba Konaté qui soutient que les massacres du 28 septembre ne sauraient être imputés à la seule responsabilité de son prédécesseur à la tête de la nation guinéenne. « Je dis que c’est une responsabilité collective. On ne peut pas dire que Dadis lui seul qui est responsable. Et les autres ? S’interroge le Général Konaté. Pourquoi ils n’ont pas cherché à empêcher que des hommes soient envoyés au stade pour massacrer la population civile ? Ils sont là, ils se connaissent mais ils refusent de dire la vérité.
« Guinée Sports », dans son No 008 du mercredi 25 juin 2014 nous apprend pour sa part l’intention de l’ancien capitaine du Syli national, Pascal Feindouno de jouer pour deux ou trois ans après avoir été victime d’une alerte cardiaque à la fin d’un match avec son club Lausanne Sport. « Je dois attendre un peu au moins jusqu’en juillet, d’en avoir terminé avec ma rééducation. Après ce sera bon. Ça me manque de ne pas jouer. J’espère retrouver un club. J’ai un contact en Chine. Mais je peux aller partout. Je suis curieux. Je n’ai pas de crainte. Je veux encore deux ou trois ans », a déclaré Pascal Feindouno.
Bon vent à l’ancien Capitaine du Syli national.
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