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jeudi 29 mai 2014

MALI : Communiqué du Conseil des Ministres du jeudi 29 mai 2014

    
                                                                            Photo de famille du nouveau gouvernement

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 29 mai 2014 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Président de la République, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA.


Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
- adopté des projets de textes ;
- entendu une communication et
- procédé à des nominations.


AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES


Sur présentation du ministre du Développement rural, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi déterminant les principes de gestion de la pêche et de l’aquaculture.


La pêche constitue un sous-secteur clé de l’économie nationale. Elle est régie dans notre pays par une loi du 20 mars 1995 qui fixe les conditions de gestion de la pêche et de la pisciculture. Cette loi présente aujourd’hui de nombreuses lacunes et connait des difficultés d’application dues à un déphasage entre ses dispositions et celles d’autres textes nationaux ou internationaux.


En matière d’aquaculture, la loi ne prend pas en compte les principes de gestion de la pisciculture et les conditions d’exploitation des concessions d’aquaculture.


Dans le domaine de la gestion de l’environnement, elle astreint chaque responsable d’un domaine halieutique à des mesures de protection des ressources mais ne définit pas la règle générale de gestion permettant à l’Etat et aux collectivités territoriales d’orienter les mesures qu’elles doivent prendre.


S’agissant des écoulements, des prélèvements et des déversements, la loi interdit toute destruction de la faune ou de la flore aquatique, mais ne définit pas ce qui sera considéré comme une destruction condamnable ni l’autorité qui sera habilitée à la constater. Elle ne fait pas de référence aux conditions et modalités d’exercice des droits conférés par les titres de pêche dans le cadre du commerce international de spécimens de poisson.


En ce qui concerne les aspects sanitaires liés à l’utilisation des intrants, la loi ne fait pas de référence aux normes techniques des produits de l’aquaculture.


Par ailleurs, le pouvoir de contrôle et la surveillance des pêcheries sont réservés aux seuls ingénieurs et agents des eaux et forêts assermentés dont le nombre est insuffisant pour assurer les missions de contrôle, de recherche et de constatation des infractions en matière de pêche et d’aquaculture.


En vue de combler ces lacunes, il est apparu nécessaire de relire la Loi n°95-032 du 20 mars 1995 en l’adaptant aux réalités et en l’harmonisant avec les textes nationaux et internationaux en matière de pêche et d’aquaculture.


Le projet de loi apporte d’importantes innovations notamment :
- la mise en cohérence de la législation en matière de pêche et d’aquaculture avec la politique nationale de développement de la pêche et de l’aquaculture et de la Loi d’orientation agricole ;
- la prise en compte du processus de décentralisation, du transfert des compétences et des ressources aux collectivités territoriales ainsi que du renforcement de la coopération internationale et transfrontalière ;
- la prise en compte des dispositions de la convention sur le commerce international des espèces de faune et flore sauvages ;
- le renforcement des capacités en matière de surveillance et de contrôle de l’application de la réglementation de la pêche et de l’aquaculture.
L’adoption du présent projet de loi s’inscrit dans ce cadre.
AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES


Sur le rapport du ministre des Domaines de l’Etat, des Affaires foncières et du Patrimoine, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction de forage l’adduction d’eau potable autonome du quartier de Sénou en Commune VI du District de Bamako et son périmètre de protection.


La réalisation de forage pour l’adduction d’eau potable autonome du quartier de Sénou s’inscrit dans le cadre du Projet de développement urbain et décentralisation initié par le Gouvernement.


Les travaux à exécuter ont été autorisés et déclarés d’utilité publique par le décret n°09-434/P-RM du 3 septembre 2009 pour permettre la sécurisation du forage et de son périmètre de protection, l’expropriation et l’indemnisation des propriétés et des réalisations situées sur le site du forage et sa zone de protection.


Cependant, en raison des retards accusés dans l’exécution des travaux de lotissement du quartier de Sénou, de l’adduction d’eau potable et dans le dépôt en février 2014 du rapport de recensement et d’évaluation des propriétés et réalisations situées dans l’emprise et les servitudes des travaux, le processus d’indemnisation n’a pas connu un début d’exécution.


Le présent projet de décret est pris pour prendre en charge cette situation. Il autorise et déclare d’utilité publique, les travaux de forage pour l’adduction d’eau potable autonome du quartier de Sénou et son périmètre de protection.


Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les détails des compétences et des ressources transférées de l’Etat aux Collectivités Territoriales dans le domaine de l’assainissement et de la lutte contre les pollutions et nuisances.


Dans le cadre de la politique de décentralisation, le Gouvernement a adopté un arsenal juridique important visant à responsabiliser les collectivités Territoriales et à leur permettre de s’administrer librement.


Dans ce cadre la plupart des compétences en matière d’assainissement sont exercées actuellement par les communes, sauf dans le cas du District de Bamako où elles sont partagées entre les six communes et la Mairie du District. Malgré les efforts financiers fournis par l’Etat, l’exercice de ces compétences a montré des insuffisances.


Afin de consolider les acquis et d’assurer la cohérence entre les rôles et responsabilités des différents niveaux de Collectivités territoriales, il est devenu nécessaire de formaliser et préciser les détails des compétences et des ressources transférées de l’Etat aux Collectivités dans le domaine de l’assainissement et de la lutte contre les pollutions et nuisances.


L’adoption du présent projet de décret permettra de faire une répartition pertinente et concertée des détails des compétences et des ressources entre les différents niveaux de Collectivité territoriale et d’améliorer la gestion de l’assainissement à travers une meilleure organisation des filières de déchets.


Sur le rapport du ministre de la Décentralisation et de la Ville, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déterminant le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel.
Les Directions des finances et du matériel ont été créées par une ordonnance du 9 juin 2009.


Aux termes de cette ordonnance, la Direction des finances et du matériel a pour mission d’élaborer, au niveau d’un département ou d’un groupe de départements ministériels, les éléments de la politique nationale dans les domaines de la gestion des ressources financières et matérielles et l’approvisionnement des services publics.


Le présent projet de décret est adopté pour doter la Direction des finances et du matériel du ministère de la Décentralisation et de la Ville, de moyens humains nécessaires à son fonctionnement au cours des cinq prochaines années.


Sur le rapport du ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déterminant le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel.


L’adoption du présent projet de décret vise à rendre fonctionnelle la Direction des Finances et du Matériel du ministère de l’Industrie et de la Promotion des Investissements en la dotant pour les cinq prochaines années, de personnel nécessaire à l’accomplissement de sa mission.


AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :


Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :


AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME :


- Directeur national de l’Administration de la Justice :
Monsieur Sombé THERA, Magistrat.
- Directeur national des Affaires Judiciaires et du Sceau :
Monsieur Mahamadou BOIRE, Magistrat.
- Inspecteur en Chef des Services judiciaires :
Monsieur Hamidou Younoussa MAIGA, Magistrat.


AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DE LA SECURITE :


- Conseillers techniques :
Monsieur Mahamadou DIAGOURAGA, Inspecteur général de Police
Monsieur Moro DIAKITE, Inspecteur général de Police ;
Monsieur Amadou Billy SOUSSOKO, Administrateur civil ;
Monsieur Georges TOGO, Administrateur civil ;
Monsieur Brahima COULIBALY, Administrateur civil ;
Monsieur Kariba TANGARA, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage ;
Monsieur Mamani NASSIRE, Administrateur civil.


AU TITRE DU MINISTERE DE L’EQUIEPEMENT, DES TRANSPORTS ET DU DESENCLAVEMENT :


- Chef de Cabinet :
Monsieur Abdoulaye Yaya SECK, Ingénieur.
- Conseillers techniques :
Madame CAMARA Mariam KASSOGUE, Ingénieur des Constructions civiles,
Monsieur Bamba Famoussa SISSOKO, Magistrat.
- Chargé de mission :
Monsieur Mohamed Saïba SOUMANO, Ingénieur informaticien.


AU TITRE DU MINISTERE DE LA PLANIFICATION, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION :


- Conseiller technique :
Monsieur Adama DIALLO, Administrateur civil.


AU TITRE DU MINISTERE DU TRAVAIL, DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS :


- Chef de Cabinet :
Monsieur Hamadoun Ibrahima MAIGA, Juriste.
- Conseillers techniques :
Monsieur Ahmed Mohamed YAYHA, Administrateur civil ;
Monsieur Mamadou KONATE, Administrateur civil ;
Monsieur Fousséni SANGARE, Magistrat ;
Madame DIALLO Assa DIAGOURAGA, Professeur principal de l’Enseignement secondaire ;
Monsieur Biassoum DEMBELE, Administrateur civil.


- Chargés de mission :
Monsieur Adama Demba KEITA, Ingénieur,
Monsieur Bakary KEITA, Professeur principal de l’Enseignement secondaire.
- Directeur des Finances et du Matériel :
Madame Mariam SIMPARA, Inspecteur des Finances.


AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT :


- Secrétaire général :
Monsieur Moussa BARRY, Ingénieur des Eaux et Forêts.
- Chargé de mission :
Monsieur Mamadou DIARRA, Ingénieur.


AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DE LA PROMOTION DES INVESTISSEMENTS :


- Conseillers techniques :
Monsieur Idrissa TRAORE, Planificateur ;
Madame Aminata TRAORE, Planificateur ;
Madame Fatoumata Siragata TRAORE, Planificateur ;
Monsieur Cheick Sidy Mohamed TOURE, Inspecteur des Services économiques.
- Chargé de mission :
Madame Penda Oumar TOURE, Gestionnaire.


AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS :


- Chargés de mission :
Monsieur Moussa KANTA, Ingénieur,
Madame Lala Aïchatou M. Badoulaye TRAORE. Juriste.


AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES RELIGIEUSES ET DU CULTE :


- Conseillers techniques :
Monsieur Daniel THERA, Administrateur civil,
Madame DEMBELE Juliette N’DIAYE, Professeur principal de l’Enseignement secondaire.
- Chargé de mission :
Monsieur Amadou Oumar DIAKITE, Juriste.


AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT


Le Conseil des Ministres a examiné une communication relative au cadre stratégique d’investissement pour la gestion durable des terres au Mali (CSI-GDT).


La dégradation des ressources naturelles constitue aujourd’hui une forte menace pour les terres cultivables et les eaux. Les coûts des dommages environnementaux et des inefficiences dans l’utilisation des ressources naturelles, des matières et des intrants énergétiques représentent au Mali 21,3 % du PIB, soit plus de 680 milliards de FCFA.


La dégradation des terres et la perte de la diversité biologique constituent de ce fait des défis majeurs qui limitent profondément les capacités de résilience des agro systèmes en particulier face aux changements climatiques.


C’est pour inverser durablement les tendances à la dégradation des terres suivant une approche globale et holistique que le Mali a décidé d’adopter l’approche programmatique de la gestion durable des terres.


La gestion durable des terres peut être définie comme l’utilisation des ressources naturelles afin de satisfaire les besoins évolutifs tout en maintenant le potentiel de production à long terme de ces ressources ainsi que leur fonction écologiques.


Ainsi, avec l’appui de certains partenaires techniques et financiers (Banque Mondiale, GIZ, PNUD et Mécanisme mondial), le cadre stratégique d’investissement pour la gestion durable des terres au Mali a été défini selon un processus participatif et constitue une réponse globale pour relever les défis environnementaux auxquels fait face notre pays.


Pour l’atteinte des objectifs du cadre stratégique d’investissement pour la gestion durable des terres au Mali, les activités seront mises en œuvre par les différents acteurs à travers des axes stratégiques d’investissements prioritaires notamment :


- le soutien aux activités de mise à l’échelle de la gestion durable des terres sur le terrain ;
- le renforcement des services de conseil et des services commerciaux en soutien à la gestion durable des terres ;
- l’élaboration de systèmes efficaces d’acquisition et de gestion de la connaissance de gestion durable des terres, de suivi évaluation et de dissémination de l’information ;
- la mise en œuvre d’une stratégie de communication pour soutenir l’appropriation de la gestion durable des terres et l’adoption de bonnes pratiques ;
- le renforcement des capacités de tous les acteurs de la gestion durable des terres pour favoriser la mise en œuvre du cadre stratégique d’investissement pour la gestion durable des terres.


Le cadre stratégique d’investissement pour la gestion durable des terres est en cohérence avec le Cadre stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté les axes relatifs à la promotion d’une croissance accélérée durable favorable aux pauvres et le renforcement des bases à long terme du développement et l’accès équitable aux services sociaux de qualité.


Il est aussi en cohérence avec la loi d’orientation agricole, la politique nationale de protection de l’environnement et les politiques sectorielles dans les domaines entre autres de la foresterie, de l’agriculture, de l’eau, de l’élevage, de la pêche ainsi qu’avec le projet de Grande Muraille Verte.
Bamako, le 29 mai 2014
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Mme DIAKITE Fatoumata N’DIAYE 
Commandeur de l’Ordre National

MALI : Mamadou Awa Gassama, député URD élu à Yelimané : « Tout le monde sait qui a ordonné à l’armée d’attaquer, c’est IBK»


Le député élu  sous les couleurs du parti de la poignée de main  et membre du groupe parlementaire VRD n’est pas allé avec le dos de la gamelle  pour dénoncer la gestion  maladroite du dossier Kidal. Il s’en prend  au président  de la République qu’il accuse de fuir ses responsabilités en tant que chef suprême des armées  en déclarant n’être pas au courant de l’offensive lancée par les troupes gouvernementales contre les groupes armés qui étaient retranchées dans la ville de Kidal, il n’épargne pas non plus le premier ministre Mara qui selon lui a fait la tête dure malgré les conseils de prudence  prodigués par des fins connaisseurs du dossier.

Le Tjikan : Honorable, certains maliens estiment que c’est à cause de votre interpellation lors de la déclaration de politique général du gouvernement, que le premier ministre Mara a précipité son déplacement sur Kidal . Que répondez-vous à cette accusation ?
Honorable Gassama :   effectivement beaucoup le disent, mais nous, nous sommes de l’opposition, les partisans  de Soumaila Cissé, mais c’est une opposition qui n’est pas là pour entraver la bonne marche du pays. Mais nous, nous avons dit  qu’en tant qu’opposition nous ne tomberons pas  dans les erreurs qui ont donné les résultats que nous savons tous sous ATT. Dès qu’il y’a un danger qui est susceptible de menacer la république, nous allons tirer sur la sonnette d’alarme, qu’on soit écouté ou pas. S’ils font des choses salutaires, on le dira aussi. Nous avons décrié les insuffisances  de la Déclaration de Politique General. Si  j’ai bonne mémoire, j’ai dit au premier ministre : est ce que Kidal a été vendu ? Est ce que Kidal est malien ?

Le premier ministre Mara est un jeune que j’admire beaucoup, mais je me demande si ce poste n’est pas un cadeau empoisonné pour lui. Il a été à Kidal même si je ne suis pas musulman que je sois noble, je le félicite. Merci Mara ! Je remercie au passage IBK et son gouvernement pour avoir  eu le courage d’aller à la rencontre de l’administration à Kidal.

Mais, Mara a commis une erreur ; il faut le dire, car son prédécesseur a voulu faire le déplacement de Kidal, on lui a dit de rebrousser chemin, il a obtempéré. C’est vrai Mara a été à Goundam, à Tombouctou, à Gao. A Gao la Force « SERVAL », la MINUSMA lui ont conseillé de ne pas faire le déplacement, il a refusé, il est parti et on a vu le résultat. Il ya eu certes, des pertes en vie humaine, mais on a su si Kidal est malien ou pas.   A l’heure actuelle, ni le président de la république encore moins son premier ministre ne peuvent faire le déplacement de Kidal. Car on a perdu la bataille de Kidal.

Mara après son retour de Kidal a eu un huis clos avec vous que ce qui a filtré de cette entrevue ?
Honorable Gassama : Merci, avant de dire ce qui a filtré de cet hui-clos, revenons un peu sur ce déplacement. A Gao Mara a pris la décision d’aller à Kidal. On lui a déconseillé de ne pas aller. Un avion est parti l’avion n’a pas pu atterrir. Mara a insisté auprès de la MINUSMA, finalement on a mis un hélicoptère à sa disposition. Arrivé à Kidal la force onusienne lui a proposé d’inviter l’administration à son quartier général, chose qu’il a refusé, il est parti au camp où sont stationnées les forces maliennes. Ensuite au gouvernorat. C’est là bas où la goutte d’eau a débordé le vase. Quatre préfets ont été  tués. Mara s’est refugié à la MINUSMA  avant de rallier Gao. Mara est un enfant de  cœur. A Gao au cours de la conférence de presse qu’il a animé il a affirmé   que les groupes armés ont imposé la guerre au Mali. C’est une déclaration de guerre de Mara à l’endroit des groupes armés. Mara a annoncé l’envoi de 1500 soldats à Kidal, merci Mara !

Ce qui nous a surpris ce que les déclarations de Mara étaient en contradiction avec   le discours du président de la république. Le président et son premier ministre doivent parler le même langage. IBK a dit en français que le dialogue reste le seul moyen pour résoudre le différend de Kidal. Mais bizarrement en  bambara, il a dit que nos troupes qui sont entrées n’en sortiront plus. Dans un pays sérieux il ne doit pas y avoir contradiction entre le chef du gouvernement et le président de la république. Quand Mara est revenu de Gao il a rencontré tous les députés et de la majorité et de l’opposition. On lui a demandé, en hui-clos. Cela signifie quelque chose ne doit pas sortir de cet entretien. Mais quand la situation est à ce niveau, il faut que l’opinion le sache. On lui a demandé comment  la débâcle est arrivée. Il faut saluer même le courage des députés  de la majorité parce qu’ils n’ont pas été tendre avec lui. A l’unisson ont lui a posé la question comment cela est arrivé ? Est ce qu’il a préparé cette visite. En réponse il a dit que le voyage a été préparé soigneusement pendant 4 semaines.  Et que toutes les dispositions ont été prises avec le ministre de la sécurité intérieure et le ministre de la défense. Le député RPM, Mahamadou Diarassouba a même posé la question à Soumeylou Boubeye, vous avez été à Tombouctou, à Gao mais pourquoi vous avez refusé de faire le déplacement de   Kidal. Mais Boubeye n’était pas content, l’honorable Diarassouba lui a dit mais vous avez tord, « non seulement vous êtes le ministre de la défense et vous êtes de la zone où bien vous avez a été informé à l’avance du danger qui prévaut à Kidal ? » Des députés ont demandé où était le ministre de la sécurité intérieure au moment des faits. Le ministre Sada a dit qu’il voulait bien aller à Kidal mais avant il a souhaité se rendre dans d’autres localités du nord pour rencontrer les services relevant de son département.  A Gao, Mara a dit à  « SERVAL »  et à la MINUSMA qu’il ira à Kidal même si on doit amener son corps  de là bas. Boubeye nous a dit qu’il était dans le premier avion qui est parti à Kidal, mais malheureusement, l’appareil n’a pas pu atterrir car la piste a été endommagée par les groupes armés. Quand le premier ministre a été informé par Boubeye, malgré tout le premier ministre a insisté. Finalement, il est parti dans un hélicoptère de la MINUSMA. A Kidal la MINUSMA lui a dit « calme toi, reste ici nous allons appelés les représentants de l’Etat ici ». Il  a dit non, il va au camp militaire. Mara dans ses explications a prouvé que Kidal n’est pas malien. Car, il dit qu’il y a les camps n° 1 ; n°2 ; n°3 et n°4.

Le camp n°1 est occupé par la MINUSMA, le camp n°2 par SERVAL, le camp n°3 par l’armée malienne et le camp n°4 par le MNLA. Qu’on se dise la vérité, dans une ville où l’on ne peut circuler librement, est ce que cette ville nous appartient ?

Sur insistance de Mara la MINUSMA  a mobilisé une escorte avec des blindés pour l’accompagner au camp n°3, occupé par nos troupes. Apres il a insisté pour aller au gouvernorat, c’est là que la MINUSMA et SERVAL ont réagi il n’a rien voulu savoir. Il les a d’ailleurs manqué du respect en restant campé sur sa position. Le ‘’jeune’’ était décidé. Finalement la MINUSMA a accepté de donner un véhicule blindé pour le gouvernorat. Quand il est arrivé au gouvernorat les tirs ont commencé, les forces de sécurité maliennes aidées par la MINUSMA ont pu ramener Mara et sa délégation au siège de la MINUSMA. Selon Mara, il y a eu des tirs à l’arme lourde. Le MNLA  a mis ce temps à profit pour venir prendre les officiels maliens. Ils ont tué des préfets et sous –préfets. Ils ont aussi fait des prisonniers parmi eux, il y a le film. Moussa Mara est resté bloqué à Kidal .Il dit qu’il ira à Kidal au péril de sa vie, voilà le résultat. En partant il a laissé le gouverneur et ses préfets et sous préfets qui sont devenus des moutons de pâturage.  Mara est responsable de la mort des officiels et des autres, il a voulu bâtir sa popularité sur le dos de ces personnes morts. Jusqu’à présent certains n’ont pas été enterrés.


Le président de la République dit qu’il n’a pas donné d’ordre, idem pour le premier ministre et le ministre de la défense, qu’est ce vous en pensez ?
Honorable Gassama : d’abord Moussa Mara a bâti sa réputation sur le dos des victimes de Kidal à son arrivée, il a été accueilli comme un président de la République, il a été escorté accompagné par plusieurs personnes jusqu’à Sébeninkoro alors même que le sang de certains cadres n’ont pas séché. Si l’armée avait remporté la bataille de Kidal la question qui a donné l’ordre n’allait même pas se poser. Maintenant la cause est perdue, le président fuit ses responsabilités, histoire de nous ramener à mars 1991 où  on s’est demandé qui a tiré qui a donné l’ordre de tirer. A l’époque, le malien n’avait pas les yeux ouverts. Mais aujourd’hui tout le monde sait qui a ordonné à l’armée d’attaquer, c’est IBK. Ils ont déclenché trop tôt l’assaut, le MNLA n’est pas dupe, ils se sont par conséquent préparés. Les renforts ont quitté Bamako pour le nord dans l’indiscrétion la plus totale. Il faut que le président s’assume. Et au passage l’appareil qu’il a payé pouvait acheter des hélicoptères pour l’armée.

Propos recueillis par Badou S.Koba   

SOURCE:   du   30 mai 2014.    

MALI : Enquête : Kidal : Les vérités d’un mythe fabriqué

Pendant que la communauté internationale est réunie aux cotés du Mali comme un, dans la perspective de la relance des pourparlers prévus afin d’instaurer un accord global et définitif de paix au nord, tout semble se faire écrouler. En plus du Président IBK qui tâtonne sur tout, vient s’ajouter un Premier Ministre populiste à la Mariko dont le seul objectif est de s’exhiber en superman à la Mobutu. Mais oublie-t-il que même Soundjata Keïta, le célèbre roi du Mandé, de son exil de Mema, a bien pris le temps de se préparer afin de reprendre son Mandé natal, alors annexé? Une guerre ne s’improvise pas puisqu’on ne sait que son début et jamais sa fin. Et, ce n’est pas Adolf Hitler qui dira le contraire.

Comment et pourquoi Mara est parti à Kidal ?
Arrivé à peine deux semaines à la tête du gouvernement, Moussa Mara venait trouver le Président IBK qui, à a plusieurs reprises demandé le soutien du Ministre français de la défense, Jean Yves Le Drian, afin que son Premier Ministre se rende à Kidal. Kidal où l’armée est cantonnée. L’objectif étant pour IBK, dès les semaines qui suivent la mise en place de son premier gouvernement, poser quoique symbolique un acte réaffirmant l’appartenance de Kidal au giron malien. Ceci en attendant l’accomplissement des mesures de confiance au prélude des pourparlers inclusifs. Entretemps, les relations se brouillent entre IBK et Jean Yves. Les proches de ce dernier reprochent à Bamako de n’avoir rien fait pour ramener la paix dans le nord. Justifiant ainsi par son refus d’aller négocier à Ouaga avec des groupes armés, de plus en plus désorganisés.

Novembre 2013, le Premier Ministre Oumar Tatam Ly en visite au nord, tente d’accomplir les instructions de son chef. Il doit vaille que vaille mettre pieds à Kidal. Mais compte tenu des manifestations à son encontre sur place et de la légèreté accordée à l’initiative par les français, il rebrousse chemin et rentre directement à Bamako. Il a, lui, compris  beaucoup choses et tente de les expliquer à son chef qui ne l’entend pas de cette oreille.

Pour la communauté internationale, ‘’de la résolution 2085 aux accords préliminaires de Ouaga, en passant par la résolution 2100 du conseil de sécurité des nations unies, « la non négociabilité de l’unité nationale, la forme laïque et républicaine du Mali sont mises en avant.» Alors on s’interroge depuis Paris et Washington pourquoi ce retard de la part du Président IBK qui avait déjà réaffirmé son attachement au processus entamé à Ouagadougou. Le régime a même  libéré des prisonniers de guerre que l’armée avait faits.’’

Visiblement, un manque grave de confiance règne entre les protagonistes. Le Président IBK doute de la bonne foi  de Paris et refuse de suivre le plan tracé à Ouaga à la lettre. Paris de son côté, y constate un refus de sa part de vouloir régler le problème pacifiquement. La corde est donc tirée aux deux bouts.

A Bamako, une compagnie de conseillers et d’admirateurs du Président le  conseille à aller avec la force. Mais erreur. Car  Bamako n’a pas compris que pour utiliser la force afin de reprendre Kidal, l’ennemi n’est pas le même avec Paris. Le louvoiement devient ainsi  le mode de sortie de crise.

En plus de l’amateurisme des autorités à comprendre la stratégie idoine, le paradoxe est pour certains, de comprendre le pourquoi du refus des Français quant au redéploiement quantitatif des forces de défenses et de sécurités nationales maliennes à Kidal.

Paris se veut neutre, or quelques points dérangent : Lorsqu’il était 30 janvier 2013, les djihadistes ont fui la zone. L’armée française tient Kidal, coopère avec des sécessionnistes, la diplomatie française appelle Bamako au dialogue avec les populations du nord. Entretemps, le mnla se positionne, renforce ses effectifs et défie Bamako. Alors quoi de plus pour ne pas fâcher l’opinion nationale ?

A Bamako la tension est montée d’un cran, surtout quand il fut observé un Moussa Mara et sa délégation laissés à leur sort entre une horde de bandits armés. Mais, selon un diplomate mauritanien en poste, « les non-dits du comportement des soldats français à Kidal en est que les décisions sont venues de Paris depuis, pour les instruire de ne toucher à un cheveu des rebelles.»

La raison est simple selon la même source qui ajoute, « au moment où il fallait obtenir dans l’urgence, une résolution autorisant la guerre au Mali, les Français ont dû décrocher les vétos des puissances internationales en leur promettant de  ne pas toucher aux minorités irrédentistes sur place. »

Quant au départ regretté du Premier Ministre à Kidal, « depuis novembre 2013, les français ont senti la volonté d’IBK d’envoyer son PM à Kidal. Ils(les français) lui ont dit et redit, affirme une autre source, que le moment, n’était pas propice.»

Et tout dernièrement, en faisant allusion à l’assassinat des deux journalistes de Rfi, le ton des français reste le même : « Kidal est occupée par des groupes armés que nous-mêmes ne maîtrisons pas, nous sommes tout le temps en opération dans les régions, alors il nous est difficile de s’adonner à d’autres responsabilités lourdes de conséquences,» lâche un officier français en patrouille vers Gao.
A la question de savoir que veulent les Français à Kidal, une source diplomatique confie que « depuis le déclanchement, beaucoup d’efforts ont été consentis afin de venir à bout de la crise. Avec le pouvoir de la transition, tout était presque planifié. Mais le hic est que le régime IBK ne  fait pas montre de ferme volonté de poursuivre les efforts.»

Visiblement, Paris soutient le Mnla, mais « ce n’est pas pour longtemps, affirme-t-on dans certaines ambassades, tout ce que la communauté internationale attend de Bamako est que le pouvoir central accepte de se mettre autour d’une table avec les représentants des groupes armés afin de proposer un plan de développement du nord, le reste, Paris saura comment le manager.»

Alors, comme pour convaincre Bamako de la fragilité de la sécurité dans la région, et dans le seul but de pousser IBK à aller très vite au dialogue, les forces internationales sous l’injonction des puissances, ont laissé le monde entier constater les réalités fabriquées du bourbier.  En tout cas Mara avec tout son courage à revendre, est passé à coté de la mort. Plus d’une centaine des Maliens est ainsi partie.

De quoi ne pas faire peur à tout le régime avec une marge de manœuvre aussi réduite.

Le MNLA armé en question : ses origines et objectifs
                                                                              L’entrée de la region de Kidal

Pour rappel, le mnla n’est autre qu’une fabrication de la France de Nicolas Sarkozy dans le but de libérer les otages enlevés depuis 2010 à Arlit(Niger) et Hombori(Mali). A cette époque (fin 2011), rien n’effrayait Sarkozy qui remuait ciel et terre pour sa réélection. C’est ainsi que pour lui octroyer à une confortable côte de popularité avant les élections d’Avril en France, si le mouvement armé depuis la Libye réussissait, les moyens firent mis à la disposition du Mnla. Erreur, le mnla, avant de rentrer au Mali, fait savoir ses ambitions aux groupes salafistes de la bande sahélo-saharienne, affiliés à Aqmi. La nouvelle est accueillie à bras ouverts dans les milieux narcoterrorristes où des armes lourdes ont été amassées suite la guerre en Libye. Il fallait, à défaut de vendre clandestinement ces armes, les utiliser. Maintenant, un problème reste à régler. Le Mnla a une ambition qui les intéresse tous, mais tant qu’il reste sous le contrôle des services des renseignements français, ses leaders seront opposés à la loi islamique dans l’émirat au cas où la conquête réussit. C’est ainsi qu’Iyad Ag Ghaly est mis au devant par Abdelkrim, le chef d’Aqmi afin de manipuler le mnla. Fin décembre2012, le mnla qui est déjà secrètement allié à Aqmi, bénéficie du soutien médiatique français. Il joue également à la carte de l’apaisement avec les groupes armés en faisant croire aux français que même la négociation n’est pas exclue pour libérer tous les otages. Paris attend jusqu’en début mars 2012. Rien n’est fait. A Paris, François Hollande ne tardera pas à gagner le deuxième tour face à Sarkozy. A nord Mali où le mouvement faisait la pluie et le beau temps avec les djihadistes, on constate ses faiblesses et il est combattu par le mujao. C’est suite à cette déculottée que les nouvelles autorités françaises ont fait appel au Président Blaise Compaoré afin de tenir le mnla, fabriqué par Sarko et compagnie afin de leur trouver une sortie quoique vitale. Alors, quelques mois après, intervient l’opération serval. Mi janvier 2013, pendant que les français étaient entrain de poursuivre des raids aériens sur les terroristes, le mnla réfugié en Mauritanie et Ouaga, dit avoir obtenu la nouvelle des otages.

Il faut y voir que les français les soutiennent pour deux choses : les otages et leur trouver une sortie honorable après. Mais entretemps, les otages sont libérés et tout ce qui reste demeure cette fameuse sortie honorable qui n’est forcément pas synonyme à « autonomie » ou « indépendance. » La communauté internationale attendrait juste que les autorités maliennes proposent un cohérent plan de démobilisation, de réinsertion et du développement du nord afin de désarmer tous ces groupes rebelles, selon certaines sources optimistes. Alors qu’attend-on à Bamako pour s’activer enfin ?

Issiaka M Tamboura

MALI : Le MNLA réclame la vérité sur ses prisonniers

Neuf jours après la déroute de l’armée malienne à Kidal où une cinquantaine de soldats ont été tués et des dizaines d’autres faits prisonniers, le dialogue reprend de façon informelle entre Bamako et les groupes armés du Nord du Mali. Une réunion devait se tenir ce 29 mai au Burkina Faso, entre ces mouvements (MNLA, HCUA et MAA) et le représentant du président malien pour le dialogue, l’ancien Premier ministre Modibo Keïta. Une entrevue placée sous la médiation du chef de la diplomatie burkinabè Djibril Bassolé.

                             Un combattant du MNLA près d’une mitrailleuse, le 27 juillet dernier à Kidal, au QG du mouvement.  

Hier, 29 mai sur RFI, le chef du gouvernement malien Moussa Marra s’est dit confiant dans la reprise du dialogue. Il a pris certains engagements. Ce soir sur RFI, Mossa Ag Attaher, porte-parole du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) répond à Moussa Mara : « Moussa Mara demande la libération de ses soldats, prisonniers de guerre pris en plein combat, le MNLA demande la libération des pauvres bergers, des pauvres éleveurs arrêtés injustement qui croupissent dans les prisons de Bamako ».


Mossa Ag Attaher assure qu’un échange est possible « avec le soutien des membres de la communauté internationale impliqués ». Pour lui, « la question des prisonniers est délicate ». Le MNLA souhaite connaître la vérité sur les prisonniers. « Nous souhaitons savoir qui est en prison et qui ne l’est pas, parce que nous avons des informations selon lesquelles plusieurs détenus auraient trouvé la mort dans leur prison de Bamako. Nous voulons vraiment que ce travail soit sérieusement fait avant de parler d’échange de prisonniers ».

par Sébastien Nemeth / rfi.fr

MALI :Le général Mahamane Touré, Chef d’Etat-major des armées, démissionne

Selon certaines sources le chef d’Etat-major des armées legénéral Mahamane Touré a démissionné, après avoir déposé sa lettre de démission auprès du président de la République, chef suprême des armées, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Kéita.


Le président de la république, chef de l’Etat SEM Ibrahim Boubacar Kéita a entériné  cette démission après celle de Soumeylou Boubeye Maiga ex-ministre de la défense et des anciens combattants qui ne cesse d’alimenter les causeries dans les grins et les salons  feutrés.


La démission de Mahamane Touré deux jours après celle de M. Boubèye Maïga survient après la lourde défaite le 21 mai de l’armée malienne face à des groupes armés rebelles, dont le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg), à Kidal, dans le nord-est du Mali.

Cette offensive ratée sur Kidal avait suivi de premiers affrontements entre des soldats maliens et ces mêmes groupes armés à l’occasion de la visite dans cette ville du Premier ministre malien Moussa Mara le 17 mai.

Dimanche soir, Soumeylou Boubèye Maïga avait indiqué que les forces maliennes avaient enregistré dans leurs rangs « une cinquantaine de morts » et « 48 blessés » lors de ces combats.

Il avait précédemment reconnu que des soldats avaient été faits prisonniers par les combattants rebelles, mais moins que ce que revendiquent ces groupes.

Le MNLA avait indiqué la semaine dernière que 40 soldats maliens avaient été tués, 50 faits blessés et 70 prisonniers depuis le début des hostilités le 17 mai.

Le gouvernement malien et les groupes armés du Nord ont signé le 23 mai un accord de cessez-le-feu à la faveur d’une médiation conduite par le chef de l’Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, présient en exercice de l’Union africaine (UA).

En plus de la cessation des hostilités qui est effective depuis l’accord, ce dernier prévoit « la libération des prisonniers dans les meilleurs délais » et « la mise en place d’une commission internationale d’enquête ».


Nous y reviendrons…