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dimanche 1 juin 2014

Mali: l’ex-ministre de la Défense demande une enquête sur la défaite de l’armée à Kidal

Soumeylou Boubéye Maïga
Soumeylou Boubéye Maïga,
Bamako – L’ex-ministre malien de la Défense, Soumeylou Boubeye Maïga, démissionnaire après la défaite de l’armée malienne le 21 mai face à des groupes rebelles à Kidal (nord-est), berceau des rébellions touareg, a demandé samedi une commission d’enquête parlementaire sur ces évènements.

« Puisque nous avons des députés à l’Assemblée nationale, dès lundi, ils vont saisir les collègues de tous les groupes parlementaires pour mettre en place une commission d’enquête parlementaire au sujet des événements de Kidal », a déclaré l’ex-ministre dans sa première déclaration publique depuis sa démission, le 27 mai, lors d’une réunion de son parti, l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP), qui soutient la majorité présidentielle.

En examinant « toutes les communications, tous les SMS échangés entre les gens (militaires sur le terrain et officiels maliens), on verra bien qui a échangé avec qui, qui a dit quoi, qui a été le dernier à leur parler, qui a continué à leur parler », a dit M. Maïga. Interrogé par l’AFP s’il accusait le Premier ministre malien Moussa Mara d’avoir donné l’ordre d’attaquer les groupes rebelles, M. Maïga a répondu: « il appartient à la commission d’enquête parlementaire de répondre à cette question ».

Soumeylou Boubèye Maïga est une figure de la vie politique du Mali, où il a été chef des services de renseignements, ministre des Affaires étrangères et ministre de la Défense au cours des 20 dernières années. Il avait démissionné le 27 mai après la lourde défaite de l’armée malienne face à des groupes armés rebelles, dont le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg), à Kidal.

Il a été remplacé par un officier à la retraite, Bah N’Daw, un ancien chef d’état-major de l’aviation et ex-chef d’état-major adjoint de la Garde nationale. Avant l’offensive ratée sur Kidal, de premiers affrontements avaient opposé le 17 mai les militaires et ces mêmes groupes armés, lors d’une visite dans la ville du Premier ministre malien Moussa Mara.

Soumeylou Boubèye Maïga avait indiqué le 25 mai que les forces maliennes avaient enregistré « une cinquantaine de morts » et « 48 blessés » lors de ces combats. Le MNLA avait indiqué la semaine dernière que 40 soldats maliens avaient été tués, 50 blessés et 70 faits prisonniers depuis le début des hostilités le 17 mai. Le gouvernement malien et les groupes armés du Nord ont signé un accord de cessez-le-feu le 23 mai.

Crise sécuritaire et politique : Comment Soumeylou Boubèye est tombé

Le PM Moussa Mara,  Soumeylou B Maiga et Karim Keita (G-D)
Le PM Moussa Mara, Soumeylou B Maiga et Karim Keita (G-D)
Depuis le forum des femmes de l’ASMA, avec l’insinuation de l’ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants, sur la mise en place d’une commission parlementaire qui permettrait de faire la lumière sur les évènements de Kidal du 21 mai (répondre aux questions, qui était en contact avec l’armée, qui a donné l’ordre), la crise a sans doute connu un rebondissement ce week-end. Soumeylou Boubèye Maïga a donc décidé de rompre le silence. A cette occasion, le Républicain revient sur certains actes permettant de mieux appréhender ce tournant.
Acte1 :
Le 16 mai, avec la décision du Premier ministre de se rendre à Kidal, les ministres se rendent à Tombouctou. Puis, ils font cap sur Kidal. Malgré la réserve de certains ministres, de Serval, de la MINUSMA, et même des services de sécurité (SE), sur l’opportunité du  voyage, le Premier ministre, Moussa Mara insiste et maintient sa décision. Les ministres font le tour sur Kidal, l’avion ne pouvant atterrir, ils vont se poser à Gao. Et Soumeylou Boubèye est malade, sa tension baisse. Il est évacué sanitaire à Bamako.
Le 17 à Kidal, le 18 à Gao, on connait la suite. Le 18 mai, au soir, Mara est triomphalement accueilli à l’aéroport de  Bamako Senou. A l’accueil, Soumeylou Boubèye Maiga, Karim Kéita et une foule nombreuse, dont le déplacement à l’aéroport aurait été financé par Mara. De l’aéroport, le Premier ministre se rend chez IBK à Sébénikoro, escorté par six motards, au lieu de deux habituels.
Acte2 :
Le 19 mai, Mara et Soumeylou sont à l’Assemblée nationale (Commission défense), pour un débat à huis clos avec les députés. Les élus RPM, qui ne croient pas qu’il était malade, reprochent à Soumeylou Boubèye Maiga, son absence à Kidal. Ils le mettent au pilori en insinuant que cette absence avait d’autres raisons. Mara le défend en disant que c’est lui-même qui l’en avait autorisé.
Acte3 : Kidal le 21 mai :
L’assaut est donné pour reprendre le gouvernorat. Vers midi, les nouvelles sont bonnes, le gouvernorat est repris. Le Président de la République, le Premier ministre et les ministres se congratulent au Conseil des ministres. Le ministre de la Défense rédige un communiqué à son nom : l’opération vise à sécuriser les personnes et les biens. Le site de la Présidence et le ministre de la Communication sur Twitter, annoncent triomphalement la reprise du gouvernorat.
A partir de 14 heures, les mauvaises nouvelles du front arrivent, c’est la consternation, la honte et l’humiliation. Les morts, les blessés, les prisonniers se comptent par dizaines. La déroute de l’armée est connue. Selon plusieurs sources diplomatiques près de 900 soldats maliens se sont réfugiés dans les différentes garnisons de la MINUSMA à Kidal, Ménaka, Andéraboukane, Tessalit, Aguel’hoc. Donc c’est l’humiliation de l’armée, de la nation toute entière. IBK s’enferme à Koulouba, personne n’a accès à lui, la honte est sur tous les visages. Péniblement à 22 heures, le porte-parole du gouvernement lit un communiqué pour dire que le Président de la République « instruit un cessez-le-feu immédiat ».
Acte 4 : L’heure des comptes a sonné
La recherche du bouc émissaire a commencé. Le régime cherche à se décharger sur l’armée. Le Président n’a pas donné l’ordre… l’ordre ne vient du Premier ministre. Le ministre de la Communication est celui qui excelle dans cet exercice. Paris, Bruxelles, New York, France24, RFI, TV5, les colonies maliennes à l’extérieur, pour répandre la vérité officielle à travers les continents. La hiérarchie militaire est indexée, mais dans les allées du pouvoir, le ministre de la Défense aussi.
Acte 5 :
Samedi 25 et dimanche, Soumeylou Boubèye essaie de se défendre. Il « sait » que le RPM veut sa place, mais il se battra. Il est choqué que Mara et Camara indexent la hiérarchie militaire. Il « ne se laissera pas faire », dit-il fermement.
Acte 6 : Mardi 27 à l’Assemblée nationale.
Le président de la Commission de Défense, Karim Kéita invite l’ORTM à envoyer une équipe à la Commission défense, qui doit entendre le ministre de la Défense, sur sa responsabilité dans la débâcle de l’armée à Kidal. Soumeylou Boubèye Maiga arrive confiant à l’Assemblée nationale, après tout, Karim Kéita est son ami. Surprise : c’est le lynchage. Remontés, les députés RPM rendent Soumeylou Boubèye responsable de la défaite militaire, lui rappelle son absence à Kidal le 21 mai lors de la visite de Mara.
Acte 7 : Soumeylou se rend à Koulouba
Le Président l’accueille froidement. Les explications sont rudes. Le ministre de la Défense est invité à rendre sa démission. A 22 heures, l’ORTM annonce le remplacement de Soumeylou Boubèye par Bah N’Daou.
Acte 8 : CICB le samedi 30 mai, forum des femmes de l’ASMA
Soumeylou Boubèye annonce que les trois députés de sa formation vont demander la création d’une commission d’enquêtes parlementaires, pour déterminer qui a donné l’ordre d’attaquer le 21 mai. Il informe les membres de son parti qu’il dispose de preuves téléphoniques et des SMS. Ses services et d’autres services disposent de relevés de communication (téléphones et SMS) prouvant que d’autres étaient en contact avec les militaires au front.
Nous étions déjà dans une grave crise politique. Elle prend d’autres proportions avec ces propos de l’ancien ministre de la Défense.
Conclusion : Soumeylou Boubèye Maiga dit qu’il est prêt à témoigner devant une commission parlementaire. Les représentants du peuple se doivent de mettre en place, de créer cette commission pour déterminer qui, de Mara ou d’IBK était en contact avec les responsables militaires. Qui est responsable de la tragédie, de la débâcle, de l’humiliation ? Car ne l’oublions jamais, au-delà de la responsabilité de Mara, de IBK ou de Soumeylou Boubèye Maiga, il y a eu des centaines de morts, de blessés, de veuves et d’orphelins. La balle est dans le camp d’IBK. Va-t-il se débiner ou s’assumer ?
B. Daou
Kéita Youssouf Z.
SOURCE:   du   2 juin 2014.    

Focus : Les Maliens ont tout compris

Sans doute, avait-on mal compris Ibrahim Boubacar Keïta, lui qui avait promis d’être le sauveur national ; ce messie qui, d’un coup de baguette, allait restaurer « l’honneur et la dignité » des Maliens.

Sans doute, s’était-on un peu vite laissé berner par les nombreux actes de victimisation qu’il n’a cessé de poser pour se faire une place dans les cœurs des Maliens.

Sans doute, a-t-on naïvement cru que dès son arrivée au pouvoir, la question du nord n’allait plus être qu’un mauvais souvenir, que la bonne gouvernance serait la règle de conduite dans un Mali débout, apaisé et réconcilié après le chaos consécutif au coup d’Etat et à l’occupation des régions du nord.

Sans doute, s’était-on emporté un peu vite (à l’intérieur et à l’extérieur) par les discours pompeux d’IBK. Car, effectivement avec le temps, le chef de l’Etat prouve aux Maliens qu’ils se sont lourdement trompés dans leur choix. IBK n’a aucune solution pour le Mali et les Maliens. Que nous a-t-il offert depuis des mois ? Des paroles, là où l’on attend des actes.

Il voyage sans cesse ; il engage le pays dans des dépenses de prestige pour son confort personnel ; il tergiverse dans le processus de négociations avec les groupes armés du nord ; il place parents, amis et affidés dans les rouages de l’Etat ; il stigmatise des Maliens (ceux de l’opposition)…Bref, le chef de l’Etat dit et fait tout le contraire de ce qu’il avait promis aux Maliens. Avec IBK, on est dans une gestion patrimoniale et surtout calamiteuse des affaires de l’Etat. Conséquence : le Mali devient un bateau ivre…

Malgré tout, les princes du jour et leurs affidés tentent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Mais, les Maliens ont finalement tout compris. Ils ont compris que malgré les mensonges d’Etat et les maquillages, Kidal nous échappe. Ils ont compris qu’à la place du Mali, il y  a une famille et un clan qui sont placés au dessus des priorités. Ils ont, enfin, compris qu’ils ont élu un président sur un fâcheux malentendu : une mauvaise interprétation du « Mali D’abord ».
CH Sylla    

Achat de l’avion «Air IBK one» : Aucune opération douteuse

Facturé - taxiCe même journal retrace une fois de plus le circuit de l’achat de l’avion présidentiel malien.

Ainsi donc, des usines Boeing à son acquisition par le Mali, La Lettre du Continent a retracé en exclusivité le parcours du nouvel appareil très controversé d’lbrahim Boubacar Keita.

Au cœur d’un scandale politico-médiatique pour avoir acheté un nouveau Boeing alors que le Mali peine à sortir la tête de l’eau, lbrahim Boubacar Keita «lBK» n’a toutefois engagé aucune opération opaque voire douteuse pour cette acquisition.

Selon le confrère, le Boeing 8-737-700 a été commandé auprès des usines Boeing, à Seattle, le 18 octobre 1998 par Net Jets lnternational, une société américaine basée à Okatie, petite localité de 12 700 habitants en Caroline du Sud, pour environ 40 milliards F CFA (60 millions €). Le 30 juin 2000, il a été acquis par Akira lnvestments Pvt Ltd, un fonds d’investissement enregistré à Maharashtra, en lnde. Livré le 19 décembre 2000, l’appareil a aussitôt été mis en exploitation, d’abord sous le matricule N128 QS puis N164 RJ.

Le bel oiseau de fer a été racheté par I’Etat malien auprès d’Akira lnvestments, le 20 mars, pour un peu plus de 17 milliards F CFA (26 millions €), avec une option «équipements et réaménagement intérieur de standing» évaluée à un peu plus de 2 milliards F CFA (3 millions €), ce qui porte son coût global à près de 20 milliards F CFA (30 millions €).

L’acquisition a été rendue possible grâce à un emprunt auprès de la Banque de développement du Mali (BDM) et un apport en numéraires de l’État. Une fois les travaux de réaménagement et de revêtement intérieur terminés, l’avion devrait rejoindre le tarmac de l‘aéroport international de Bamako-Sénou pour une mise en service prévue le 30 mai, sous l‘immatriculation P4-PRM (Présidence de la République du Mali).

L’aéronef affiche moins de 10 000 heures de vol. Il sera opéré par Jet Magic Ltd, conformément à un contrat de gestion passé entre cette société basée à Sliema, dans les Îles de Malte, et l’Etat malien.

Pour amortir son coût, ‘’Air IBK One» pourra être loué, en périodes creuses, à des hommes d’affaires et des personnalités étrangères ou des artistes de renom. Voici donc une autre preuve qui pourra mettre fin à la polémique quant à l’achat de cet avion qui a suscité tant de commentaires.


Querelle de leadership entre IBK  et Sadio Lamine Sow :
Pour le contrôle de la Grande Loge nationale du Mali
Sadio Lamine Sow, ex-ministre des Affaires étrangè
Sadio Lamine Sow, ex-ministre des Affaires étrangères
Toujours selon ce journal, à la tête de la Grande loge de Roumanie, Radu Comanes a été élu le 18 mai à Bucarest secrétaire exécutif de la Conférence mondiale des Grandes Loges régulières. Soucieux de se rapprocher depuis plusieurs années de ses «frères de lumière» africains, Radu Comanes avait invité plusieurs grands maîtres du continent à ce raout. Mais à l’exception de deux d’entre eux – Clotaire Magloire Coffie, patron de la Grande Loge de Côte d’lvoire (Glci), et Roggy Kossi Paass de la Grande Loge nationale du Togo (Glnt) -, les autres se sont fait représenter par leurs obligés, à I’instar de Jean Lounana pour la Grande Loge du Congo-B, présidée par Denis Sassou Nguesso. Pahon de la Grande Loge du Gabon, Ali Bongo a, pour sa part, dépêché Jean Alevina. Enfin, Pascal Faber et Alain Coeffe représentaient respectivement la Grande Loge nationale de Guinée et la Grande Loge du Burkina. Petit couac: parrain de la Grande Loge nationale malienne, l’lvoirien Clotaire Magloire Coffie n’a pas réussi à imposer, au sein de la «confrérie» des grands maitres à Bucarest, son «poulain» Ibrahim Boubacar Keita. Ce dernier dispute depuis septembre 2013 la présidence de la GLNM à Sadio Lamine Sow
 La Rédaction
SOURCE:   du   2 juin 2014.    

Mary Beth Leonard, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Mali : « Il ne peut y avoir de solution militaire pour un processus qui est fondamentalement politique »

L’Ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Mary Beth Leonard s’est dite « angoissée par les tristes événements » vécus récemment à Kidal. Pour elle cette expérience rappelle qu’il ne peut y avoir de solution militaire pour un processus qui est fondamentalement politique et dont la « résolution nécessite un processus de négociation ».


Le brusque regain de tension à Kidal, occasionné par la visite du Premier ministre sur l’opportunité de la quelle les Maliens sont divisés, loin de régler quelque chose, a au contraire été un vrai gâchis pour le Mali et les partenaires qui se sont mis au chevet de notre pays effondré. C’est peu de dire que nous sommes loin du décompte final du marasme dans lequel la visite improvisée du Premier ministre Moussa Mara, nous a plongé le Mali, et des conséquences néfastes de la guerre qui a torpillé le processus de paix.


Face à ce recul sur les motivations duquel, aucune explication convaincante n’est disponible, des Maliens du Mali et de l’extérieur se plaignent sans cesse de l’orgueil mal placé de certains gouvernants, dont des actes depuis leur arrivée au pouvoir, s’inscrivent dans une logique de solution militaire pour résoudre la question du nord (lire Le Républicain du 19 mai 2014: « IBK ne négocie pas avec les groupes armés/Pourparlers piégés/Mara au nord déclare la guerre/Recul du processus de paix, ainsi que l’éditorial de la même date), avec une volonté affichée de jeter dans la poubelle de l’histoire, un accord préliminaire signé avec l’implication de la communauté internationale, de tous les partenaires du Mali et des parties au conflit inter-malien.


En outre, les partenaires du Mali n’ont que faire d’une guerre au nord du Mali, et l’accord préliminaire du 18 juin de Ouagadougou, est l’expression de la volonté de toute la communauté internationale, de résoudre la crise malienne par le dialogue. Une volonté réitérée par l’Ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Mme Mary Beth Leonard qui est intraitable sur la question du processus de réconciliation au Mali.



Le 30 mai, à l’Ambassade des Etats-Unis à Bamako, lors du lancement officiel de la mise en œuvre de quatorze projets destinés à contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire à travers le Mali, l’Ambassadeur Mary Beth Leonard, répondant aux questions des journalistes, s’est dite « angoissée par les tristes évènements qu’on a vus récemment à Kidal », tout en présentant ses « condoléances à ceux qui ont perdu des gens ».


Pour l’Ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Mary Beth Leonard, « cette expérience nous rappelle deux choses : c’est qu’il ne peut y avoir de solution militaire pour un processus qui est fondamentalement politique ; il ne peut y avoir une résolution instantanée pour quelque chose qui nécessite un processus de négociation ». Elle a tenu à« féliciter et remercier, le président Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie et Berth Koenders, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies au Mali, pour le cessez-le feu qu’ils ont accompli ». C’est une occasion pour un nouveau départ de ce processus de négociation pour permettre la normalisation de la vie de tous les Maliens, a ajouté l’Ambassadeur.


Le programme « Vivres Pour le Progrès » signé entre le département d’Agriculture des Etats-Unis (USDA) et le ministère des Affaires étrangères du Mali en 2006, de près de 200 millions de FCFA avait été suspendu suite aux évènements de 2012. Le fait de le reprendre dépend de la normalisation des relations entre les Etats-Unis et le Mali, d’une part, et celle de la vie au Mali d’autre part. Raison pour laquelle ce programme reprend dans toutes les régions du Mali à l’exception de Kidal qui a désespérément replongé dans la turbulence.
B. Daou 
SOURCE:   du   2 juin 2014.