En rappel, la session qui prend ainsi fin, a été ouverte le 5 mars 2014. Depuis, et ce jusqu’à la séance du jour, les députés ont, à en croire Soungalo Apollinaire Ouattara, mené un « débat parlementaire empreint de courtoisie, de sérénité, de patriotisme, de respect de l’autre avec toujours à l’esprit la quête d’un avenir meilleur pour les Burkinabè ». Un débat mené à l’occasion de « séances instructives » qui ont enregistré l’adoption de 22 projets de loi.
En effet, la session qui s’achève a renforcé le corpus législatif de notre pays à travers entre autres :
Cette
session aura également été l’occasion pour la Représentation nationale
d’interpeller le gouvernement sur la base de 65 questions orales avec ou
sans débat, de cinq questions d’actualité et de 14 questions écrites.
C’est donc une session a acquis importants qui referme ainsi ses portes.
Des acquis facilités, selon le président Soungalo Ouattara, par « une
grande modernisation » du travail parlementaire, avec l’entrée en jeux
de l’outil informatique. Aujourd’hui encore, les députés ont été invités
à s’investir davantage dans l’utilisation des TIC.Des encouragements à l’endroit du gouvernement
La cérémonie du jour, le président de l’AN l’a saisie pour, et encourager le gouvernement dans la lutte contre le grand banditisme, et l’inviter « à accorder la plus grande attention » à la mise en œuvre des récentes mesures socio-économiques. Il s’agit notamment, précise Soungalo Ouattara, de « la création de fonds spéciaux pour les jeunes et les femmes en vue d’amortir les chocs et effets persistants de la crise économique mondiale sur les populations ». Ces mesures, le président de l’AN dira y voir « une réponse appropriée à la problématique de l’emploi des jeunes et des femmes ».Plaidoyer pour la préservation de la cohésion sociale
Après
avoir exprimé une pensée pieuse pour le Mali, le président de l’AN a
souhaité que tous les dirigeants africains ainsi que la communauté
internationale soutiennent ce pays dans « la recherche d’une solution
rapide et définitive ».Relevant que « le débat politique est très ouvert au Burkina Faso », Soungalo Ouattara a indiqué que « dans ce contexte de libre expression, les différentes opinions doivent se manifester dans les formes républicaines, en ayant à l’esprit le respect de la constitution, des lois et des règlements et la préservation de la cohésion sociale ».
Et avant de souhaiter une bonne saison des pluies au monde paysan, le président de l’AN a émis le vœu que les députés passent une fructueuse intersession. Une intersession qui aura cours jusqu’au dernier mercredi du mois de septembre 2014 et durant laquelle les élus pourront communier avec leur base.
Fulbert Paré
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